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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.

13 Sep

Maximo Zuniga Gonzales, musicien de Trinidad

Publié par @line  - Catégories :  #Cubaineries

C'est le nom de ce musicien de 74 ans que je rencontre alors que je me suis perdue dans les ruelles aux pavés assassins de Trinidad.

Il fait encore assez chaud et tandis que je marche à l'ombre armée de mon appareil photo, je traque les couleurs et les visages. Impossible quasiment d'obtenir les tronches de ces beaux vieux qui me repèrent bien avant que je ne les voie tant ils sont usés par les déclics. Ils fuient le touriste et je ne leur en veut guère. Je réalise tout de même quelques portraits toujours pris vite fait... Ici et là.

Ce vieux là, est particulier car il porte sa guitare au dos. Au soin de sa toilette, je saisi de suite qu'il va au concert. Il m'aborde avec gentillesse et m'indique où il s'apprête à jouer. Casa de la Trova. Je le suis. Il me ramène à travers le dédale de rues, à deux pas de la Plaza Mayor de l'autre coté de la cathédrale, ce qui est en fait, tout simplement au bout de la rue où je loge!

Il n'y a pas grand monde encore ni sur la piste de danse si au bar. Le groupe de musiciens donne tout de même de la voix, comme si le lieu était bondé.

Maximo m'entreprend après avoir dansé avec une touriste et me montre une photo dans le hall du Club. Il m explique qu'il est le chanteur à l'extrême droite de la photo qui date des années cinquante, comme sa guitare. Je lui tire le portrait.

En sirotant ensemble notre Pinacolada, il se confie. Il me raconte ses jeunes années au moment de la révolution, de ce que la musique représente pour lui, des sous qu'il a gagné durement en travaillant dans les transports pour joindre les deux bouts et pour élever ses enfants qui lui ont donné deux petits enfants.

Lorsque l'orchestre s'arrête, il prend sa guitare entonne trois belles chansons d'amour. Il sussure des mots tendres comme autant de caresses qu'une l'oreille attentive se plaît à écouter tant il excelle à faire revivre une époque surannée. Ses longs doigts agiles font vibrer les cordes de son instrument tandis qu'il promène ses yeux délavés dans le lointain... celui des souvenirs ravivés.

A cet instant précis, nous sommes dans le bonheur.

Sacrée Cubainerie !

Maximo Zuniga Gonzales, musicien de Trinidad
Maximo Zuniga Gonzales, musicien de Trinidad
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