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L'Orissa est l'un etat les plus pauvres de l'!nde. Peu touristique et disposant de peu infrastructures d'accueil. Frappe regulierement par des catastrophes naturelles : en 1999, 50 000 morts (chiffre officieux qui dement les 20 000 annonces) suite a un cyclone devastateur, et des periodes de secheresses qui alternent avec d'autres ou les innondations detruisent toutes les cultures agricoles sur des kilometres a l'interieurs des terres laissant celle-ci si saline que rien n'y repousse avant longtemps !

Pour nos amis lecteurs qui veulent consulter la carte, elle est situee sur la cote nord-est de l'!nde sur le golf du Bengale (au dessous de Calcuta ). Ses centres d'interrets sont cependant assez nombreux pour que les touristes qui recherchent un peu d'autenticite soient a l'avenir plus nombreux...

Deux magnifiques parcs nationaux (Similipal, et Badrama) au nord du pays, le celebre temple du soleil a Konnark truffe de plus geantes sculptures erotiques, les plus belles que nous ayons vues (si si, cette fois c'est encore plus vrai qu'avant ...), et non loin, Puri l'une des quatres villes saintes des hindouistes, avec son village de pecheurs... Rajoutez a cela au sud du pays autour de Jeypur les tribus, et il y a de quoi passer  a minima trois semaines dans ce pays, pour peu que l'on veuille visiter la capitale, Bhubaneswar, ses musees, faire quelques villages d'artistes artisans ou venir en decembre au festival de danse classique !ndienne (1er WE a Konnark).

Le pays est riche en mineraux, son minerai de fer notamment s'exporte ; essentiellement agricole, le paysage est donc tres rural et la jungle presente presque partout. Les montagnes au sud du pays (les plus hauts sommets culminent a 1700m) offrent un climat des plus agreable, surtout en cette periode-ci ou l'humidite en bord de mer est insoutenable. Malheureusement la deforestation ici comme dans le reste de l'!nde se fait cruellement sentir, ce qui rarefie de plus en plus de nombreuses especes animales, dont les merveilleux oiseaux qui ravissent et charmes nos oreilles des le lever du jour, meme en ville.

Ci dessus, sur la route des tribus, l'un des beaux paysages ou la riviere est totalement polluee par des plantes -belles- mais qui l'asphixie... d'ailleurs, on ne la voit plus ! 

Merci a notre ami Bhibhouti, mari d'Aparna qui est natif de ce pays et qui nous a divinement conseille.

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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Pourquoi ce silence depuis l'article du 23 mars ?

Amis lecteurs, si vous n'etes pas abonnes a notre news letter, vous ne savez donc pas que nous sommes partis vagabonder dans le sud de l'Orissa voir de plus pres la vie comme elle va au sein de tribus !ndiennes... Or, celles-ci comme vous pouvez vous en douter ne sont pas reliees au Net. Pas encore !

A notre retour, j'apprend qu'il y a eu une grande panne d'electricite qui a mis a mal des serveurs serieux dont celui d'OB qui heberge ce Blog... cette information essentielle certes, n'a evidement eu aucune incidence sur nous, vu la longueur de notre absence.

Nous allons tenter de rattraper un peu tout cela en vous racontant les jours qui viennent  ce periple Orissien et d'autres aventures des semaines precedentes que nous n'avions pas pu mettre en ligne jusque la.

La chaleur commence a sevir partout en !nde. Tous les !ndiens que nous croisons deplorent la secheresse et cet ete qui commence un bon mois plus tot que d'ordianaire. Moi qui ne supporte pas la montee du barometre au dela de 25 degres, je fonds en eau des 9h le matin sous les 43* et 72% d'humidite ambiants.

Aussi, au desespoir de Jean-Luc qui aime la chaleur - mais qui tout de meme encaisse mal l'humidite - nous allons aller nous rafraichir vers le nord pour la fin de notre sejour : nous avons choisi le Ladak. Et de la bas, sachez amis lecteurs, que les acces a l'Internet, c'est  pas evident du tout, du tout...  

Nous ferons de notre mieux donc, a notre habitude, avec votre confiance et soutien.

A partir de 5600 metres, on peu encore reprendre les bonnes vieille recettes et tenter l'envoi de messages par le ciel...  Surveillez la fumee de nos tipis, amis lecteurs ! 

Aujourd'hui, pour vous, cette photo prise ce matin aux alentours de Bhubaneswar, vers 10h (heure !ndienne) dans la jungle de 2 gros chats ravissants (des tigres blancs Orissiens) mais abrutis par la chaleur qui cherchaient le frais... Comme nous, sauf qu'on a pas fait de bruit et qu'on etait content de savoir qu'ils avaient deja mange et qu'on etait place dans le bons sens... question vent....

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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demandez... le Curd, le Kulfi ou le Jaalmaree.

Les !ndiens sont forts gourmands. Sale ou sucre, releve d'un sport national ici.

Aussi la vente ambulante est fort developpee quelque soit les espaces publiques : au bord des routes, dans les jardins, cinemas, gares... et dans les trains (ou meme il vous est propose de cirer vos chaussures). A chaque passage de vendeur, une proposition, et une facon d'haranguer l'eventuel client pour du the ou du chai, du cafe, des toasts chauds au beurre, des repas chauds, des boissons fraiches... mais aussi des bijoux de pacotilles : bracelets, colliers, pendants... des jouets en bois, des illustres... et bien sur l'incontournable !ndian Times !

L'un d'entre eux, dans le train qui nous menait de Varanassi a Bhubaneshwar avait une enorme marmite en zinc autour du cou contenant du riz souffle avec plein de vieilles boites de thes -recyclees pour la circonstance- accrochees autour contenant des graines de couleurs allant du blanc casse au marron fonce.

J'ai repere des choses qui s'apparentaient a des legumes secs tels des pois-chiches, pois casses... Il dosait a la louche selon la demande du voyageur et confectionnait un melange plus ou moins epice a dominante sale ou sucre en rajoutant dans un grand bol une sauce rouge ou nageaient des "pickles", selon une recette de sa composition. Puis pour offrir au client cet ensemble, il plantait en triomphe une fine lamelle de noix de coco fraiche au centre, le tout precedement verse dans un cone de papier journal.

Cet amuse gueule se nomme "Jaalmaree" selon ma voisine de couchette qui en a commande pour toute sa petite famille et qui m'a permit de gouter.

Autre gourmandise le "Kulfi". Boule de glace a la vanille cremeuse, hyper sucree couleur et gout curry, chargee en noix de cajoux, raisins secs... de fleurs de cardamone... Un regal. Mais la si Christelle lit l'article elle dira si c'est bien la composition. Elle a des raisons d'etre une specialiste de ce delice glace, que j'ai savoure avec bonheur ! Un vrai delice...

Enfin, le Curd. Il y en a partout en !nde me direz-vous. Sorte de yaourt a base de lait fermente servi nature ou sucre. A Benares dans le marche, j'en ai goute un tres bon. Ici a Bhubaneshwar (en Orissa), un excellent : juste en dessous de notre hotel, a la patisserie qui porte le meme nom,  "Venus inn".

Biensur cela fait pas oublier ici le train qui passe sous nos fenetres (ce n'est pas une plaisanterie !) a toutes les heures du jour et de la nuit ou presque... Mais comme tous les hotels de la ville sont loges a la meme enseigne !

Pour nos amis lecteurs gourmets - et ils sont nombreux nous en sommes certains- sachez que nous sommes a 30km de la mer et qu'il n'y a pas moyen de manger du poisson frais ! Des gambas et c'est tout. Et il est guere possible de les deguster grillees sans piment ; ne nageraient-elles pas dedans depuis leur naissance?

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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Afin d'apprecier au mieux les Gahts et leur animation particuliere, a plusieurs reprises nous louons les services d'un !ndien et de sa barque a rames. Il ponctue nos excursions matinales d'explications et reflexions cocasses... A Vanarassi, chaque batiment est le sujet d'une histoire ...
 
A l'approche d'un Palais delabre, apres le Dasahwamedh Ghat, (le principal ou se trouve le temple actif) notre battelier !ndien nous montre celui des Hare Krishna, et nous explique avec envie que la, les massages, la nouriture et plein d'autres choses... sont gratuites pour les residents ; nous observons qu'aux fenetres, ceux-ci sont tous occidentaux, meme si, habilles a l'!ndienne...
Je lui retorque qu'encore faut-il etre membre de la "communaute"... et lui laisser son compte en banque a gerer ! 
 
Je me souviens alors que que j'ai lu que c'est dans les eaux du Gange, à Bénarès, que les cendres du chanteur guitariste des Beatles Georges Harrison ont été dispersées voilà quelques années. Ce fleuve sacré des Hindous, avait rassemblé à l'occasion de la cérémonie funéraire de nombreux fidèles de la communauté Hare Krishna dont il fut membre fort longtemps. Le musicien fortune, (près de 400 mille euros) leur a légué un dixième de sa fortune, tout de meme !
 
Plus loin, nous observons les lavandiers qui lavent le linge. A quelques Ghats de celui des cremations. Caravage... encore. Non ?
Je lui dit, pour ne pas l'offusquer : comment peut-on avoir du linge si blanc ici ?
Il me repond : l'eau est pure. Pour preuve, il se penche et boit l'eau au creu de ses mains malgre mes protestations, en me disant : vous aussi vous pouvez en boire ; ce n'est pas de l'eau stagnante, elle bouge et est renouvelee comme en tout fleuve !
Sur ce, nous croisons un occidental totalement inconscient en plein crawl. De retour sur le rivage, son copain immortalise l'exploit... 
C'est vrai que les indiens se lavent quotidiennement ici a cote des buffles qui defequent dans l'eau. Je ne parle meme pas de cette vache apercue depuis notre balcon d'hotel qui flottait morte dans l'eau et dont j'ai parle dans un article precedent...
Heureusement il y aussi ces moments de pure beaute... Tel cet homme en pleines ablutions qui capte la lumiere avec force spiritualite.
par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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Celui-ci nous l'avons croise dans une ruelle de Vanarassi. Completement allume. l'exhuberance de son accoutrement etait inversement proportionnelle a sa lucidite... 

 

Quelques jours apres notre arrivee a Monkey temple, a la gare, au gaht principal situe a deux gahts du notre, 7 bombes explosent a 18h. 4 autres seront desamorcees. Des victimes. Aucune revendication. Selon les autorites locales il faut chercher la source dans les milieux islamistes. Cette information passera quasiment inapercue dans les medias occidentaux.

Mais qui se soucie vraiment de l'!nde ? 

par @line & Jean-Luc publié dans : !NDIANERIES
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Les !ndiens, pensent à tout.
Pays des paradoxes, l'usage de la technologie ne leur fait pas peur.
Ils savent leur contrée étendue, leurs concitoyens occupés et pas toujours fortunés. Un exemple :  une famille endeuillee qui vit dans le Tamil Nadu ne peut assister aux funerailles de l'un de leur proche qui doit rejoindre le monde de Shiva dans le Gujarat...
!ncredible !ndia vous trouve la solution, avec le Web : le crématorium hindou Muktidham situé à Ahmedabad, propose de diffuser les crémations par le net, en direct, pour les familles eloignees !
Avec une Webcam, plus de regrets éternels plus de manquement aux obligations...
La toile a certes ses avantages, mais l’image d’un petit écran permettra-t-elle de faire le deuil aussi facilement ?
Ah ! Sacree !ndianerie !
par @line & Jean-Luc publié dans : !NDIANERIES
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La plupart du temps la brume adoucit en profondeur ce rivage là, alors que sur l'autre rive, dans l'eau grise du Gange se reflètent les palais délabrès, abandonnés, les hôtels et Guest houses innombrables ; gaht après gaht, les escaliers grouillent de pélerins et de marchands ambulants. Les cloches d'un temple tintinabulent alors qu'un air de flûte !ndienne semble percer le ciel plombé ou se noie un frêle rayon jaune soleil. Les perruches très branchées -et nombreuses en ce pays- choisissent pour perchoir les fils électriques, d'où elles captent une vue dégagée sur les chalands en prise aux bateliers qui arranguent les touristes qu'ils soient !ndiens ou occidentaux...

En pieds d'immeubles le passage de bateaux à moteurs qui pétaradent couvre momentanément les éclats de voix des enfants qui jouent dans l'eau, tout comme le bruit des savattes trainées sur le sol par les promeneurs ou leur raclement de gorge, le plus souvent suivi d'un crachat. 

Tout à coup, là devant... de toutes les terrasses, de tous les balcons l'attention se fige sur cette énorme baudruche flottante.

Ici on n'aide pas un animal sacré qui dérape. Le voilà qui se noie dans l'eau du Gange. Question de destin.

Des cerfs volants virevoltent et apportent quelques touches de couleurs dans le ciel. Une famille accompagnée d'un Saddou arrive et s'installe en bord de Gange avec son mort, drapé d'un sari rouge et or, de ceux que l'on voit flotter sur l'eau de temps à autre avec une guirlande de fleurs accrochée parfois à un sac plastique garni des os qui n'ont pu brûler faute d'avoir assez d'argent pour se payer la quantité de bois nécessaire à la durée totale de l'incinération...

Les balcons de désemplissent pas de curieux qui, comme nous, observent ici leur première cérèmonie. La distance rassure.

Un adolescent à côté de nous, nous pousse.Le voilà qui cadre entre ses doigts la scène, court chercher son appareil photo. Clic-clac ; il retourne s'assoir siroter son Lassi.

La mort, un cliché? Oui. Peut-être que cela n'est que celà, après tout.

C'était notre carte postale d'arrivée à Vanarassi.  

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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Ce jour là, il a fallu quitter les artères principales de Vanarassi, nous enfoncer  dans le dédalle de ruelles étroites, mais fraîches du Chowk (marché)  pour arriver a proximité des Ghats, là où se trouve notre hôtel. A Mir Ghat.

Les personnes vêtues comme moi d'un Salwar Kameez (tenue traditionnelle : tunique et pantalon ample, qu'adoptent ici les modernes et les occidentales soucieuses de voyager confortablement tout en se fondant dans la masse) relèvent leur Patta (longue écharpe dont le tissu assorti à la tenue donne la touche finale d'élégance en flottant dans le dos et dont l'usage veut qu'elle masque "le balcon" des femmes et leurs épaules...  ) jusqu'aux yeux afin de continuer à négocier leur route au travers des immondices les plus divers, des bols tendus et des motos tonitruantes, des vélos nombreux, mais aussi des chiens dormants en plein milieu de ruelle, des vaches qui se courses, des buffles massifs qui dorment et bloquent le passage...  et tout cela sans suffoquer, sans se laisser surprendre.

A l'hôtel. la jolie cour intérieure abritée d'une tonnelle apparaît comme un havre de paix. Un cocon dans lequel les étrangers (seuls à fréquenter le lieu) se refugient entre eux pour se poser, se raconter, établir de nouveaux contacts et échanger leurs bonnes adresses et autres bons plans. A la différence des hôtels accueillant des !ndiens on peut s'y restaurer quasiment à toute heure et même commander quelques succédanés de plats occidentaux.

Nous découvrons la terrasse panoramique. Une vue époustouflante en surplomb du Gange. Il est 16h. La lumière est superbe. Sur la rive, au loin, un désert de sable qui va jusqu'à la ligne d'horizon dessinée par de la végétation. Sur cette plage quasi lunaire, quelques tentes et des brindilles - des hommes et des femmes ? - qui se déplacent plus ou moins lentement, soit vers la rive du Gange, soit vers la végétation - le village ou la forêt ? - sans doute... 

Chaque jour, durant huit jours j'ai regardé la lumière modifier ce paysage

Je pense à Caravage. Un vrai coup de coeur.

La mort du balcon (suite demain...)

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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