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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

Cine 2023 : septembre (2)

Cine 2023 : septembre (2)
Cine 2023 : septembre (2)
Cine 2023 : septembre (2)
Cine 2023 : septembre (2)

Seconde quinzaine

- "Le livre des solutions" de Michel Gondry avec Pierre Niney, Blanche Gardin, Françoise Lebrun, Vincent Elbaz,...

Afin de finir l'écriture de son film, un cinéaste bi polaire  s'enfuit dans les Cévennes avec toute son équipe... Une fuite en avant créatrice ?

Quelques idées vraiment drôles -que l'on voit déjà dans le film de lancement-  cependant, très vite on se lasse de ce scénario qui tourne en rond. Dommage, car Pierre Niney joue très bien et est tout à fait crédible dans ce rôle qu'il porte de bout en bout. Blanche Gardin et Françoise Lebrun également.

Le sujet de la difficulté de finir une œuvre est bien défendu dans cette relation complexe d’amour et de haine inhérente à toute relation entre un créateur et sa création. Gondry nul doute nous fait partager cette part autobiographique dans ce récit qui s'essouffle trop vite.


- " L'été dernier" de Catherine Breillat, avec Léa Drucker, Samuel Kircher, Olivier Rabourdin, Clotilde Courau...

Sujet bien moins scandaleux que tout simplement bourgeois, ce qui fascine dans ce film c’est la perversité du jeu autour de la notion d’abus.
Un rôle endossé avec brillo par Léa Drucker, à la fois avocate de renom spécialisée dans la défense de mineurs victimes d'abus, épouse indignée, moralisatrice, et belle-mère séductrice... elle incarne l'ambivalence décomplexée avec virtuosité. Rien que pour le jeu de Léa Drucker, on reste hypnotisé.
Il n'est pas certain d'ailleurs que sans l'actrice ce film dont le scénario est un peu ennuyeux et hyper classique eut été intéressant. Chabrol (ou Anne Fontaine plus récemment) ont traité le sujet avec plus d'inventivité.

 

- " Les feuilles mortes" de Aki Kaurismaki avec Jussi Vatanen, Alma Pöysti.
Prix du jury à Cannes 2023.

Voici une histoire des plus banales, celle de la rencontre d'un homme et d'une femme en milieu ouvrier à  Helsinki, avec pour fond d'actualité, celui de la guerre en Ukraine.

Les dialogues minimalistes campent des situations économiques redoutables où,
chaque jour se joue, comme une épreuve de survie, l'âpreté de vie flirte à la lisière d'une marginalité possible, bref, c'est le bourdon total ce film !
Et pourtant, dans cette immense mélancolie, l'humour noir des échanges  va ponctuer de traits d'humour quasi tragiques, cette rencontre où  chacun dispute l'espoir désespéré d'un amour possible... celui qui rendra supportable toute cette tristesse distillée en détails d'infinies tendresses.

Dureté et tendresse. De nombreux plans font immanquablement penser à Édouard Hopper ( ombres et lumières crues).
Le film est truffé de clins d'oeil cinématographiques ;  ainsi l'ultime plan se termine comme dans les films de Chaplin, sur les trois héros qui s'éloignent vers leur avenir radieux : double clin d'oeil en abîme ! ( Nom d'un chien!).

 

- " La piel pulpo" de Ana Cristina Barragán avec Isadora Chávez, Juan Francisco Vinueza, Hazel Powell, Cristina Marchán...

Film équatorien. Trois adolescents dont des jumeaux vivent sur une île avec leur mère. Leur rapport à la nature intime, dans un environnement unique, va se trouver bouleversé le jour où, un drame les contraints...

"La vie sauvage" en autarcie (multiples références cinématographiques) une mère probablement dépressive, un univers  symbiotique, une quête de repères... mais encore?

De belles images, parfois même spectaculaires, très peu de dialogues et une scénario poussif...
C'était un premier film placé sous l'aide aux cinémas du monde, comme celui qui suit :


- " Ella" ou "The other Widow" de Ma'ayan Rypp (Israélien),

Costumière dans un théâtre, Ella entretien depuis quatre ans une liaison avec l'auteur des pièces représentées. Elle apprend la mort subite de son amant marié et va s'inviter à la Shiva...

Excellent premier film. Grande maîtrise du scénario bien ficelé avec de très bons acteurs. Espérons que ce film  trouvera un distributeur.

 

Les deux derniers films présentés au Méliès de Montreuil étaient présentés dans le cadre du focus sur les inédits de l'Aide aux Cinémas du Monde (ACM). Il s'agit d'une subvention accordée en troisième passage( repêchage) devant commission alors que le film est réalisé à 80%. Cette aide est portée par le CNC & l'image animée et l'Institut français. Elle vise à promouvoir la diversité cinématographique mondiale, et conforte de fait, la place tenue par la France de pays phare de la coproduction de films d'auteur. Sans l'ACM, des films tels Mustang, The lunchbox, la conspiration du Caire ou As Bestas récemment n'auraient pas vu jour.

 

Cine 2023 : septembre (2)
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