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Nous avons parlé des langues en !nde dans un récent article. Nous y abordions de façon succint la pratique du français, là-bas. Nous avons rencontré à Delhi Christelle, qui nous a gentiment hébergé et qui nous a fait partager un peu de sa vie d'expatriée. Voici son témoignage, juste pour vous amis lecteurs. 

 "Je suis arrivée le 17 janvier 2003 à Delhi, c'était juste pour 6 mois, et aujourd'hui j'y habite encore sans réel projet de rentrer en France.

Ce qui est notoire ici, c'est la facilité à vivre cette ville, malgrè un chaos évident au milieu de verdure ensèrées par de grandes artères tracées par les Anglais.

Mon quotidien est presque totalement !ndien, puisque nous connaissons essentiellement et cotoyons volontairement que des !ndiens. Des étrangers aussi, mais pas beaucoup de Francais.

Je travaille à l'école francaise de l'Ambassade après avoir travaillé à l'Alliance Francaise où j'enseigne le francais. Je donne des cours particuliers et je travaille aussi pour un festival sur l'!nde qui aura lieu en France bientôt, à Lille ; bref, je travaille beaucoup, ainsi que je le faisais en France, c'est ma nature.

Le week-end, je dors, je lis, je regarde des films en dvd, et surtout je vais au Lodi Garden déambuler entre les tombes moghols et les écureuils... avec mon chien, divine créature !ndienne sauvée des poubelles de Delhi.

Je me crois souvent à la campagne dans cette ville de presque 20 millions d'habitants, mais c'est surement parce que je n'habite plus dans un clapier à Paris, et que des arbres décorent mes fenêtres.

La France ne me manque jamais, hormis son climat tempèré quelquefois, bien que j'adore la chaleur, la présence physique que nécessite un climat comme celui de Delhi oscillant entre 0 degré et 48 degrès...

Je me sens francaise vivant dans un autre pays qui est finalement devenu mien.

Je voyage aussi dès que je peux dans ce vaste sous-continent, et parfois un peu plus loin en asie du sud-est.

Je vais en France régulierement, mais y attrape toujours des maladies (tourista, déprime, boutons, etc.,..).

Je ne me sens pas expatriée, je me sens juste regènérée par le changement d'air... mais , rassurez-vous, mon coeur vibre toujours quand les Bleus marquent des buts...

bref, any questions?

Christelle"
Sachez que nous la retrouverons bientôt
en France, à Lille en octobre prochain puisqu'elle travaille pour le festival Bombaysers de Lille
...

par @line publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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Les questions que l'on nous pose...

Souvent depuis notre retour, il nous est dit que l’hindouisme et le bouddhisme seraient des religions d’état en !nde…
Il n'existe pas de religion d'Etat dans la fédération !ndienne. L'exercice de tous les cultes est libre.
 
Pour mémoire, voici les différentes confessions pratiquées : l'hindouisme (82,5 %), l'islam (12 %), le christianisme (2,3 %), le sikkisme (1,8 %), le bouddhisme (0,7 %), le jainisme (0,5 %). Quant au judaïsme, il ne concerne désormais qu’environ 1500 personnes et nous en avons déjà parlé.

C'était la révision des champions!

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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Ce WE je me baigne en méditérranée. Et vous ? Si vous êtes à Paris, courrez donc à Paris Plages... cette année c'est plus super encore !!!

 

par @line & Jean-Luc publié dans : Nous, vous, eux...
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... d'!ndianeries!


A tous ceux qui envisagent de passer des tests pour répondre à Questions pour un Champion... voici  une série d'articles sur tout ce qu'il est utile, à minima, de connaître de l'!nde... et que vous n'avez évidement pas osé demander depuis la naissance de ce blog.

Et puis, il faut vous l'avouer, même si vous l'aviez fait, je n'aurai pas su répondre à tout cela, j'aurai pas ps appuyer sur le champignon, sans ce voyage là.


L'!nde est une République de type fédéral comprenant 28 Etats et 7 territoires (nous n’en avons traversé en six mois que 8 !). C'est une démocratie parlementaire inspirée du modèle britannique, régie par la constitution du 26 novembre 1949 entrée en vigueur une année plus tard, le 26 janvier 1950.

 
Le Chef de l'Etat, Président de l'Union !ndienne, élu pour cinq ans au suffrage indirect, n'a qu'une autorité morale aussi le pouvoir exécutif est-il assuré par le Premier Ministre et son gouvernement, responsables devant le Parlement. (Désolée pour la photo du court article du lien : je l'ai éjectée afin de dégager de la place en capacité mémoire lorsque nous étions sur la route...)

 

On m'a demandé hier que retient-on de l'!nde au juste, en une phrase (ah ces occidentaux!)? Hé bein, que l'!nde on en parle d'une façon globale losrqu'on ne la pas visitée, mais sur place, on découvre que chaque état a ses propres caractéristiques culturelles et donc "il y a des différences d'un état à l'autre au point d'en préfèrer certains et d'en détester d'autres...


Nore aux paresseux du clic souris :  les photos de cet article sont contenues dans les liens ! (hé oui, on économise comme on pneu son espace mémoire!!!)


Alors ? Prêts pour d'autres réponses les prochains jours à vos Questions, les Champions?


Chaude, l'!ndianerie d'été !

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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Après les histoires d'andouillette, parlons langues...


Parmi les questions que l’on nous pose, revient souvent celle-ci :

Mais comment dialoguiez-vous avec les indigènes durant ce long voyage ?

 
Avec des signes… et des sourires, en anglais biensur, bien que seules les personnes de classes moyennes et celles dites « de classes supérieures » pratiquentla langue de Shakespeare.  

En outre l'hindi, bien que "langue officielle" (au même titre que l'anglais) de la Fédération ne soit parlé que par 3 % des !ndiens…  

Aussi, dans chaque état, une quinzaine de langues sont parlées par près de 90 % de la population !ndienne.De vrais polyglottes sans conteste !

La langue véhiculaire -l'anglais- réfèrente dans le commerce et les affaires, n'empêche pas leur Constitution de reconnaitre rien moins que 18 langues nationales !

Allez, pour les finales de "Questions pour un champignon, retenez en au moins trois... on ne sait jamais?
Le bengali, le telugu, le marathi, le tamoul, l'ourdou, le gujarati, le malayalam, le kannada, l'oriya, le pundjabi, l'assamais, le kashmiri, le sindhi.
J’ai dit langues. Pas dialectes ! Car là, les choses se complexifient, puisqu’on dénombre environ 1652 dialectes, issus de langues, divisés en quatre familles :
les langues !ndo-aryennes (75 % de la population) localisées au nord.

Il s'agit de l'hindi, du rajasthani, du gujarati, du marathi, du punjabi, du bihari, du bengali, de l'assamais et de l'oriya. OUF. J'espère n'avoir rien oublié!
les langues dravidiennes (23 % de la population) localisées dans le sud.
Il s'agit du tamoul, du kannada, du telugu, du malayalam ;

les langues austro-asiatiques (1 % de la population) ;  

les langues tibéto-birmanes (1 % de la population) proches de l'hindi;

Il s'agit de l'hindoustani (hindi ourdouisé à l'origine) et de l'ourdou (parlé en majorité par les musulmans).  

 

Même si le français constitue la première langue étrangère en !nde (puisque l'anglais n'est pas considéré comme une langue étrangère, nous l'avons dit plus faut, il faut suivre... ), notre langue n'est pas couramment pratiquée, même à Pondichéry, le fief français où nous n'avons pas mis les pieds (fallait faire des choix et le Tamil Nadu on l'a laissé pour une autre fois!) où seulement 30% des !ndiens le parlent.  

Elle est cependant enseignée comme 2ème langue dans un grand nombre de collèges et lycées, ainsi que dans les 15 Alliances françaises de l'!nde.

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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Après l'été !ndien, nous la Série nous réservait quelques rebondissements !

Ce feuilleton abordé dans un précèdent article, amis lecteurs, est loin de nous laisser froids.
Et puisqu'il manquait à l'appel le réfrigérateur,
hé bein, ca y est! C'est chose faite!

Il a rendu l'âme dans la nuit chaude de vendredi à samedi, nous forçant à courrir trouver un magasin qui ait du stock et surtout, qui l
ivrerait dans les trois jours!
Le frigo était vide. Ou presque. Car un ami voisin artiste, m'avait appelée d'Aix en provence où il passe un WE prolongé, pour aller récupèrer d'urgence deux paquets d'Andouillettes commandés
chez son boucher, lequel ferme boutique pour quatre semaines !
Sans ses andouillettes, l'ami aurait m'a expliqué ne pas pouvoir passer l'été.
A chacun ses faiblesses. Les vieux meurent seuls et déshydratés sous la chaleur accablante de l'été. Jean-Luc meurt d'envie de bouffer les andouillettes de Philippe, moi à choisir, je préfère mourrir de plaisir... Bref,
sentant le désespoir
au creux de son accent charmant, je lui ai promis au téléphone de récupèrer et d'héberger dans le fridg de Jean-Luc les andouillettes SDF.

Nous n'en achetons jamais (je n'en mange jamais!) bien que mon artiste en soit friand (au fait, de quoi n'est-il pas friand?) ; alors, une supposition :
l'appareil ménager en révolte aurait-il décidé de s'auto détruire à chaud en sentant dans son ventre des saucisses pas cachères?

En attendant, ces dernières ont
migré (avec leurs papiers) à quelques encablures d'ici, dans mon frigo qui, (hé oui, c'est l'avantage à vivre en couple mais chacun chez soi!)  je l'espère, aura le bon goût de ne pas trépasser aussi!

Dire que sans cet incident nous serions partis au vert... Ah! Sacrée !ndianerie!
par @line & Jean-Luc publié dans : !NDIANERIES
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Nous devions nous décider a porter le disque dur de notre I-pod laissé aux spécialistes es-informatique, à Mac Machin, voir si au moins,  ils nous consentiraient un rabais contre l'achat d'un neuf  vu le forfait déclaré de l'engin après l'infime nombre d'heures d'utilisation ...

Les semaines passèrent sans que Jean-Luc absorbé par la chambre noire ne voit le soleil du jour, tant il peinait à sortir de son antre.
La semaine dernière, fortuitement -c'est toujours ainsi que les choses se passent, les meilleures ou les pires d'ailleurs- un ami lui présenta... un vieil ami à lui, réalisateur, qui proposa gentiment de sonder le maudit appareil à l'aide de ses multiples logiciels.
Sans convictions aucunes, mon artiste lui confia feu l'I-pod chargé en sa mémoire morte d'un petit millier de nos photos couleur, dont sans doute, les plus belles miennes (Aaaaah! ... mes chevilles !)... jamais exposées ! (D'ailleurs, j'ai jamais exposé... sauf une fois, ya 20ans après mon premier voyage d'un mois aux USA !)

Alors voilà... j'y arrive.
Je sais. Sacrée !ndianerie, celle là !
Je suis toujours longue à accoucher... (yen a une qui s'en souviens encore!)
Alors voici voilà, la formidable, l'incroyable nouvelle : le disque dur aurait fini par lâcher quelques fichiers de son cerveau ramolli.

Nous n'avons encore rien vu, juste reçu un coup de fil d'un gars qu'on devrait décorer pour sa pugnacité, grande teigne es-informatique devant l'éternel, qui a livré à ses logiciels des nuits complètes le cerveau lobotomisé de notre I-pod, jusqu'à ce que celui-ci crie grâce et crache quelques morceaux choisis que nous sommes impatients de re-découvrir.

Voilà qui donne du courage. Car
cette année j'exposerai exceptionnellement (une fois tous les 20ans n'est pas coutume, n'est-ce pas?) en compagnie d'artistes confirmés quelques unes de mes photos !ndiennes.
Quand ? Mais en novembre prochain (notez le 3ème WE dans vos agendas amis-lecteurs)!

Allez pour fêter cette bonne nouvelle, je recommande aux amateurs de cuisine japonaise, une bonne, une excellente adresse pour déguster, que dis-je savourer de la gastronomie
(oui, oui, j'ai bien prononcé ce gros mot!) nipponne à Paris.
Ces photos ont été prises au WA (aux halles), le soir de mon anniversaire la semaine dernière. Régalez-vous des yeux....!

 

par @line & Jean-Luc publié dans : !NDIANERIES
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Cet épisode est le dernier que vécurent ensemble lors de leurs vacances communes les 3 petits cochons. L'article est illustré d'une photo de Bundi, petite ville hors des chemins touristiques où ils se sont reposés, loin des marchands de tout et de rien Rajastanis.

Ils avaient dû inverser leur itinéraire. Deux déplacements en gare et finalement  la solution fut trouvée par l'employé des chemins de fer qui leur avait délivré des billets leur  permettant de rentrer à Delhi quelques heures avant l'envol retour de JM pour Paris.
Certes, cela pouvait paraître un peu risqué... quand on connait la ponctualité relative des trains !ndiens... Mais notre petit cochon est d'un naturel confiant.
Souvenez-vous ou relisez plutôt ses aventures précédentes pour vous en convaincre, il en aurait fallu davantage pour le désarmer!

Les voilà donc prêts pour leur dernier voyage : 
19h de trajet dont une bonne part, la nuit.

Le train entre dans la gare de Jaisalmer avec un peu de retard. Et là, panique en montant à bord (déjà fallait-il trouver monter!). Et pour cause.

Nos trois compères découvrent que leurs couchettes sont en seconde, et non en première. Adieu l'air conditionné! Pas un sur les trois qui ait pris la peine de vérifier ces fichus billets
laborieusement délivrés!  
Fini les couchettes spacieuses garnies de draps, d'oreillers et de couvertures. Bye-bye les rideaux garantissant un tout petit petit peu d'intimité
. Envolé le rêve d'un service à bord attentionné. Tout ce qu'avait décrit @line à Jean-Marc resterait pour lui dans le domaine du virtuel.

Ils s'installèrent après avoir repèré leur siège et découvrirent leurs cinq autres compagnons de route tout en attachant leurs sacs à dos avec les fils de sécurité sous les banquettes. Deux fenêtres sur quatre ne fermaient pas. Bon, au moins ne manqueraient-
ils pas d'air.
La nuit tombée, ils déchantèrent ; tant qu'il faisait chaud ils n'y virent que peu de désagréement.

JM partit s'installer avant la nuit quelques heures dans le wagons mitoyens, à l'abri de ces courants d'airs, là, où nombre de places demeuraient étrangement vacantes.
De jeunes routardes arrivent et s'y installent aussi. Des trouffions en goguette déjà passablement cuits, décidés à faire la fête, entreprennent l'une d'elles.
Une gueulante, le bruit d'une bonne grande claque, des menaces de police stoppent le vacarme ambiant un instant. Tous les passagers lèvent les yeux tour à tour inquiets, interrogateurs... et la vie reprend.

Plus tard, dès les couchettes installées, JM prit celle du milieu après s'être enveloppé de ses écharpes. Momifié, paré contre le torticoli, l'angine, le rhume... bref, tout ce qui peut atteindre les êtres sensibles en plein air!

Jean-Luc, lui, choisit comme @line de rester au niveau du plancher, juste au dessus des bagages...
Sait-on jamais ? Et juste au dessus... des huit paires de chaussures.
Heureusement aucun d'entre eux n'eut la malchance de devoir dormir au 3ème niveau des couchettes. Là où, trois ventilateurs accrochés au plafond grondaient aussi fort que s'ils eurent été efficaces. De quoi rendre sourd n'importe quel être bien-entendant!

A 23h : extinction des feux automatique programmée après le passage du contrôleur.
En guise de boutade, @line lance à ses compères : "je prends le tour de garde" et espèrant les faire rire, elle ajuste ses lunettes de soleil noires sur son nez.
Sa plaisanterie tomba à plat, le vacarme de l'express sur - ajoutée à celle du vent s'engouffrant dans le wagon et celui des ventilos l'obligère à répèter trois fois ses propos avant que les deux cochons ne la comprire...
Elle ne crut pas si bien dire cependant.

Beaucoup d'aller et venues les 2 premières heures ; à ceux qui s'arrêtèrent et firent mine de vouloir se pencher sur leurs bagages, elle leur adressa un claquement de langue sec, suivit d'un petit son aigu qui les firent sursauter.
Ils regardèrent dans sa direction et surpris de voir une aveugle
les fixer dans la pénombre ils détalaient sans demander leur reste..

Un peu avant 3h du matin, @line confia à Jean-Luc la relève pour surveillance à l'occasion d'une envie pressante.
Lorsqu'elle revint, il lui raconta qu'à peine partie, un homme était venu ouvrir les bagages et que c'est à
coup de pieds qu'il dû le chasser!

Plus tard, ce fut au tour de Jean-Marc de faire le coup de la momie "qui se réveille et qui parle", à un gars éperdu d'admiration pour la voyageuse du dessus de ma couchette! L'homme éprouvait une attraction telle, qu'il lui fallait l'admirer à moins de 30 cm...

Au première lueurs de l'aube, nos trois petits cochons furent tirés de leur court et inespéré sommeil par le cri strident du vendeur de Chaï qui, non content de son effet, martelait sa cantine métallique.

C'est ainsi qu
'à bord du Delhi express n° 4760 il chassa les derniers démons de notre nuit.

Les bagages étaient là
, tous intacts.

par @line & Jean-Luc publié dans : LA MALLE DE L'!NDE
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