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Ca, c'est l'allure de notre chambre à l'hôtel après une grande lessive.

Nous achetions nos dosettes de lessives journellement comme les indiens, tandis que l'artiste tendait son fil et que, chaque soir, le même rituel d'accrochage après la toilette donnait à notre environnement des allures de campement.

En deux heures tout était sec. Même nos sacs à viande dont vous voyez un exemplaire satiné et coloré, tout comme un autre vestige : ma première tenue !ndienne... qui a rendu l'âme après 4 mois de lessivage intensif !

Les joies du retour... quelques étonnements non dépourvus d'agacements, il faut bien l'avouer !

La rentrée post-!ndienne s'avère hors de prix puisque les objets inanimés ont décidé de nous rappeler le prix que nous vaut le confort qu'ils nous concèdent.
La machine à laver nous a lâché
(lâchement, cela va de soi); puis ce fut le tour du four et de l'aspirateur, usant et abusant d'une solidarité (imbécile biensûr)... Cette tournure, proche du harcellement, fut renforcée par le soin de chacun des appareils à déclarer forfait un jour différent de la semaine, histoire de nous contraindre à allourdir nos emplois du temps en nous forçant à visiter les magasins de la capitale plusieurs fois dans la même semaine.
Et comme si cela ne suffisait pas notre fournisseur d'accès ADSL, totalement  injoignable depuis notre retour se montra plus qu'énervant en nous
sussurant à l'oreille durant une interminable annonce d'attente - préfèrer d'attendre Godot eut été moins agaçant - sa facturation : 0,34 centimes d'euros la minute ! Quel culot !
Pas moins de 34 cents pour joindre son propre service technique, un vrai scandale !

Côté cour(ses)...

L
e prix du pain à 1,15 euros ? Pas de fruits en dessous de 3 à 4 euros le kilo, le Valencay à 5,5 et l'artichaut breton à 1,40 pièce! Je rêve ? C'est quoi ces prix exhorbitants ?

Sans transition,
comme disent "les journaleux" télé, e
n zappant, en huit jours, nous avons vu deux reportages télé sur les cheveux de qualité formidable collectés gracieusement en !nde, vendus hors de prix une fois traités et acheminés dans 54 pays occidentaux sous forme de "rajouts". (Lors d'un deuil, avant l'entrée dans l'enceinte sacrée d'un temple ou lors d'un pélérinage, les indiens se rasent la tête...)  Les femmes !ndiennes (car ce sont elles principalement qui font ce travail en "usine") seraient payées - y affirmait-on - 30 euros/mois (effet d'annonce? Ce salaire nous semble bien mirobolant pour un pays qui paie ses ingénieurs 800 roupies/mois, soit environ 15 euros/mois!). Ces mèches, à l'arrivée sont posées sur de jolies têtes ravies de ressembler à des poupées Barbie pour la bagatelle de 900 euros ...
Euh...
à ce prix, dites-vous, mieux vaut qu'elles soient les plus belles pour aller danser, non ?

Le 32 à Asnières
Un peu plus tard, je tente d'avoir le 12.
Mais voilà. Il n'existe plus ! Maintenant il faut retenir pas moins de six chiffres (quelle idiotie!) pour être mal renseigné, sans transparence de coût. Le renseignement
c'est pas clair...

Car évidement, je n'obtiens pas les bons renseignements la première fois, et il faudra que je rappelle pour cela après avoir constaté avec rage les erreurs. Et... ya pas où protester !
Car de toutes les façons, bon gré, mal gré, faut payer la communication. Pas de recours possible sur l'erreur ou l'incompétence. Conclusion, rien ne sert de rouspèter puisque le temps passé à le faire en ligne est à votre débit sans aucune éventualité d'être entendu ! Vu que vous serez pas remboursé pour un service non rendu, mieux vaut écourter. Voilà.

Fustiger ne sert à rien !
La personne au bout du fil est certainement mal payée. Au rendement, peut-être même délocalisée ?Au mieux elle n'en ait rien à faire... et au moins elle échapera à l'ulcère.
La notion de "services" en France c'est la concurence SANS le service.

Voilà qui ne nous rend pas le retour Zen.

Avant de partir, j'avais renoncé à acheter du perche du Nil après avoir vu le film "Le cauchemar de Darwin"; un reportage tourné sur 15 ans par un réalisateur, au bord du 2ème lac plus grand du monde, le lac Victoria en Tanzanie...
Pour ceux qui ne l'ont pas vu, débrouillez-vous pour voir cette perle montrant les conditions de travail des africains, les circonstances de l'explosion de l'élevage en fermes de ce poisson. Pour finir, sachez que
nous finançons cet inespsie par le truchement de l'Union Européenne !

Avant de partir, j'avais décidé -sur les conseils d'amis écologistes excédés par la diminution de nos forêts- de bourrer les enveloppes affranchies T de publicités diverses (toutes celles qui innondent abusivement nos boites à lettres...) pour prix de leur inconscience à préserver nos ressources naturelles.

Et le prix du pétrol dans tout cela ? Allez, continuons à laver le  linge sale...

Des pétitions à maintes reprise lancées auprès des consommateurs les enjoint de boycotter une journée complète Total. En vain. Pourtant, vous n'imaginez pas le poids que nous aurions si nous nous donnions le mot pour une série de boycottages... la liste, je le crains, risque d'être interminable.

Je laisse libre cours à vos suggestions estivales...

 

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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Il s'agit du titre du premier roman d'Arun J.Tejpal, journaliste indien vivant à New Delhi.
Très connu, critique
littéraire, essayiste depuis 22 ans, yk est le fondateur du magazine d'investigation
Tehelka.
Chandiarh, est aussi cette ville que nous avons tant aimé, où nous avons séjourné une dizaine de jours avant de rejoindre Delhi puis rentrer à Paris.


Loin de Chandigarh
-que je lis actuellement- est paru chez Buschet Chastel. C'est un petit pavé de 680 pages.
 
J'y retrouve égrainé au fil des pages des descriptions de ces
quartiers que nous connaissons et, je me laisse aller... j'ajuste  mes pas dans ceux de l'auteur en croyant à tort ou à raison reconnaitre les lieux décrits...
N'étant plus
là-bas, est-il juste de dire que je me sens bien de retour ici?
Plus les semaines passent, plus
la nostalgie s'empare de moi.

La nostalgie de l'!nde ? Non, non... pas vraiment.

Car
la malle et les !ndianeries sont autant de petites histoires encore très présentes dans mon esprit. A partir d'une image, je peux me lancer dans un récit... ou me laisser aller dans une rêverie éveillée.
Non, la nostalgie qui m'envahit est plutôt celle d'un temps révolu.
Celui où rien n'était essentiel.
Sauf, à faire ce qui plait, comme il plait, quand ça plait!

Je pensais ne m'être pas vraiment laissée aller durant ces six mois. La conscience de la forme réelle que revêtait cette coupure loin de notre quotidien, ne se révèle à moi que maintenant.
J'avais le sentiment que nous bougions trop. Je voulais même que l'on se pose davantage, "à ne rien faire" en choisissant un lieu... Mais une fois sur place, la curiosité de la découverte du continent !ndien a emporté nos minces résolutions et nous avons cédé à l'envie d'
en voir plus...
Chacun de nous deux à notre manière, nous affirmions pourtant, avoir nourri que peu d'interrêts pour ce grand continent qui puisse justifier notre choix de voyage. Si vous jettez un oeil à ces quelques articles passés du blog, vous tomberez sans doute d'accord avec nous pour considèrer plutôt affligeante notre grande méconnaissance de la culture !ndienne.
Désormais, l'!nde c'est pour nous plus que le souvenir d'un temps d'exception. C'est un moment de vie intemporel gravé dans notre mémoire vive. Et nous n'entendons plus
les informations relatives à ce pays sans nous sentir concernés, à peine emergés de cette expérience toute fraîche, chargée d'un interrêt et d'une compréhension nouvelle, emplie de sens, comme plus "intelligente", toute résonante

Nous consolidons cet apprentissage et une part du voyage en partagant tous deux le plaisir de lectures !ndiennes,
en guettant  films, expos ou spectacles, émissions...

Tenez, par exemple, Amis-Lecteurs, si vous ne le saviez pas, l'!nde sera au rendez-vous à
Lille du 14 octobre 06 au 14 janvier 07; pourquoi ne pas vous programmer un petit WE à la rencontre d'auteurs indiens, d'expositions artistiques ?

Bon, c'est bien tout cela, dites-vous...
mais où en sont-ils -eux- dans la préparation de leurs expositions?

Pour le moment, le developpement de tous les films noirs & blanc est fini. Débute la mise sous "planches contact".
Les sélections -courant juillet- nous permettront de décider ce qui sera montré ou pas...

Allez, courage pour ceux qui, comme nous ne prendrons que des méga  WE cet été pour congés...
(Je rigole...)
Pour illustrer cet article, une photo prise au quartier 17 à Chandigarh...
Travaux, vélos, béton, espace, verdure, parkings... 

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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2005.
Nous étions en !nde... Bien dépités de ne pas assiter à leur union religieuse qui eut lieu à la basilique St Pierre de Montmartre en février dernier.

Mais on nous a raconté qu'ils ont descendu la butte en tête de cortège,
en chantant, joyeux et émus,
sous le regard ébahi des touristes...


Lui vous l'aurez reconnu ; il est l'actuel président de l'association AAA et membre de Séquence4. C'est notre ami.
Elle, c'est la plus joyeuse des mariées que j'ai pu voir en photo!

Nous leur souhaitons du bonheur pour la vie...

car il n'est jamais trop tard
pour parler de ce qui fut en France, alors que nous étions là-bas,

en train de remplir la
Malle de l'!nde.

Photo fournie par les mariés...
par @line & Jean-Luc publié dans : Nous, vous, eux...
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Souvenirs de Kajuaraho : les magnifiques temples entourés du parc si beau, si fleuri, si vert... 

 

je te dédie cette beauté,

Jaïs,

l'homme juste,

bon, intelligent.

Au mari attentif, père dévoué...

jusqu'à cette mort accidentelle qui effondre de douleur tous ceux qui t'ont approché...

maudits soient les irresponsables qui prennent le volant ivre.

Aujourd'hui,  on t'enterre là-bas, et

je pense à toi.

par @line & Jean-Luc publié dans : Nous, vous, eux...
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