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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.

12 Jan

De Bangkok à Manille, de taxi en taxis

Publié par @line  - Catégories :  #THAÏLANDAISERIES

De Bangkok à Manille, de taxi en taxis
De Bangkok à Manille, de taxi en taxis

Malgré le trafic, à Bangkok jour et nuit se déplacer reste aisé et sécure. La flotte de taxis dont disposent les habitants est impressionnante. Si l'on ajoute à cela le coût modique au confort de l'habitacle en air conditionné en pleine, on en viendra vite à considérer les temps de trajets comme des temps de relaxation en pleine chaleur!
La conduite très professionnelle et le dépôt à l'endroit précis demandé... fait que l'on peut se relaxer en confiance, somnoler, ou laisser son regard flotter sur la ville qui défile dans une douce tranquillité.
Je n'ai pas constaté vraiment d'arnaques, de celles qui mettent les touristes sur leur garde.
Bien qu'aux abords du palais ou du MBK (le super centre commercial qui affole le porte monnaie des touristes) quelques chauffeurs de taxis avides de gains rendus faciles par des touristes inconséquents tentent leur chance... Ils vous assènent un forfait d'au moins trois fois le prix de votre course supposée, refusent de mettre en route le compteur...

Il suffirait que tous choisissent de poliment re- descendre du véhicule pour prendre celui qui ne manquera pas d'arriver sous 2 minutes -avec un comportement correct et qui, à votre demande, immédiatement actionnera son compteur. Pour réduire le nombre de ces pratiques abusives encore faut il que les gogos ne cèdent pas !

Pour améliorer la qualité de service à l'usage de ce moyen de transport si populaire, la ville a mis en place une application accessible sur le Net -ou via un Smartphone. Vous photographiez la plaque d'immatriculation ou le matricule jaune à l'intérieur du véhicule et vous envoyez l'image accompagnée de quelques mots en anglais precisant votre réclamation. Elle sera directement traité par les services concernés.

Je n'ai personnellement pas eu d'occasion de tester ce service et j'en suis contente.

Autres precisions utiles : ainsi qu'il est d'usage, la prise en charge est de 35 bahts (40 pesos à Manille). "Highway?" vous demandera le conducteur aussitôt. Si vous acquiescez (ce qui est préférable) cela signifie que vous acceptez de régler le supplément occasionné par cet itinéraire plus rapide notamment aux denses heures de circulation.
La question peut surprendre le touriste non prévenu des usages. Tout semble proche à. Vue d'oeil à
Bangkok. On pense arriver vite car "à vue d'oeil" on repère tel ou tel building du quartier où l'on veut se rendre. Pourtant on constatera que nombreuses sont les circonvolutions avant enfin d'arriver!

Le péage d'autoroute est de 50 bahts pour un tronçon de route (à peine plus d'un euro) et 30 de plus pour un second notamment si vous vous rendez à l'aéroport international.
La course depuis Sathorn avec 20 bahts de pourboire revient ainsi à 400 bahts si vous l'avez hélé dans la rue. Commandé à la descente d'avion (petite pancarte à votre nom tel un VIP) cette même course vous reviendra à 700 bahts tout compris.

Ces petites notes pratiques écrites dans le taxi alors que je m'apprête à quitter BKK sont complétées à mon arrivée à Manille. Je peux déjà dire que c'est moins décontracté. Déjà la desserte aéroportuaire est quasi nulle : en transports en communs et avec peu de taxis. Il paraîtrait que certains chauffeurs s'adonnent au traffic de compteur, et là descendre n'est pas forcément la meilleure solution compte tenu du manque de taxis!
Je suis montée aux départ, j'ai repéré un taxi jaune et je suis montée à l'arrache dedans avec mon sac à dos malgré la protestation du conducteur qui a priori n'avait pas le droit de me charger là, et craignait le policier juste à côté. Je me suis répandue en excuses en m'installant et j'ai ordonné la mise en route du compteur. Comme le policier n'a pas stoppé mon chauffeur, celui ci s'est exécuté. A mi chemin je vois mon taxi qui s'arrête dans une station d'essence. Il descend en courant après m'avoir dit quelque chose en anglais. Deux minutes après, il revient et je comprend qu'il vient de faire une pause de confort ultra rapide... Il faudra une heure pour arriver au Wanderers Guest House, à Malate, le quartier routard. Les bars, les restaurants, les casinos, les baraques à bouffe, les filles qui aguichent le chaland. L'ambiance est chaude.
Il me tarde d'arriver.
Le vol avec, Philippines Air Line (souvenez vous, la Compagnie qui sait nager en toutes circonstances!) était correct, sans plus. Le repas -épicé- plus que moyen... a réactivé ma tourista des deux derniers jours à BKK.

J'ai RV avec Christophe (pas celui qui crie Aline) qui a dû arriver le matin de Paris ; nous nous sommes rencontrés voilà 7ans au Laos. Nous avions sympathisé suite à l'opportunité que nous avions eu de partager quelques trajets, repas et pots sans le programmer vraiment sur une huitaine de jours. Ceci, en remontant puis en re-descendant la Nam-Ou sur des barques à fond plat. Le soir, dans les villages isolés des routes et du monde, nous discutions littérature en buvant des coups. (lui surtout!)
Nous nous sommes revus quatre ou cinq fois depuis... car ce vrai routard, chimiste de son état habite non loin de Lyon. Avec ce célibataire endurci nous avions projeté ensemble voilà deux ans un séjour à Madagascar - que Christophe connaissait déjà - or, le climat anti-français juste avant les élections deux fois repoussées m'avait effrayée ; je l'avais convaincu d'annuler 3 semaines avant le départ.
Il ne me l'a jamais pardonné.
Lui qui avait transgressé sa règle d'or pour m'adjoindre à l'un de ses deux voyages annuels est retourné à ses routines.
Et là, qu'après échange de quelques mails ces dernières semaines, il s'avère que nous avions une plage temps commune sur cette destination choisie sans le savoir par chacun d'entre nous.
Nous nous sommes ajustés. Et nous voici à Manille et bientôt à Palawan pour 15 jours... indépendants et ensemble tout à la fois.

Comme toujours, lui "connaît déjà" et revient après quatre années pour la seconde fois.

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