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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.

20 Apr

Temple de Subuko - Eko-In (Koyasan-Japon)

Publié par @line  - Catégories :  #NIPPONERIES

Les maisons se sont raréfiées au fur et à mesure du trajet depuis Osaka et désormais la forêt domine. Le ciel est bleu, 27 degrès! 

Le limited express train d'Osaka en 1h20 nous mène à Gokurakubashi, station terminale d'où nous empruntons la crémaillère qui conduit au sommet du Mont Koya. Le site est classé patrimoine national de l'Unesco. 
Nous y voici en dix minutes. 
Orientés vers la desserte d'autobus locaux par une demie douzaine de beaux japonais costumés, gantés de blanc, tout fiers de nous orienter en anglais, nous suivons les consignes scrupuleusement expliquées sur la notice explicative du fonctionnement du bus : 

on monte par l'arrière, on repère le nom de sa station - mon joli japonais a entouré sur ma feuille le nom de la nôtre à l'indication du nom du Temple qui nous accueille-  on sonne lorsque le nom de la station est ennoncé par haut parleur, on se dirige à l'avant du bus, on paie son parcours avant de descendre selon ce qui s'affiche au tableau lumineux à côté du conducteur, (si on a pas de monaie la machine en fait) et on sort par l'avant. 

Le  temple s'appelle Subuko, l'hébergement est dénommé Eko-Inn. 
Le tout tenu par des moines Shingon (du bouddhisme ésotérique, école Kukaï, http://www.nichiren-etudes.net/dico/esoterisme.htm ) disciples de Kobo Daishi (moine Aka Kukaï, 774-835), le fondateur de Koyasan, de l'êcole ésothérique du Bouddhisme.

Nobuhiro Tamura, le seul qui parle anglais dans ce lieu, nous accueille. Il nous présente nos chambres au style japonais (20 m2 chacune, TV, coffre, tables basses dont l'une extraordinaire chauffante permet de conserver les jambes et pieds au chaud ! Une invention du 9ème siècle) et nous explique le déroulement de notre séjour. 

Ce moine de 29 ans ne manque pas d'humour, nous aurons l'occasion de l'apprécier le soir, lors de la visite guidée du cimetière, de 19h30 à 21h. C'est lui également qui nous initiera à 1/2 heure de méditation Ajikan. 
De quoi s'agit il ?
Il faut se concentrer sur la lettre A en sanscrit. Le A étant le premier son émis à la naissance par tout humain quelque soit sa langue. Ce A est inscrit dans une lune pleine -symbole de pureté- sertie de fleurs de lotus. 
Le 1er niveau - il y en a trois- de méditation s'appelle Susokan. Il s'agit de relier son être intérieur à celui extérieur, atteindre un dimension cosmique. Enfin, disons, la viser... j'avise et je reste sur ma pratique, celle de la posture de l'arbre me convient mieux... que celle ci, avec l'assise en tailleur. 
A 18h un repas végétarien copieux, gastronomique nous est servi en chambre. Gic ne cesse de s'exclamer "que c'est bon"... se délecte des légumes en Tempura, des petits condiments, des multiples Toffus... 
Après la Shoba (plat de pâtes à la farine de sarazin) froide testée hier soir à Osaka, ce soit c'est la version chaude qui vient conclure notre dîner. Le second soir nous aurons un menu de Toffus avec des pâtes Udon servies en marmites cuisant à petit feu.
Le moine part trois fois est venu pour nous débarrasser... Or nous n'avions pas fini! Profitant du feu et de la marmitte, nous avions à... faire chauffer notre petite bouteille de Saké et trinquer à la mi-parcours du voyage. Gic avait grandement besoin de noyer son chagrin : il a égaré au cimetière (que nous avons visité de jour aussi) son étui photo avec sa carte mémoire pleine.

Voilà les journées chargées de Koya, où l'on aura aussi vu le petit musée Reihokan, et trois jolis temples de l'ensemble ouest du Mont ( Danjô Garan) : le Kompo Daitô grande pagode rouge, le Kondô pavillon de la médecine, et juste avant au centre ville, le superbe monastère Kongôbu-Ji avec le plus grand jardin de pierres du Japon, le Banryu- tei et ses paravents, sa cérémonie du thé.

Avant de dormir, je me présente pour la douche, et là, de nouveau, surprise : un onzen! 
Et de nouveau, Gic passe à côté...

On Zen, zen zzzennnn..
Sayonara!
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regine knafo 22/04/2013 09:22


J ai pas compris la fin  ONZEN ?
 Regine que tu connais


 

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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.