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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.

19 Apr

La Paix, Savoir & Réparer : l'enjeu Colombien

Publié par @line  - Catégories :  #Colombienneries

Les partis de gauche se sont regroupés en vaste front commun même si, l'EPL parti populaire de libération né en 1964 comme les FARC, par exemple ont bien des divergences.
Les FARCS porte toujours la revendication de la restitution des terres agricoles aux paysans, assassinés, déplacés, disparus, forcés à l'engagement, des familles menacées...

La répression en Colombie a toujours été la réponse choisie face aux mouvements sociaux au dépends de la négociation. Les USA associé à l'état ont contribué a créer cette situation qui dure depuis plus de 50 ans dans le but d'affaiblir et de circonscrire l'influence communiste.
1967 grève civique dans le pays... on y voit les para miliaires gagner en influence sur le territoire et faire la sale besogne que les militaires ne peuvent afficher faire.

Or, ce sont des tribunaux militaires qui jugent la population civile, criminalisent la protestation sociale... au moment même où naît le mouvement Hippie aux USA.
Les terres confisquées attribuées aux militaires et milices, à leurs familles seront elles restituées? Ici commence la revendication d'un nouveau cadastre.
Car c'est ainsi que dans les années 80 la coca fut plantée dans ces zones d'où les paysans s'étaient enfuis (ou furent déplacés) avec l'appui de gouvernements corrompus qui favorisèrent l'émergence et le développement des cartels.

Aujourd'hui, le FARC est étêté. Il représente malgré sa perte d'influence et de sympathie même dans le sud (où il reste très présent) celui qui continue à défendre les intérêts paysans, à exiger que la terre soit restituée.
C'est ce qui a commencé à se mettre en place dans les négociations actuelles avec le gouvernement dans le processus de paix.
Néanmoins, sans leaders majeurs aucune des parties n'a intérêt à ce que les FARCS sombrent par désespoir dans des milices incontrôlables, dans des actions de banditisme sans objectif moral, politique ou social. D'où une forme d'urgence et d' opiniâtreté affichée par ce gouvernement de droite à activer les négociations de paix.

Cependant, si les FARCS veulent bien répondre de leurs actes devant les tribunaux et cours internationales ils ne veulent pas être les seuls. Ils exigent que les militaires - et les para militaires dont ils font encore usage- et l'État ne s'émancipent pas de cette obligation, avec non seulement la reconnaissance des exactions, mais aussi... la réparation.
Et là, sur ces mots qui font sens, donnent une profondeur à la douleur d'un peuple, la difficulté d'aboutir dans des négociations se ressent et se vit journellement sur un fond de violence toujours présent.
Les leaders de gauches continuent à se faire assassiner. Les manifestations et résistances publiques sont permanentes pour qui sait regarder les murs... où certes il y a les graffitis urbains dénonciateurs, mais aussi les avis de recherche scotchés sur format A4 de jeunes gens.

Beaucoup d'impunité, d'énormes résistances au génocide patriotique des années 80. Aujourd'hui l'état tente de s'absoudre et de se séparer des narco trafiquants, alors que tout le monde sait que la puissance publique a déjà vendu toute son économie aux grands trusts internationaux derrière lesquels sont organisés et abrités les narco trafiquants selon les principes de la mondialisation. Point n'est besoin pour eux désormais d'être physiquement en Colombie pour agir sur ce territoire d'Amérique latine coordonnés à d'autres.

Car les appétits économiques des puissances étrangères font de la Colombie un territoire d'enjeux multiples. Ce pays détient d'énormes ressources naturelles dont de vastes bassins miniers actuellement exploités à ciel ouvert et sur des territoire au nord contrôlés par les para militaires.

La Paix, Savoir & Réparer. Une aspiration forte dont le chemin de négociations demeure un parcours sanglant.

(Suite de l'article en cliquant ici.)

La Paix, Savoir & Réparer : l'enjeu Colombien
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Dominique 01/05/2015 08:49

c'est là bas comme partout, malheureusement. Les grandes firmes ont pris le pouvoir
Bises

@line 02/05/2015 06:01

La responsabilié est étatique. Cela donne à réfléchir pour nous aussi. Sais tu qu'il n'y a pas de possibilité d'acheter des timbres colombiens? Le service de poste n'existe plus! Mais DHL ou d'autres services privés, sont implantés. Voilà ce qui nous guette : plus de services publics!

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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.