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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.

06 Jul

Czengö fràsz - Maison de la terreur de Budapest

Publié par @line  - Catégories :  #HONGROISERIES

L'autre nuit, à une heure du matin, voilà que l'on sonne avec insistance à la porte de l'appartement. Je ne dormais pas encore, mais mon amie éveillée brutalement par le son aigüe et strident s"est affolée.

Ne parlant pas le hongrois je la laisse mener les choses, croyant surtout à une personne alcoolisée dont les doigts se seraient égarés sur le bouton de notre sonnette. Que neni. 10mn après, nous y étions encore, et voilà qu'un homme tente avec des clefs d'ouvrir la porte d'entrée! Là, le coeur battant, mon amie se décide à interpeller l'intrus ! Et il s'averera qu'il s'agissait du compagnon de la nièce de la tante qui nous prête l'appartement, qui rentrant du Danemark, avait besoin de récupèrer ses clefs de voiture, laissée stationnée là durant son absence.

Evidement nous n'étions pas au courant ; cepandant lui savait par la tante que nous logions là; et nous sachant là, il ne voulait pas entrer sans nous prévenir... d'où son insistance à sonner.

De notre côté comme personne ne nous connait ici, nous ne nous manifestions pas, craignant un cambrioleur!

Quel quiproquo!
Cela s'est terminé devant un bon verre pour nous remettre tous de nos émotions...

La terreur de la sonnette?...
La mère de mon amie écoutant cette histoire le lendemain, nous raconte alors ses souvenirs... durant la guerre la gestapo hongroise, puis après guerre, les services de la police secrète enlevaient les personnes pour des destinations d'où les familles ne les revoyaient plus jamais. Ils avaient coutume d'oeuvrer la nuit, sonnaient entre minuit trente et une heure du matin.
Certains d'ailleurs, au coup de sonnerie sans attendre leur reste, se jettaient par la fenêtre...
Après 22h, nombreux étaient celles et ceux qui angoissaient au moindre tintement de sonnette tant les enlèvements étaient monnaie courante, les disparitions... de nombre. Ces faits sont relatés, entres autres, à la maison de la terreur de Budapest.

 

Dans les sous sols de cette maison j'ai vu les cellules. La mère de mon amie y a été sequestrée plusieurs semaines sans qu'elle n'ait jamais sû le motif de sa détention, encore moins qui l'avait dénoncée !

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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.