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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.

02 May

Watashi no yuujin no yuujinwa watashi no yuujin desu !

Publié par @line  - Catégories :  #NIPPONERIES

私の友人の友人は私の友人です

"Les amis de mes amis sont mes amis!"

Me voici arrivée à la station de métro de Montesando où Kaori m'a fixé rendez vous en milieu de quai.

J'ai un quart d'heure d'avance ce qui est un vrai exploit pour moi qui ait l'heure plutôt orientale. Il faut dire que je m'attends à une rencontre exceptionnelle, et rien, en effet, rien de cette journée ne sera ordinaire pour moi, je le saurai par la suite.
Je la guette. J'observe sur le quai les gens, ceux assis sur les bancs à chaque extrémité de la voie. Toutefois, aucune de ces personnes ne semble correspondre à mon RV.
Je me penche à l'arrière de l'escalier et je regarde monter quatre à quatre des voyageurs pressés de s'engouffrer sur l'une des rames quais. De là où Je suis je ne peux les voir que de dos. Celui d'une femme se détache. Vêtue de façon traditionnelle, elle monte aussi vite qu'elle le peut Pas facile avec ces chaussures

Cette brunette aux cheveux courts,  lève à hauteur des yeux son poignet, consulte sa montre. A moment précis je sais que c'est elle! J'appuie sur le bouton et la prise bien que je saches déjà qu'imanquablement, cette photo sera floue puisque je me précipite vers elle. L'a-t elle senti ? Elle se retourne, je souris, alors avec un léger accent d'une voix douce je l'entend me dire : "c'est vous ?"

Je suis si contente de la rencontrer que je la serre dans mes bras ! Le courant passe. Elle fait mine de m'embrasser, moi qui d'ordinaire serre la main, je me laisse faire, et j'en fait autand!

Takashi et elle se connaissent depuis une trentaine d'années. Ils s'étaient rencontrés en France, travaillaient dans la même entreprise m'explique -t- elle. Moi, c'est avec la femme de Takashi que j'ai travaillé une demie douzaine d'années...

Nous parlons d'abord de nos amis... Échangeons sur les joies et les peines qui nous rapprochent, sur un banc. Puis elle m'entraîne à l'autre bout de la ville où elle me promet une exposition d'art contemporain d'une grande dame qui a traversé le siècle : Yuki Katsura, et en effet, cette japonaise joyeuse fut une belle découverte tout comme l'architecture du musée qui abrite l'événement.

Pour déjeuner elle choisit de revenir à Montesando. Elle veut me montrer les vitrines aux étalages chics qui mélangent art plastiques avec de véritables oeuvres contemporaines à portée de mains et une conception de l'étalage inhabituelle. En effet, je découvre dans l'un des magasins toute une approche design où la Pop Art est à l'honneur. Des multiples, de vrais Wharoll... entre les vêtements et produits aux finitions impeccables aux matières choisies.  Je vous épargne les prix, là n'est évidemment pas le sujet!!!
Kaori que j'ai prévenue de mon intention de lui tirer le portrait, pose pour moi avec un sac à ultra moderne et nous voilà au coeur du sujet : l'adéquation totale du choix du sac avec sa tenue japonaise traditionnelle! Tout le japon est à résumé par ce geste de Kaori parfaitement consciente que je ne manquerai pas l'occasion de la prendre en photo! Déjà les vendeurs s'approchent, il me faut poliment expliquer que c'est mon amie que je prends en photo... pas la boutique et les clients!

C'est la saison des bambous, prenez le plat du bambou cuisiné de mille façons! Elle choisit une salade dans ce restaurant "tout légumes" du centre commercial. On a déposé devant moi une immense boite à vapeur avec une bonne quinzaine de mets aux couleurs et aux formes artistiquement dressés. Je prends la photo. Mais j'ai fait trop vite, on m apporte encore la soupe, le riz et encore un plat spécial sous couvercle! Jamais je n'arriverai à tout manger lui dis-je! Elle sourit et me dit nous avons tout notre temps... Et la voilà qui commence la traduction du feuillet illustré que l'on m'a remis où les ingrédients de mon plat sont tous expliqués...

Il fallait y penser !
Dans la rue, je prends quelques photos des immeubles ; aucune des grandes marques n'echappe à une architecture audacieuse. Au moment où je prend l'immeuble Louis Vuitton, Kaoli me dit : l'architecte qui a concu cet immeuble est celui de ma maison! Je fais volt face et je m exclame : alors je veux voir ta maison! C'est prévu, me dit elle après l'exposition d'art traditionnel au musée Nezu... "Scènes d'Iris, Trésor national, Rinpa Splendor".
Et nous voilà reparties pour une visite du jardin du musée et de la collection de paravents peints, et une foultitude d'objet traditionnels plus précieux les uns que les autres!

Le mari de Kaori chef entrepreneur, nous cueille à la sortie du métro après que nous ayons fait un saut chez le tailleur de Kaoli où j'aurai le privilège de quelques explications vestimentaires relatives à l'art de la lingerie sous l'habit traditionnel. Les coquins resteront sur leur faim aujourd'hui... J'aborderai ce sujet une autre fois!
Nous arrivons juste à temps pour voir sur sa terrasse les derniers rayons de soleil s'étaler en couleurs dans un ciel bleu rougeoyant. Tout Tokyo s'offre à nous et une nouvelle fois je distingue avec peine dans les brumes lointaines le Mont Fuji qui ne cesse de jouer à cache-cache avec moi depuis mon arrivée au Japon.
La maison est sublime. Elle a ete prise en photo pour un grand magazine d'architecture... Donc je vois épargnerai la vue de mes photos de médiocre qualité...

Nous repartons avec le fils -futur papa- du couple pour aller dîner au restaurant de quartier, et là, je déguste le meilleur sushi de ma vie!

Pas plus de 7 places assises au bar, il en résulte que le chef règne sur nous à portée de bras. Bras qui ne cesse de déposer des mets d'une fraîcheur incroyable... à peine mes bouchées avalées, d'autres surgissent encore et encore...
J'ai même eu le droit aux oeufs d'oursins dont je rafolle !

Le mari de Kaoli devant travailler tôt le lendemain, il me commande un taxi remet au chauffeur un plan internet et un voucher; et me voilà partie à sommnoler 50 mn, laissant passer les effluves de saké chaud qui m'embrument quelque peu.

Je m'effondre en rentrant au Ryokan, je laisse Gic occupé à boucler son sac à dos, Morphée,... quelle journée! Morphée répond... À moins que ce ne soit Gic?... Sacrée nipponerie, en effet!
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