Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par Aline & Jean-Luc
(suite n2 de l'article sur les 24h du Kambala)
De la route, avec le bus nous n'avions pas décelé l'endroit où ce petit village abrite la fete foraine à l'occasion de ces courses de buffles.
Le rickshow prit le contrebas de la route nationale, un petit chemin de terre, et nous déposa à quelques kilomètres en bordure de village au pied de barraques foraines ou de petits groupes d'indiens s'exercaient déjà aux jeux d'adresse, de hasard, alors que tout autour d'eux des montagnes de friandises les plus diversement colorées, de l'artisanat local et de multiples babioles scintillaient au soleil.
Arrivés près du bâtiment, nous découvrons une foule de chaque côté ainsi que devant la tribune face aux deux pistes, en milieu de champs. Le rez de chaussée de la tribune abrite un orchestre en costume qui va rythmer chaque course en lui attribuant une couleur, une sonorité qui lui sera propre.
Assise non loin du commentateur, entre deux courses, celui ci me pose les traditionnelles questions, puis m'indique que le clou de la fête se situe entre 17h et 8h du matin, car là, ce sont les professionnels qui courrent... Je lui confirme notre intention d'assister jusqu'à tard à ces festivités où nous serons les seuls étrangers, objets de maintes sollicitudes.
Ainsi le soir, un peu avant notre départ, Jean-Luc viendra me présenter un bel homme d'environ 45 ans avenant vêtu d'un simple dhôti, avec un ruban aux couleurs du Karnataka autour du cou : il s'agissait (rien de moins) du président de cet etat ! Emu par les témoignages des uns et des autres de notre interrêt pour ces courses, il nous convia à la tribune où il nous fit asseoir face aux pistes.
Nous pûmes prendre de hauteur depuis l'endroit et mieux apprécier les deux facons de conduire la course : soit l'homme court sur les 130 mètres aux cotés des buffles soit, il surf quasiment sur l'attelage créant dans son sillage deux gerbes d'eau boueuses tres spectaculaires qui font crépiter d'applaudissements la foule. Dans les deux cas afin de se qualifier il s'agit de réaliser un temps inférieur à 15 secondes...
A suivre...
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