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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

Lettre à un ami arabe... lecture au MAHJ de Raphaël Enthoven

Lettre à un ami arabe... lecture au MAHJ de Raphaël Enthoven
Lettre à un ami arabe... lecture au MAHJ de Raphaël Enthoven
Lettre à un ami arabe... lecture au MAHJ de Raphaël Enthoven

J'ai assisté à la lecture faite le 22 octobre dernier par Raphaël Enthoven, en écho à la parution de Lettres à un ami arabe (L'Observatoire, 2024)...

Je ne suis pas l'une des fans du philosophe présenté sottement pour sa beauté et son brillo médiatique, pour autant, j'ai apprécié de me faire ma propre opinion en l'écoutant, puisque j'avais lu quelque par, un début de polémique sur des confusions entretenues dans son adresse, entre juif, israélien et pro et anti- Natanyou...

Je n'ai rien repéré ni entendu de tout cela. J'ai surtout retrouvé 90% de ce que j'ai pu moi-même éprouver comme sentiments, comme réflexions partagées avec ma mère aux pires moments de "l'Après 7 octobre 2023 ", alors que chaque parole lorsque j'ouvrais la bouche sur ce sujet faisait couler en continu des larmes impossibles à reprimer.

Aussi évitais-je d'aborder le sujet moi-même tout en guettant les mots, les paroles de chacune, chacun, et trouvant toujours très étrange que le sujet, s'il n'était pas abordé du tout ait pu être "absent" d'une rencontre d'un moment d'échange. Cela bien que consciente que prendre part aux éventuels échanges dans cet état d'émotivité pouvait me faire perdre ma rationalité, voire quelques instants mes convictions pacifiques ou mes engagements politiques. Je pouvais dire l'inverse et son contraire un moment après... Et, c'est encore un peu le cas aujourd'hui, une année après où, il demeure une centaine d'otages prisonniers du Hamas et laisser pour compte d'une politique israélienne qui a failli à la sécurité des siens, son premier engagement.

Cette conférence je l'ai avidement écoutée. Le philosophe à mon grand regret n'a souhaité aucun échange avec la salle. Celle-ci à moitié pleine la salué. Je n'ai pas eu la force d'aller l'aborder ensuite dans la cour du Mahj. J'ai encore trop l'estomac chamboulé et la gorge serrée sur le sujet. L'écouter a réveillé en moi ce trop plein d'émotions et je suis "contente" qu'il ait mis en mots et en phrases ce qui tourbillonnent dans ma tête... Ce qui surgit inopinément dans ma tête alors que j'écoute une représentation théâtrale ou projection film,...

Et la vie continue même s'il y a un avant le 7 octobre & après.

Voici la présentation de cette lecture :

« Que dire à l’ami fraternel qui, depuis le 7 octobre, reprend et diffuse une propagande antisémite ?
Que dire à l’apostat qui, soudain, se met à défendre le Hamas ? Que dire au féministe qui consent au viol des Israéliennes ? Que dire à l’homosexuel qui serait jeté d’un toit dans la bande de Gaza mais persiste à se tromper d’ennemi ? A quoi l’opposer à lui-même ? Pourquoi s’adresser encore à celui dont on n’espère aucune réponse ?
Parce qu’on n’est pas frères impunément et qu’à défaut de réponse, dans ce conflit qui sectionne l’affection, certaines paroles méritent encore d’être dites.
Dix lettres désespérées mais précises, qui parlent de haine, de mort, d’identité, de lâcheté, de génocide (imaginaire ou non), mais aussi de plaisirs vivaces et de conversations perdues, de l’affection qui demeure et d’une amitié dont l’ombre portée continue, malgré l’horreur, d’irriguer le décor. »

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