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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.

15 Nov

Mais... que fait la police?

Publié par @line  - Catégories :  #surV!VRE sans LE travail

Ce titre comporte une question -véritable- partie intégrante du cycle de cinéma organisé par le Forum des Images de Paris présente une sélection de films de fictions ou de documentaires internationaux avec 3 débats ouverts au public...  avec la collaboration de la revue Mediapart;elle a réuni 300 personnes ce soir avec le thème :
"Police & citoyens : la grande méfiance ?"
L'animation assurée par le journaliste Edwy Plenel pose bien l'entrée en matière...
Bien que les intervenants entrent vite dans le vif du sujet... un ronronnement gentil s'installe. Je bout sur mon siège.
La table des intervenants réunit une belle brochette de spécialistes;

Yannick Danio, délégué national du syndicat Unité SGP Police FO ; Emmanuel Didier(1), chercheur au CNRS ; Ilan Klipper et Virgil Vernier, réalisateurs de Flics et Commissariat ; Christian Mouhanna, sociologue, auteur de “La police contre les citoyens ?” (Éd. Champ social, 2011) 

 

 Il est affirmé que la politique du chiffre au service de l'Etat passerait avant le service au citoyen, contribuant à faire une police de sûreté, de sécurité... plutôt que de proximité. Mieux nommée par les citoyens, "la culture du résultat" empêche de maintenir/trouver du sens (pour le travail policier )imposant un "sur régime" à cette police en lui modifiant sans cesse ses objectifs au gré des événements conjoncturels, en lui demandant de produire des statistiques qui seront utilisées par les politiques dans leur relation aux citoyens.

La tension dans les quartiers difficiles (se souvenir des événements et émeutes de 2005, de 2007,...) focalise toute l'attention.

La police de 1980 n'existe plus. Il faut (dixit Alain Bauer ami d'Emmanuel Valls ministre actuel de la justice) optimiser, "marchandiser" les services des gardiens de la paix...

Les réalisateurs de "Commissariat" témoignent d'une certaine tranquillité dans l'exercice de leur fonction au commissariat d'Elbeuf où a été  tourné leur documentaire-considérant un peu l'endroit représentatif de la province- ils affirment y avoir rencontré une attitude "bon enfant" des professionnels de la police ; ils incriminent la Presse responsable de l'image dégradée,  qui attiserait et engendrerait la confrontation violente... par ses accroches journalistiques spectaculaires.

Selon les syndicalistes policiers, un commissariat "c'est une poudrière".
"Les politiques qui n'ont rien a vendre, vendent de la sécurité..."

Quid de l'inégalité de territoire de la présence policière : dans d'autres fonctions du service public n'en est-il pas de même?

L'extrait de film "Flics" montre comment des flics en formation invités à ne pas vivre dans leur bulle afin de ne pas vivre en société sous le prisme de leur quotidien et pouvoir conserver leur humanité, voire une certaine candeur...

La police d'aujourd'hui, de 2012 n'a plus rien à  voir avec les fictions est il affirmé si tant est que cela fut : elle s'est diversifiée. Plus féminine, desormais elle affiche du black blanc beurre et recrutée aussi dans les quartiers, même si l'on y constate davantage de diplômés.
Ces policiers des quartiers difficiles, comme leurs collègues n'ont cependant qu'un souhait : surtout travailler ailleurs qu'en quartier sensible, changer de cadre. On ne leur vend pas la proximité sociale!

"Pinot simple flic"(1984) second extrait montre l'attente l'ennui presque. Il est affirmé que c'est le quotidien, jusqu'à la demande d'intervention pour rétablir la paix sur le terrain d'un conflit qui une fois sur 20 ou sur 50 tombera sur une vraie question difficile a résoudre qui pourra basculer dans "la" vraie violence pour laquelle dans l'extrait de film il est dénoncé l'insuffisance de formation d'alors des policiers.

Le boulot de flic au quotidien serait donc plutôt clairsemé de conflits ordinaires de voisinage, de violences conjugales,....

3eme extrait "Très bien merci" (1987): un badot qui regarde un contrôle policier finit lui par se faire embarquer manu military parce qu'il refuse d'obtempérer au "circuler" et ne se laisse pas tutoyer : observer le travail des policiers peut s'avérer dangereux!

Le tutoiement est désormais interdit...

Comme vous le voyez, un debat ronronnant où rien de nouveau à
l'horizon et pas de parole donnée à la salle au bout d'une heure trente, m'a fait fuir...
Mon experience des quartiers difficiles en France et de celui de Barbes - Goutte d'or est très loin de ces gentilles observations...
Le contrôle au faciès en haut de l'escalator du metro est quasi normal, la prostitution et la drogue sont fossilisées dans les relogement suite à la renovation urbaine "pour mieux contrôler et surveiller", et la ghetoisation sans issue, condamnant toute une population de quartier à rester en prise avec cette vie là... Faite de petites et grandes peur au gré des événements entre "maffieux surveillés"!

Alors que fait la police ?

Elle obéit aux politiques et à la goutte d'or c'est grâce à D. Vaillant qu'aucun espoir n'est plus de mise... depuis longtemps : les propos racistes fleurissent même parmi les bobos de gauche !

 

 

(1)Emmanuel Didier (Sociologue CNRS - La Politique du chiffre) que je découvre, le reconnaissant difficilement alors qu'on le nomme et qui n'est autre que le fils d'amis très chers... Lise & Andrée, que j'ai connu tout jeune!

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