Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
Depuis sa première mise en scène en 1994, "Art" de Yasmina Reza a été traduit en 35 langues, joué un peu partout dans le monde, c'est dire que ce texte théâtre fait désormais partie des classiques.
Trois vieux amis sont devant le tableau blanc que l’un d’eux vient d’acheter car il est amateur d’art.
Le deuxième s’offusque. Et le troisième, comme toujours, ménage la chèvre et le chou.
Pour cette troisième reprise, François Morel - qui signe la mise en scène - avec Olivier Broche et Olivier Saladin, complices à l’écran, sur scène et dans la vie, incarnent des amis de 30 ans qui s'affrontent, en profitent pour se dire des vérités qui peuvent blesser, réunis autour du tableau blanc à traits blancs acquis à 40 000€.
Les goûts, les couleurs.
Trois caractères, trois approches distinctes, totalement éloignées.
Sur quoi repose leurs liens d'amitié ?
Connaît-on vraiment ses amis?
Évolue-t-on au fil des ans ensemble et de la même façon ?
Avec fidélité à qui? Aux autres ou à soi-même ?
J'avais vu la première mise en scène avec Luchini, Arditi et Pierre Vaneck. J'en ai conservé le souvenir d'un échange cinglant, sans concessions, d'une grande vivacité et cruauté. C'était intelligent et fin. C'est du moins mon souvenir.
Bien que j'ai passé une bonne soirée et ris de bon cœur, j'ai détesté les apartés explicatives de chacun des personnages. Expliquer le ressort comique, pour sur ajouter au comique de situation, génère une redondance dont le public a paru enthousiaste... pas moi!
Vous l'aurez compris, l'ère n'est plus à la subtilité, bien que la délicatesse des sentiments soit évoquée et même bien interprétée par Olivier Saladin.
Celui-ci offre d'ailleurs une longue tirade saluée d’autant de rires que d’applaudissements par le public, où il entremêle magistralement les discours rapportés de sa mère, de sa femme et de sa belle-mère, avec pour chacune, une voix et une gestuelle différentes ! Une performance de comédien éblouissante.
La dernière demie heure s'étire un peu, et aurait gagnée à être raccourcie, pour conserver un rythme plus nerveux et conclure.
C'était La troisième représentation. Gageons que ces trois là sont partis pour plusieurs mois au théâtre de la Gaité Montparnasse...
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