Donner la parole à une française à moitié !ndienne qui découvre la terre sainte relève un peu de l'!ndianerie!
Certes... et je n'y résiste pas.Partager ce plaisir avec vous qui connaissez déjà Christelle présentée en ces colonnes, qui nous avait accueilli (recueilli?) chez elle, à Delhi...
Comme toujours, poésie, humour et une pêche d'enfer se conjuguent avec bonheur dans sa prose que voici ci-dessous!
Cette carte postale d'Israël reflète bien mes propres émotions multiples et contradictoires à propos de ce pays qui sans être le mien, m'est toutefois cher à bien des égards. J'y ai habité quelques année enfant, et une grande partie de ma famille a choisi d'y vivre.
Rechercher des juifs !ndiens, il allait y penser... Christelle n'a pas encore monté son documentaire, mais nous attendons de le visionner:
Allez courage Christelle, reprend ce projet et traite le comme tu sais écrire : avec le coeur et l'esprit!
"Du 26 avril au 7 mai, je suis partie en Israêl pour faire un repérage sur les Juifs indiens en vue d'un documentaire....
sujet qui m'occupe depuis deux ans:
savoir comment les juifs de l'Inde vivent en Inde leur histoire aujourd'hui,
voir Israel, ceux qui s'y sont installes et qui ont trimballe l'Inde tout la-bas,
en terre promise....
J'ai d'abord vu Jérusalem,
la vieille ville divisée en quatre parties:
la partie musulmane, chrétienne, juive et arménienne orthodoxe,
j'ai
arpente la via dolorosa avec les étapes du chemin de croix,
gravi le mont des oliviers,
embrasse le saint-sépulcre,
fait mes prières aux mur des lamentations
marche dans la rue aux paves ancestraux
regrette d'avoir oublie mon catéchisme
puis
la ville elle-même, divisée en quartiers est et ouest, juif et palestinien
rencontre Margalith Knafo , son toutou et sa soeur Rivka, juives du Maroc, qui ont repondu a toutes mes questions et qui m'ont bien bichonnée
discute avec Ingrid et Olivier Debray de l'alliance Française
vu le superbe et riche musée de Jérusalem et la synagogue de Cochin en Inde reconstituée
et le musée du livre ou se trouve les rouleaux de la mer morte...
croise les jeunes militaires, filles et garçons, avec d'énormes mitraillettes en treillis
de la beauté de la jeunesse
mange horriblement bien
discute avec des Juifs a bouclettes, des Palestiniens, des Chretiens, des touristes, des Indiens, des Ethiopiens, des Américains, des Francophones
caresse des chiens et des chats
puis assiste au colloque annuel des Indiens d'Israël ( ils sont 6000), a Lod, pres de Tel Aviv,
colloque en Maharhati, la langue de Bombay,
mange un thali indien,
vu un comique spécialement amené de Bombay pour caricaturer la vie indienne
comme nos comiques a nous qui parlent du bled...
Ensuite virée avec Margalith au centre Israël dans une colonie indienne de Beer sheva et Nivatim,
a 2hoo de Jérusalem
nous étions tout pres de Demona ou se trouve la bombe atomique,
mais Margalith me disait qu'elle ne connaissait que l'usine a confiture la-bas
Elle m'a fait visite le centre qu'elle a fonde pour enfant en difficultés, ou traumatises des guerres
j'y ai rencontre un schizophrène qui m'a rappelé le temps ou je travaille a Saint-Anne a Paris,
j'ai eu le meme elan de tendresse
Nivatim
visite du musée et de la synagogue indienne la-bas
parle a des Indiens, tres israéliens, ayant oublie leur anglais
ensuite, nostalgie encore peut-etre, Margalith m'a emmenée chez Bebert, le marocain qui a ouvert un resto indécemment bon...
marche des bédouins et en route pour la mer morte
Ein gedi
kibouts
oasis au milieu du désert
jardin botanique
mer morte je flotte
bain de boue, spa,
tous ces gens ages ou autres qui se vautrent la-dedans avec joie
cochonesque
encore des repas de salades fraiches, de fruits incroyables, de poissons fumes, de fromages...
Je suis tombee en extase devant la nature, et l'amour des hommes pour cette terre-la, désertique
quand je pense a Israël, je pense aux fleurs maintenant
Tel Aviv
cosmopolite
la plage et la jeunesse
je rencontre une productrice encourageante, a l'ecoute
je pense a tous ces gens que j'ai rencontres la et qui ont pris le temps de parler, de repondre a mes questions parfois stupides,
a leur visage, a leurs incroyables cultures , a leurs histoires en marche
j'ai mal au ventre de partir bien que la petite famille, Kulfi (ma chienne, la princesse poilue) et Dominique, m'attendent a Delhi
j'ai encore dans les cheveux l'odeur des eaux sulfureuses de Ein Gedi
je rencontre Suzanne de Tel Aviv dans l'avion qui va en Inde
Il est fort possible que ce documentaire ait du mal a voir le jour, mais je souhaite, que d'une facon ou d'une autre, tout cela un jour réapparaisse, que cette singularité qui n'est ni l'Europe, ni l'Asie se dise a sa manière
Si je n'avais jamais ete la-bas, je n'aurais jamais rien su de ce qu'il s'y passe vraiment, du moins au moment ou j'y jetais, de cette beaute, de cette richesse due a la diversité des cultures, des Israéliens, juifs ou palestiniens, ou autre chose encore...
Merci encore a tous ceux qui m'ont aidée
Shalom
Au plaisir de vous lire, me parler de vous.
Christelle".
!ndianeries








Govind Nihalani est un des plus
grands réalisateurs indiens qui œuvre dans le cinéma d’Art & Essai depuis les années 70. Tamas est en faite une série télévisée adaptée du roman émouvant de Bhishm Sahni reçut de nombreux
prix dont le national award indien (avec 
Ilssesontlâchés