Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
Voilà trois jours que je suis sous escorte à Port Barton. Je ne m'en plaint pas. A notre arrivée Christophe, Jean Christian et moi avons dû partager la chambre faute de pouvoir trouver un hébergement chacun au bout d'une heure de recherche.
Le petit Resort dirigé par des Australiens en bout de plage a fait notre affaire avec une luxueuse Family room en bungalow. Des quatre lits l'un fut apposé contre le mur histoire de faire un peu de place dans notre dortoir. Nous aurions dû prêter attention à leur dimension préalablement. Je regretterai amèrement ce manque d'attention : dormir dans un lit de 70cm me mis à rude épreuve!
Endormie après avoir copieusement irrité mes deux compagnons avec mes quintes de toux (reprise hélas d'une sinusite infectieuse!) au petit matin, debout avec les chants de coqs, chacun avait de bonnes raisons de vouloir se trouver à la 1ere heure un chambre seule. Comptant sur les piaules libérées, une heure plus tard, chacun avait trouvé son confort. Christophe avait repéré pour nous deux chez dame Tiú "Home Stay" ; un chalet tout en bois où à l'étage nous pouvions occuper chacun une chambre d'angle, spacieuse, avec moustiquaires aux fenêtres, lit à 140, ultra propre et 2 salles de bains en bout de corridor.
L'espace mezzanine- balcon sur cour et rues fut notre agréable terrasse de lecture avec son mobilier en bois et une hauteur de vue sur l'activité journalière ordinaire des gens du cru.
Aux vrombissements des moteurs à ce carrefour de rues bordé d'arbres, les chants d'oiseaux se suspendent tandis que les coqs occupés à s'époumoner une bonne part de matinée, poursuivent la joute... Les livraisons en tous genres vont bon train.
Notre logeuse tient aussi une petite échoppe en entrée de cour qui donne sur rue. Les échanges en langue philippine des familles voisines nous parviennent très audibles, tout comme les frottements au loin, de ceux qui balaient les cours intérieures et autres abords de rues avant d'asperger au seau et à la main les sols durs de terre battue. Jamais un sac plastique ne vole, personne ne s'aviserait à jeter un bout de papier au sol. Il n'y a que les touristes impolis pour y laisser leurs mégots.
Les philippins sont extrêmement soucieux de la propreté. Même de condition modeste, leur tenue vestimentaire est impeccable. Dans les transports à loisir j'ai pu observer combien coquettement sont vêtus les enfants. Quelque soit leur âge aucun ne braille ou ne fait de caprices. Les mères allaitent discrètement.
La plage de Port Barton bien que belle ne me fait pas l'effet coup de cœur de Sabang. Plus grand, le village est certes plus joli, avec des possibilités de restauration plus amples.
Nous retrouvons au dîner JC pour le plaisir de partager la soirée, parfois même dès la baignade de fin de journée.
Il fait très chaud et humide, mais l'air circule assez pour que je trouve cela plus supportable même qu'à Bangkok.
Lassés au bout de trois jours... Nous reprenons la route pour. El Nido, le clou de notre virée.
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