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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

Laurent Viel L'homme Femme, Le spectacle

Laurent Viel L'homme Femme, Le spectacle
Laurent Viel L'homme Femme, Le spectacle
Laurent Viel L'homme Femme, Le spectacle
Laurent Viel L'homme Femme, Le spectacle
Laurent Viel L'homme Femme, Le spectacle
Laurent Viel L'homme Femme, Le spectacle
Laurent Viel L'homme Femme, Le spectacle
Laurent Viel L'homme Femme, Le spectacle
Laurent Viel L'homme Femme, Le spectacle
Laurent Viel L'homme Femme, Le spectacle
Laurent Viel L'homme Femme, Le spectacle
Laurent Viel L'homme Femme, Le spectacle

Ce spectacle nous invite à remonter le temps et partager les émotions de l'enfance jusqu'à celles de l'âge adulte, de la famille, celles qui ont marqué l'artiste. Tout petit, il fut fasciné par deux femmes que tout semble opposer, Sylvie Vartan, sa blondeur, son glamour, sa façon de se présenter sur scène – une chanson pop dansante (Xavier Lacouture/Thierry Garcia) lui est dédiée. Et Barbara, son mystère, l’émotion qu’elle dégage - à qui il a consacré tout un spectacle par le passé, là, il en reprend l'une des chansons qu'il a écrite également. Dans une autre, il raconte "chacun sa famille", puis celle de la mère porteuse, « Spermatozoïde X rencontre ovule Y, s’installe dans ventre Z ». Subtilité du X qui n’est pas féminin, du Y qui n’est pas masculin, du Z qui n’est pas non-binaire.

Les textes sont ciselés. On les entends jusqu'au bout. On les comprend. On les médite aux refrains. La voix est belle. La diction parfaite. Et les thèmes continuent de s'enchaîner :

"Quand je pense homme, je me sens femme ". Et vice-versa. "De ces deux-là, je suis la somme", avec cet espoir tenace qu’on laissera chacun.e vivre sa vie comme il l’entend : " l’avenir va me donner raison ".
Dans le corps d’un homme, " Plutôt coucher dehors que dans le sexe fort".
Laurent Viel enchaîn avec cet hymne léger et tendre aux filles dans toute leur diversité "J’aime les filles à talons " (mais pas que), et sa pirouette, "Qu’est-ce qu’il y a d’aussi bon, qu’embrasser un garçon et ce n’sont pas les filles qui vont me contredire. Quoique"...

L'ensemble du spectacle à teinte mélancolique s'accompagne d'une musique enregistrée un peu trop "boîte à musique" ( faute de moyens? ). Un ou deux instruments "live" aurait conféré plus d'intimité plus en adéquation avec la sensibilité artistique proposée en partage.
 
La belle, très belle chanson chantée en duo avec une chanteuse qu'il invite à le rejoindre en fin de spectacle est une chanson d'amour "qu'ils ne feront jamais qu'avec les yeux... " fut le moment émotion de la soirée. Interprétations renversante de complicité émotionnelle.

Je n'ai hélas pas compris qui était cette chanteuse à l'interprétation émouvante sortie du public et assise parmi nous ce soir là. Ce qui est certain c'est qu'à deux, ils avaient une complicité et une force qui a submergé d'émotion le public. Il aurait fallu sans doute aborder sous cette forme (celle du duo) toute la soirée afin de casser la tonalité trop mélancolique la prestation, qui reste néanmoins une belle découverte pour moi.
Pas de doute, il a une vraie patte, ce chanteur, une vraie empreinte personnelle.

Jusqu'au 26 juin 2024
À l'Essaïon
Rue Pierre au Lard
75004 Paris

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