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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

La Serva Amorosa de Goldoni

La Serva Amorosa de Goldoni
La Serva Amorosa de Goldoni
La Serva Amorosa de Goldoni
La Serva Amorosa de Goldoni
La Serva Amorosa de Goldoni
La Serva Amorosa de Goldoni
La Serva Amorosa de Goldoni
La Serva Amorosa de Goldoni
La Serva Amorosa de Goldoni

Cette pièce a plus de deux siècles et pourtant... L'originalite à cette époque fut de mettre en rôle central une servante... Aujourd’hui avec le mouvement MeToo, la relance d'une réflexion féministe fait que l'on peut entendre ce texte en écho avec notre réalité. Nombre de celles, sociales évoquées appliquées aux femmes sont de ces conquêtes si récentes.

Si l’intelligence peut permettre de se sortir de toutes les situations : "avec des mots, avec la pensée, avec l’esprit critique, avec l’observation, le sens de la repartie, on devrait faire son chemin dans la vie". C'est, en tous cas, ce qu'Isabelle Carré dit dans une interview à propos de sa définition du féminisme.

Elle incarne cette servante mise en scène par LA grande Catherine Hiegel qui elle-même joua ce rôle, me procurant un plaisir fou, voilà bien 30 ans, à la Comédie Française. Ce Goldoni demeure très très classique bien que résolument féministe, dans les envolées finales très applaudies. J'ai apprécié malgré ses bafouillements multiples Jackie Berroyer, épatant en vieux père licencieux et égoïste affublé d'une épouse retorse et décapante campée par Hélène Babu.

Les décors très astucieux sont éclairés savamment. Les costumes corrects. Isabelle Carré est émouvante à souhait, triomphante dans le fameux final.... et la pièce se laisse voir deux heures trente !

 

Jusqu'au 1/1/25

Théâtre de la Porte Saint-Martin

18 bld St Martin

75010 Paris

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