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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.

28 Aug

Pédaler pour mériter le Werbellinsee...

Publié par @line  - Catégories :  #ALLEMANERIES

Pédaler pour mériter le Werbellinsee...
Pédaler pour mériter le Werbellinsee...
Pédaler pour mériter le Werbellinsee...
Pédaler pour mériter le Werbellinsee...

Beaucoup d'entre vous le savent...j'aime les défis. Cependant je connais bien mes limites. Et là, j'avoue que bien malgré moi je les ai franchi. Faire du vélo à Paris ou ailleurs se résume à 20 minutes sur du plat et ça tombe bien, car l'usage du Vélib' correspond à cette durée moyenne approximative. Je m'y conforme sans souci.

Berlin est par excellence la ville des vélos. Le cycliste circule sur des pistes magnifiquement entretenues à la signalisation parfaite sous l'oeil bienveillant des automobilistes.

Se rendre en gare et prendre un train est un jeu d'enfant : les ascenseurs en nombre prévus à cet usage simplifient la vie. Une priorité est donnée sur au moins deux rames signalées par d'immenses dessins de vélos pour le bonheur des cyclistes.

En un peu plus d'une heure nous voici rendus à Britz. Oui, car il n'y a pas que les touristes sui se trompent de train... !!!

Sur mon Google map je me suis rassurée en voyant qu'il d'agit de pédaler sur une distance d'environ 8 km. Cependant il fait 34° et nous abordons les heures les plus chaudes de la journée. Reste à confirmer que l'approche du lac sera en terrain plat... et bien que cela m'inquiète un peu je joue la stoïque. Je ne veux surtout ralentir personne aussi ai je pris le soin de choisir mon vélo à vitesses bien à ma taille. La selle un peu dure me remémore ma dernière sortie à cheval... j'avais mis huit jours à m'en remettre avec une marche peu élégante!

Et nous voilà partis sur les chemins, les maisons de construction est-allemandes et les champs paille défilent sous nos coups hardis de pédaliers... Au loin les forêts qui nous promettent fraîcheur et ombre. Coeur à la pointe des pieds je pédale... Je pédale!

Premier stop au milieu de nulle part un hameau empli de réfugiés. Nous croisons le responsable qui nous explique qu'il s'agit de les occuper. Aujourd'hui ils ont cuisiné des genres de Piroskis fourrés avec plein de bonnes choses - j'en goûte de délicieux- qu'ils vont vendre sur les marchés voisins dit il tout en désignant les grandes corbeilles que voilà... Demain tournoi de foot, hier cours d'allemand... à chaque jour une proposition... cependant, après, rajoute- t- il, ici il n'y a pas de travail !

Nous remplissons nos gourdes déjà vides d'eau fraîche et enfourchons nos vélos.

Là, je commence à souffrir. Aurélie annonce qu'elle ne trouve pas " le racourci " et que la route à prendre nous fera atteindre le lac dans un peu plus de 8 km. Les bonnes nouvelles s'agrègent comme par atavisme, dès la sortie de village les côtes s'enchaînent. Arrive le moment où je les enchaîne en me poussant à côté du vélo! Carrie en tête préfère éviter l'escargot que je suis, tandis que Carstens et Aurélie admirables compagnons me tiennent compagnie à 2 à l'heure!

De nombreux stop s'enchaînent. Je souffre, mes muscles se tétanisent.

Rassurez vous, au bout de trois heures et d'environ 13km nous n'avons pas boudé notre plaisir dans les eaux glacées du lac. Effondrée j'ai dormi!

Un arbre, deux hamacs, nos sushis, des bières, chacun un bon bouquin... jusqu'au coucher du soleil nous avons savouré cet havre de paix où quelques nudistes, et quelques bateaux mouillaient. Loin des plages familiales emplies de babillage et de bébés bus, des glaciers et vendeurs de saucisses...

Nous croisons de drôles de gens en bordure de lac : une mariée superbe qui marche toute seule. ..et cinq bonnes minutes après un gars en costume cravate défaite cheveux gomminés- le marié? - flanqué d'un acolyte débraillé... Un couple baigne ses jumeaux nourissons puis les rhabille ; madame laisse les deux bébés à monsieur, fait un court plongeons et les voilà qui disparaissent sans un bruit... Nous ne les avions déjà pas vu arriver qu'ils étaient déjà répartis!

Un groupe étrangement habillés pour une journée chaude, couverts de la tête aux pieds -pas du tout en burkinis- mais plutôt pour des jeux de rôles...

Et le retour dites vous ?

Bein en fait mes débrouillards amis ont trouvé un bus qui charge les vélos et nous dépose en gare... De là, retour Berlin...tard, très tard.

Sur la terrasse d'Aurélie et Carsten avec un bon verre de Dornfelder ( vin rouge léger absolument délicieux) et un plat de pâtes aux légumes -préparé avec soin par la maîtresse de maison- nous rigolons de cette journée joyeuse si imprévue.

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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.