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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.

10 Sep

Vamos à la playa... Oh o...ooh !

Publié par @line  - Catégories :  #Cubaineries

Quittant San Filipe en direction de l'est de La Havane, nous nous mîmes en route pour la Plage de Guanabo. Celle là même décrite et préférée de notre amie Mercèdes restée à Paris. Elle n'avait cessé de nous vanter son eau claire, sa plage paisible ; et c'est exactement ce qui nous attendait après une bonne heure de route, à soixante kilomètres du village de San Filipe..

Déjà, à six heures ce matin là, dans le patio les coqs de la basse cour mitoyenne chantaient gravement le lever du soleil. Exigeaient-ils sommes toutes, que je sorte de ma torpeur méditative ? Que j'entame les huit pièces de brocards, cet exercice journalier de qiqong (mouvements destinés à entretenir/prolonger la vie en bonne santé)?

Tandis que je m’exécutai, j'observai le ciel s'éclaircir petit à petit et constatai que hélas, il virait du blafard au nuageux. Enchainant les exercices de qiqong avec celui des cinq animaux, je me retrouvai totalement moite.

Je rentrai faire un brin de toilette, puis, préparer mes affaires pour les quatre jours que nous nous promettions de partager pour moitié en la compagnie d'Olga et de son jeune mari Randy, pour l'autre moitié, en ville, à La Havane chez Mylène.

Pour l'heure, le coffre de la Chrysler était chargé de victuailles à ras bord -comme si nous allions tenir un siège- et nous foncions à vive allure, aménageant ici et là quelques haltes : l'une obligée pour un contrôle de police - ce qui a toujours cours ici, quels que soient les déplacements- les deux autres pour acheter en bordure de route des mangues et de la pulpe (pour faire du jus de fruit) puis à la fabrique biscuits secs salés, ceux dont raffolent les cubains et qu'ils grignotent en toutes circonstances...
Ces achats rejoignirent la caisse où d'énormes avocats gisaient outre nos langoustes, trois sortes de bananes (à frire, à cuire, à manger nature), les citrons "français" (ainsi les nomme-t-on ici : ces citrons sont gros comme des oranges vertes), le tout juste à coté du poisson, du poulet (du genre sumo qui court tellement longtemps dans la nature que même après cuisson de plusieurs heures il demeure archi musclé!), sans oublier le kilo de fromage frais de vache. Tous ces produits locaux, troqués évidemment...

Par téléphone, et pour deux nuits, Olga avait réservé la veille un appartement de trois chambres avec air conditionné et multiples terrasses sur la plage pour la somme totale de 120€.

A la plage, peu de monde hormis quelques cubains en villégiature tardive tout comme nous.
La mer chaude des caraïbes c'est tout même extraordinaire !

Le premier des trois bains journaliers fut pris immédiatement sous un ciel chargé, une atmosphère lourde... ce qui fit croitre les ombres et chargea d'un peu plus de mystère ces paysages de plages esseulées.

Le jeune Alexandre, étudiant en informatique, 17ans, (fils de Yadeline) escomptait quant à lui, aller en boite de nuit ; il n'en prit même pas le chemin ! L'unique fois où nous le vîmes dans l'eau ce fut lors de notre seconde baignade, un verre de rhum à la main, tenant équilibre entre les vagues et le courant. En soirée, il termina la bouteille de vin rouge espagnol -dont nous n'avions pour notre part gouté qu'un demi verre- en la compagnie soudainement bavarde de Randy; le lendemain, le jeune homme ne bougea guère de sa chambre si ce n'est pour se rendre à la salle de bains. Il n'évoqua à aucun moment le dessein d'aller en boite...

Randy et Olga s’appliquèrent durant ces deux jours en cuisine, maniant le couteau habilement, prenant de temps à autre de longs bains de mer ; et c'est quasi habillée qu'Olga se baignait afin de ménager sa blancheur de peau...

Le matin de bonne heure et le soir depuis les terrasses nous scrutions les cieux, jamais lassés d'admirer les somptueuses aquarelles qui s'offraient à nous avec pour fond sonore, la musique cubaine sélectionnée par Randy.

Le taxi revint nous chercher pour nous conduire à La Havane.

Sevrés de plage, nous allions enfin rejoindre Mylène en compagnie de sa mère Mercèdes pour les loisirs urbains de fin de semaine.

Mylène, peintre de son état, vit et élève seule -comme beaucoup de femmes ici- son fils Saul de 7 ans. Elle nous a invités à partager son minuscule appartement de 35m2 dont elle est propriétaire Calle 76. Sa tante qui habite à deux rues s'est fort heureusement proposée d'héberger sa sœur et Saul, juste le temps des deux jours de week end, histoire de profiter des journées et virées nocturnes tardives...

A nous les cubaineries !

Vamos à la playa... Oh o...ooh !
Vamos à la playa... Oh o...ooh !Vamos à la playa... Oh o...ooh !Vamos à la playa... Oh o...ooh !
Vamos à la playa... Oh o...ooh !Vamos à la playa... Oh o...ooh !Vamos à la playa... Oh o...ooh !
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