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Il semblerait qu'aucun pays democratique n'ait eleve a un tel pinacle de raffinement la quintuplication des procedures et le lent cheminement des retards.

Que serait la societe !ndienne sans cette organisation bureaucratique ou chaque chose a sa place, prend son temps et doit subir le processus rituel du passage par un certain nombre de mains, chacune ayant une fonction allouee a remplir dans cette chaine sans fin... Chaque acte officel comporte au bas mot cinq etapes de plus que n'importe ou ailleurs exigeant cinq fois plus de gens pour le remplir. Chemin faisant il garde en fonction cinq equipe de chomeurs potentiels de plus...

Nous sommes nous dit! 1 milliard d'indiens ici tout de meme ! Sacree !ndianeries !

Nous avons experimente ainsi, la pharmacie, la prise de billets de bus ou de train, voire d'avion, l'achat en boutique, la banque pour realiser une operation de change...

par @line & Jean-Luc publié dans : !NDIANERIES
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2eme partie (voir hier l'aventure qui eut lieu au Rajasthan et dont notre 3eme petit cochon fut le heros)

Notre petit cochon aime les arts. Pas les lezards. Surtout pas.  Mais en voila un qui eut l'impudence de vouloir visiter sa chambre. Il avait choisi comme le plafond. L'angle de vue etant plus large... et aussi, parce que la couleur de sa peau se fondait a merveille en celle du Tadelac blanc.

Il pensait meme, pouvoir s'offrir un petit son et lumiere exotique, puis, passer la nuit a observer les moeurs de notre ami-cochon d'!nde, ne soupconnant pas la profondeur de sa phobie. Car, mine de rien, avant de fermer l'oeil notre cochon inspecte sa demeure :

les portes et fenetres, sous le lit, sur les murs, et pour conclure avant de fermer ses yeux, observe le plafond. Or, voila. Horreur ! Ses pupilles se durcissent puis se figent... sur la bete interdite.

Elle voit le petit cochon torse nu, meme pas en dhoti, bondir attraper un linge et dechaine un vent epouvantable l'obligeant a se diriger vers la fenetre. Apercevant une fissure, l'animal s'ý loge ajournánt l'éffet de la proposition ventee.

Incredule, desarconne par tant d'audace a lui resister, notre cochon d'!nde d'un naturel pacifique, cherche deseperement comment venir a bout de l'íntrus ; il scrute les murs de sa chambre esperant y trouver le moyen de deloger radicalement l'effronte... Quand soudain, il voit un bouclier et deux sabres accroches !

Ils feront l'affaire, se dit-il, en degainant l'ún des sabres.

Effraye, le lezard s'enfuit epouvante par tant de haine...

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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1ere partie (demain une autre aventure qui eut lieu au Rajasthan et dont notre 3eme petit cochon est le heros)

C'est l'histoire d'un petit cochon qui arrive en !nde. Il trouve des ses premiers pas le pays si joli, les gens si gentils, leurs yeux profonds, qu'il gratifie de ses plus beaux sourires tous les loups pourvus de dents etincelantes entre leurs levres pourpres, et  qui s'adressent a lui mielleusement...

L'un deux, lui propose d'acquerir une peinture miniature realisee tout en finesse sur un socle a base (lui explique-t-il) d'un savant melange d'os de chameau et de plastique, imitant l'ivoire, desormais interdit.

Et c'est la plus belle piece qui retint l'attention de notre petit cochon d'!nde; notre loup lui explique qu'elle est l'oeuvre de son pere, artiste comme lui, et qui lui a tout enseigne, bien avant quíl ne soit frappe de cessite. D'aílleurs, ajoute-t-il, le produit integral de la vente de ses dernieres oeuvres, lui est integralement verse afin de mieux vivre, vu son grand age...

Notre cochon touche par cette valeur ajoutee a l'oeuvre meconnue, demande conseil a son amie, a peine plus documentee que lui sur la question, mais tout aussi sensible au charme du loup aux oreilles etincellantes de rubis... ce qui au passage facha le troisieme petit cochon qui avait ecoute l'argument de vente du loup et avait aussitot rencherit en guise de mise en garde :

"demandez-lui donc, ou et quand la maison qui abrite son pere a-t-elle brule ? A moins qu 'un grand vent ne l'ait souffle ?" ajouta-t-il railleur, agace par la candeur de ses copains de cochons... qui le chasserent, ne faisant aucun cas de ses moqueries.

Mais, faut-il le dire, ces-cochons la, sont des fanas d'arts plastiques !

Et ils firent chauffer leur carte... plastique, evidement !

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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Alors que nous visitions les temples hindouistes Hoysala des environs de Badami (Karnataka), notre chauffeur s'evertuait a nous vanter par de vains efforts la liste des boutiques et fabriques ou il lui serait facile de nous conduire... sur le chemin. Comprenant dans un moment d'ampathie fugace l'interret de Jean-Luc pour la photo, il se souvient qu'il a un ami photographe et nous propose de nous arreter dans son village, a Pattadkall, ce que nous acceptons.

Cette rencontre inattendue avec un jeune homme autodidacte nous ravis mutuellement. B.C Marigoudar fait de la photo avec son frere, plus age que lui et a qui le "Shri Basaveshawar photo art studio" appartient.

Voici le portrait du jeune photographe dans son studio et voyez son labo.

Cet article complete la serie des petits temoignages sur des hommes et leur metier contenus deja dans notre malle pour cette periode avant JM :

les photographes d'Aurangabad, les electriciens a Hampi, les lavandieres de Badami et des Backwatters, les serveurs cafes des salons "!ndian Coffee", les archeologues-restaurateurs de grottes d'Ellora et d"Ajanta, les vendeurs de Pan,  les vedettes de films Bollywoodiens, les coureurs de courses de Buffalo de Mukli, les instructeurs de Kalaripayat de Chavakad, masseur ayurvedique, cueilleuses de the de Mounar... dont les liens vous permettent de voir ou revoir les images. Pour revoir les articles en remontant vers notre arrivee en !nde, cliquez sur la Malle de l'!nde et sur !ndianeries...

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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Un apres-midi bien moite comme je les execre, Rajeev nous propose d'assister a une representation theatrale de koodyattam a Iringalakuda... La perspective de prendre la route, de respirer pendant 30km en quittant Trishur vers le sud, n'offre qu'un repit ephemere a ma soufrance mais je l'accepte dans l'espoir qu'elle puisse etre noyee dans un bain culturel sans precedent.

Cette representation proche du Kathakali celebre, narre la vie des dieux en un recit epique adapte du Ramayana et du Mahabaratta.

Les themes classiques abordes (vice/vertu, faiblesse/courage, pauvrete/richesse, guerre/paix, terre/cosmos) sont narres par les chanteurs et musiciens alors que les acteurs aux lourds costumes relativement statiques 3h durant (3 soirs a la suite pour la piece complete) realisent des mimiques et des gestes exprimant toutes les actions, emotions et pensees des heros de l'aventure.

Cette manifestation culturelle resultait d'un partenariat entre communaute chretienne !ndienne et  d'une troupe suedoise qui nous offrit ce soir la, la possibilite de cumuler les plaisirs en assistant en premiere partie de soiree a un conte theatral suedois (ennonce en Anglais).

Ces deux moments  agreables ont ete a peine arroses par un brusque orage qui n'eut pas le loisir de nous rafraichir pour de bon.

Pour ma part, bien que je fusse copieusement tartinee d'odomos (creme anti-moustiques locale) je fis l'experience avec amertume de leur fureur de vivre : aucun de mes vetements ne me servit de rempart face a leur feroce appetit !

Jean-Luc quant a lui, epargne par un sang plus noble qui certainement doit couler en ses veines fut asphixie par la fumee sensee estourbir -ou faire fuir?- les teigneux insectes.

photo 1 @line- photo 2 JLD

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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Nos trois petits cochons (ici leur arrivee a Bundi) se separent...

Derniers moments a Delhi, dernier repas, dernier taxi...  Coeur serre au retour de l'aeroport. Aura-t-il eu ce mets royal !ndien dans l'avion du retour ?

Idli : trois grosses boulettes tendres realisees a base de farine de riz, a tremper dans la sauce blanche composee de coco et de lait ou / et dans la sauce piquante bien pimentee a base de tomates...

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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Cette brève histoire n'est pas exclusive a l'!nde. Elle pourrait se passer aussi dans de multiples lieux de la planète malheureusement. Témoins de la précarité de la situation des enfants dans le monde, nous vous la livrons, le coeur lourd. Aucun voyage n'est idyllique. Hormis pour ceux qui choisissent de ne point voir... Celle- ci s'est déroulée au Rajasthan, état très prisé par le tourisme international ainsi que nous l'avons déjà dit.

Notre photographe se promène seul comme chaque jour entre 16h et 17h, traquant les derniers beaux rayons de lumières en bordure de lac, lac  éloigné des chemins et artères principales du village petit Bundi.

Comme a l'accoutumée, notre photographe se fait repèrer. Un garcon, hèle ses copains et voilà aussitôt formé un petit attroupement autour de Jean-Luc.

Débutent les questions rituelles. Ensuite la demande à être photographié. Puis vient le harcellement pour obtenir quelques roupies.

D'un naturel calme et serein en compagnie des enfants, notre photographe sait se faire respecter sans se départir de sa douceur. Avec fermeté, d'ordinaire, il lui suffit de faire comprendre qu'il travaille.

Or voilà que quelques uns de ces minos d'environ dix ans devenus aggréssifs adoptent des attitudes sexuelles évidentes en exigeant 10 roupies !

Jean-Luc outre hausse le ton, se montre menaçant, fait remonter les braguettes et les chasse.

Ecoeuré, il nous retrouve et nous raconte cette mésaventure. Ebahis, nous dissertons un moment sur la pauvreté, le sens de l'emprise de la religion telle que nous la voyons ici et ailleurs, celle appliquée doctement aux masses, de la régrèssion d'une spiritualité véritable, de la diminution de l'influence des valeurs humanistes au détriment de l'intégrité et de l'altèrité de la personne...

De grandes pensées, nous direz-vous amis lecteurs... Peut-être.

Bundi c'est une toute petite ville. Encore un peu à l'écart du grand tourisme au Rajasthan. L'afflu de devises en pays de pauvreté engendre un cortège de corruptions et bien des perversions auxquelles cette ville-ci n'a pas échappé.

Triste réalité, dont notre malle ne s'enorgueillit pas.

Photo de JLD

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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Riches, ils se joutaient  en faisant faconner la plus belle des maisons peintes a l'exterieur et a l'interieur... C'etait le temps des marchands, celui des caravanes, de la route de la soie et du sel. Il fallait disposer de gardes pour proteger les valeurs que renfermaient ces logis. Ces familles vivaient toutes du negoce avec l'Asie Centrale et la Chine (argent, soie, opium, epices... ).

Les habitants se lavaient dans l'enceinte de la maison dans la cour interieure ; l'eau du bain recuperee servait a nettoyer les vetements, puis les sols, enfin, elle permettait l'arrosage des arbres.

Les hauteurs de marches tres disparates (10, 35, 40, 50cm) m'ont fait fustiger lors des visites... (du genre "decidement ici on n'a jamais pense aux nains...")

Ce n'est qu'a Jaisalmer que la raison mysterieuse de ces eprouvantes ascensions nous fut donnee : les Havelis (replacons-nous entre le 15e et le 19e) n'etant point eclaires la nuit, les gardes tout comme leurs maitres ne manquaient pas de s'endormir.

C'est le moment que choisissaient les bandits pour attaquer les lieux. Il fallait donc pouvoir les desarconner des leur montee vers les etages superieurs du Haveli. Dans l'obscurite, si vous n'y voyez rien, il est naturel de tenter de regler son pas aux premieres marches avant d'accelerer... et c'est la, que les voleurs confiants  trebuchaient ou tombaient, en jurant -on peut le supposer- sur les suivantes dans leur precipitation... et en reveillant toute la maisonnee. qui pouvait leur tomber dessus a bras raccourcis !

Belle defense passive, non ?

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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