Alors là... tand pis pour ceux qui sont arrivés juste à l'heure! Même les places des premiers rangs sont pris d'assaut! Sur les marches du
haut, nombreux sont ceux qui sont heureux d'avoir trouvé place.
C'est l'effet Satyajit Ray à Paris. A chacune des projections de ses films nous le vérifierons. Il déplace. Hé puis là, nous avons eu aussi à faire à quelques inédits, donc, nous nous adaptons
rapidement à la situation, et désormais pour Satyajit, c'est 1/2 heure avant tous ces retraités qui n'ont que cela à faire... aller au cinéma à la mi journée pendant que la France, M'sieursdames, elle, elle travaille pour leur payer leur
retraite...
Bon je m'égare.
C'est les effets post-eûmes de grêve ; cela peut vous monter à la tête tellement vous vous êtes sentis privilégié de pouvoir encore en faire
une , une bonne...
Alors, revenons à nos moutons : on reprend ici encore le livre "Gora", pour tracer un autre aspect de son oeuvre littéraire... Mais depuis que je vous en parle, vous l'avez lu,
non?
Ce film se voit comme du Marivaux mais à l'!ndienne. Rien d'insultant. J'adorrrre Marivaux!
"Charulata"
- Fiction de Satyajit Ray, 1964, 1h56’ noir & blanc, (bengali) d’après un nouvelle de Rabindranath Tagore, l’un des films favoris du réalisateur, un vrai chef d’œuvre (au
cas où certains n'auraient pas encore compris!).
A Calcutta, à la fin du 19ème siècle, « Charu » est l’épouse intelligente et sensible de Bhupati, un intellectuel de la classe aisée
représentant de la renaissance bengalie.Féru de discussion politiques sur les mouvements nationalistes, il se consacre entièrement à son journal politique, délaissant Charulata. Surgit Amal, le
jeune et séduisant cousin de son mari, qui comme Charu est passionné de littérature. La poésie qu’écrit Amal pousse Charulata à révéler ses propres talents d’écrivain.
Ce qu'il y a d'interressant chez Tagore c'est sa vision moderne de la femme... et du couple, bien transposée dans ce film.
J'ai eu l'impression que les décors étaient partiellemnt les mêmesque ceux utilisés dans la fiction de Rituparno
Ghoshle, " Chokher Bali"; hélas, je n'ai pas pu poser la question à "Martine"...(Armand)
Cette seconde projection sans faire le plein en salle semble attirer un tout petit peu plus de monde.
Est-ce le fait de l'actrice? Ou plus simplement que d'aucun ont enfin trouvé dans l'officiel des spectacles
cette formidable programmation sur l'!nde en route vers son indépendance, à la rubrique évènements au musée Guimet?
Nous, on s'en fout après tout.
Lorsque le noir se fait, juste après les explications de celle que nous appelons nous aussi désormais par son prénom, "Martine",... nous nous laissons glisser dans nos souvenirs de voyages en
appréciant qu'elle ait pris la peine de nous sous titrer la version hindi. Non pas que nous n'aurions pas pu l'apprécier, après tout, nous nous étions prêté à l'exercice avec bonne humeur en
!nde.... Mais c'est quand même pas mal de TOUT comprendre!
Allez! Un grand merci à Martine pour ses sous titrages tout au long de cette programmation, et tout particulièrement pour les inédits enfin présentés en France!
Avec "Chokher
Bali"(Fiction de Rituparno Ghosh, 2003, 2h -hindi) nous sommes plongés dans notre voyage à plus d'un titre...
D'abord, le livre magnifique "Gora" nous a accompagné une partie de notre voyage et nous en retrouvons ici les principaux propos, ensuite parce que l'univers de
l'oeuvre de Rabindranath Tagore, est adapté avec beaucoup de subtilité empruntant tantôt son style au cinéma d’auteur tantôt aux films Bollywood.
Y
jouent, la célèbre et belle Aishwarya Rai (Actrice Bollywoodienne célébrissime en !nde qui tente en Europe de se trouver une stature après la signature d’un contrat publicitaire
qui en fait désormais l’égérie de l’Oréal voyez ses longs cheveux à gauche sur cette photo), Raima Sen, Lily Chakrabarti...
Dans le Bengale secoué par les troubles politiques du début du 20ème siècle, Binodini, jeune femme belle et éduquée se retrouve veuve dès sa première
année de mariage. Elle est invitée à vivre dans la maison d’une veuve aisée de Calcuta, la mère de Mahendra. Celui-ci a épousé Ashatala, après avoir refusé d’épouser Binodini en mariage.
Ces histoires d’amitié et de passion naissent et s’entrecroisent, tandis que Binodini aspire à se libérer de sa condition de veuve, le pays espère se libérer du joug des
Britanique.
Amateurs de photos aux éclairages sublimes, aux cadrages sans fautes... vous serez comblés!
Passage du sas de sécurité, achat de mon pass pour la saison, et je découvre enfin l'auditorium. La salle n'est pas trop remplie... Le bouche à
oreilles n'a pas dû fonctionner. Je me dis que cette première projection programmée à midi quinze n'est manifestement pas destinée à n'importe quel public.
Effectivement, lorsque Jean luc me rejoint je me fais la remarque de ce que grâce à nous deux... la moyenne d'âge aura baissé en
salle! Comme au temps du ciné club, commence la présentation du film... par l'équipe de la programmation.
Allez, Vive les séptuagénaires et octogénaires en forme! C'est tout de même eux les grands consommateurs de ces loisirs muséologiques!
Noir dans la salle.
Voici enfin, la magnifique "Ballade de Mangal Pandey" (The Rising)
(Fiction de Ketan Metha, 2005, 2h54’, (hindi) inédit en France- Musique de A.R Rahmanavec Aamir Khan dans le rôle principal, Rani Mukherjee, Toby Stephen,…)
Mangal Pandey, soldat indien du 5ème régiment de la compagnie des !ndes est à l’origine de la révolte des Cipayes de 1855 qui marque
un tournant décisif dans l’histoire de l’!nde coloniale. Considérée comme la première guerre d’indépendance, cette mutinerie entraînera l’éveil d’une conscience nationale et conduira l’!nde,
moins d’un siècle plus tard, à sa liberté.
Ce cycle de films sur l'!nde vers son indépendance... Cela participe pour nous, sur grand écran, de la
vie après l'!nde... et nous espèrons vous donner envie de voir ces films que nous allons vous présenter ces jours prochains!
Ilssesontlâchés