Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
À bord d'un long tail, l'un de ces jolis bateaux locaux colorés je quitte Phi Phi Don pour Phi Phi Ley située dans la zone strictement protégée du Parc Aquatique. A moins être Ranger, nul n'est autorisé à dormir sur cette île où ces hommes veillent au grain nuit et jour.
Notre embarcation de taille moyenne amarre bientôt sur le site de Bambou Island. Tout autour nous dit-on sont les plus beaux spots de plongée ; je reviendrai en faire deux le lendemain avec des plongeurs certifiés. Pour ce jour, il s'agit juste d'une ballade de reconnaissance et de découverte, une sorte de prise de contact avec la beauté des lieux.
Le sable blanc ébloui. Poser ses pieds sur ce tapis scintillant exige de se délester de 400 bahts, contribution versée à la protection des lieux... autre choix, moins fun, pratiqué par la confrérie des pingres, consiste à nager dans les eaux côtières, sans discontinuer sous l'oeil vigilant du capitaine garant des règles vis à vis des autorités.
En ce début d'après midi largués sur la plage, la ligne d'horizon bleue exacerbe plus encore les nuances vertes des eaux translucides tandis les nuages en chantilly, dessinent de délicieuses volutes...
Que la terre est belle!
Mon coeur bondit à la pensée de cette chance que j'ai d'en apprécier les beautés. Sous le charme, je ne peux néanmoins rester immobile et comme presque tous ceux qui débarquent à l'heure où mord le soleil et brûlé le sable, je cours m'abriter sous les verts bambous, au frais.
De-là aussi la vue est absolument sublime ; imaginez les jolies notes sifflotées par les oiseaux, le vol léger de délicats papillons... Ouh là là...
Des photos, j'en prends, ici et là.
Mais c'est surtout ma rétine qui imprime ces couleurs et mon esprit qui fige à jamais ce temps suspendu sur lequel rien de cette nature ne semble pouvoir avoir prise.
Une heure pourtant passe vite.
Le capitaine en pince pour moi. Sa drague enfantine le fend de rire : alors que je nage en mer, il me fait signe d'approcher comme pour me dire quelque chose et d'un coup d'un seul il m'asperge d'eau glacée ! Rafraîchissant!
Il émet un Klaxon et la quinzaine que nous sommes grimpe à l'échelle, reprend place afin de poursuivre l'excursion. Et la journée passe.
De plages en criques et de criques en plages... nos arrêts sont ponctués de plongeons, de rires, puisque de fait et pour la plupart, chiliens, colombiens ou indiens, mes compagnons d'un jour, ne savent ni nager ni utiliser un tuba. En outre, arnachés de l'encombrant -mais rassurant- gilet de sauvetage leurs efforts sont rendus malaisés et drôles.
Côté fonds marins, pas de beaux coraux lors de ces snorkeling (j'en verrai en plongeant à 12/14m) toutefois de jolis poissons jaunes striés violet ou noir et blanc géométrique, noir et bleu électrique... Arrive le coin des bébés requins - je n'en ai pas croisé - puis celui de la plage des singes - beaucoup en effet, dont il vaut mieux se méfier - enfin, Maya bay, l'autre site mythique, protégé également, mais pas placé au même régime que Bambou Beach: pas de taxe! Que comprendre?
Je n'ai pas acquis assez de Thaïlandais pour en apporter l'explication!
Tandis qu'en surface réfléchissent dejà les décors découpés et très spectaculaires de rochers émergés, de cascades de verdures de jungle, les paysages tout en ombres chinoises très ciselés défilent.
Le coucher de soleil d'or s'annonce en parures roses et bleues et nous devons ce spectacle toujours émouvant de la nature à une panne de moteur, nous fera rentrer une heure plus tard que prévu au port; le temps de l'apprécier depuis notre long tail, en mer, ce qui n'était pas vraiment au programme.
Repus de soleil, le ventre léger -on mange peu sur ces croisières bon marché-mais est on bien là pour cela?- je file prendre une douche et me reposer de cette belle journée.
Pas beaucoup d'adieux dans ces rencontres circonstancielles...
Grayscale © 2014 - Hébergé par Overblog






