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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.

26 Jan

Une journée à rien faire, Sabang le paradis tranquille

Publié par @line  - Catégories :  #Philippineries

Une journée à rien faire, Sabang le paradis tranquille
Une journée à rien faire, Sabang le paradis tranquille
Une journée à rien faire, Sabang le paradis tranquille
Une journée à rien faire, Sabang le paradis tranquille

Installée à Sabang. Sur la plage. Un cabanon, une paillote. Et encore une journée à rien faire ou presque...

La bise légère venue de la mer à 50 mètres m'a permis de passer une bonne nuit... Levée tôt, juste après le qiqong sur le balcon je décide après le copieux déjeuner philippin (demi poisson frit, riz, oeuf au plat, banane et boisson chaude) d'aller faire une petite marche en direction de la forêt qui mène à la rivière souterraine. Et comme il fait déjà fort chaud, je préviens Christophe qui a l'intention d'aller au bout de cette promenade en forêt qu'étant ni équipée pour marcher ni bien courageuse je ne ferai qu'un bout de chemin avec lui et que je reviendrai sur mes pas aussitôt que j'en aurai assez!

Il a fait cette promenade voilà huit ans... mais voilà tout change : à peine arrivés en bout de chemin nous pénétrons dans un espace qui a depuis été privatisé.

Deux stands tenus par des philippins nonchalants propose la promenade par voie de mer ou guidée, à pied. Poliment nous déclinons l'offre, empruntons la passerelle pour passer le bras de rivière qui se jette dans la mer, persuadés de l'existence d'une option gratuite autonome.

Que nenni. Un droit d'emprunt du sentier de 200 pesos est exigé ; dans la cabane perchée où sont installées trois femmes qui font brûler des écorces et coques de fruits (pour éloigner les moustiques ou les esprits? Ou nous? Nous sommes dans une zone tribale...) elles nous préviennent qu'il faudra une fois arrivés à la rivière re payer un droit d'accès distinct, de 150 pesos... On craque!
Les sommes sont modestes. Cependant je suis agacée par l'idée que "se promener" soit devenu payant. Christophe renonce aussi en fustigeant.

Nous rebroussons chemin et nous dirigeons vers le bord de mer des fois qu'un passage soit possible... là, ce sont les rochers glissants, escarpés et dénudés partiellement à marée basse qui semblent bien dangereux. Nous revenons sur nos pas.

Christophe décide d'aller marcher coté montagne, voir les villages en arrière pays, les tribus, et moi, de stopper dire bonjour à Jean Christian le seul visage pâle du Jeepney avec qui nous avions fait route depuis Puerto Princesa, lui assis en centre du véhicule, nous à l'arrière.
Le rabatteur lui avait mis le grappin dessus la veille pour le loger chez lui : l'ultime village bungalows en bout de plage.
Or nous avions trouvé mieux... et surtout plus sain : le monsieur tous les soirs proposait à ses clients ramassés à l'arrivée en ville, de se bitturer la gueule d'un ou deux litres d'alcool et de fournir des filles... Jean Christian me raconte cela écœuré en m'expliquant qu'il a dû se montrer ferme pour, la veille au soir, décliner l'offre de sauterie lorsqu'il est rentré de dîner et qu'il a trouvé vraiment torché ce proprio-rabatteur avec deux allemands ventrus riants et parlant fort en compagnie de deux femmes elles aussi bien éméchées.
Triste réalité.


Christophe m'avait raconté lui, le soir de nos retrouvailles au Wanderers de Manille, qu'il avait partagé le taxi pour le quartier de Malate avec deux ploucs. Il leur proposait de se retrouver boire une bière dans la soirée et eux, pas du tout intéressés par autre chose que de débuter au plus vite leurs réjouissances: faire la tournée des bars et discothèques durant 15 jours et se taper une ou plusieurs filles chaque soir.

L'un des deux, " l'édenté " comme le nomme Christophe lui aurait dit "qu'il était bien sympa, mais qu'il venait là depuis 12 ans et qu'il ne voulait pas en perdre miette!!!".

Revenons à Sabang. Sur cette île de Palawan, ce fut la plage la plus tranquille qu'il soit, où peu de touristes stoppent car tous vont dans des endroits plus agités.... Je l'ai trouvée exquise. Sans rabatteurs qui vous harcèle comme à El Nido toutes les 5' pour acheter des souvenirs... De l'ombre sur la plage, des hamacs, une mer archi propre, une tranquillité absolue. Moi, mes livres, un plongeon pour se détendre, une bonne bouffe au Lodge sur commande le soir en refaisant le monde avec mes deux hommes de cette étape. Bah, de quoi se plaint on?

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