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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

L'école de Kalaripayat (suite)

(Suite)

Nous avions déjà consacré plusieurs articles à cet art martial séculaire dont le berceau de la pratique se trouve au Kérala (en !nde du sud) et dont les mouvements sont inspirés par les animaux. L'expressivité du langage corporel du Kalaripayat évoque bien sûr la danse, tel le Kathakali, d'où l'interrêt manifeste des chorégraphes, cinéastes, comédiens et metteurs en scène pour cet art classique. A titre d'exemple, deux élèves de l'école de Chavakod ont collaboré à la production de "Triptyk" de Bartabas (Zingarro).

Grâce à Alain Colignon -rencontré à Thèvet Saint Julien en Août dernier- nous nous sommes rendus chez son maître à quelques kilomètres du célèbre temple de Guruvayur (lieu de pélérinage connu de tout l'etat) à Chavakod.

Depuis neuf générations, la famille (d'origine Naïr) de Gurukkal Sankaranarayana Menon (nom du gourou) exerce cet art pour lequel la famille royale leur a delivré le titre de "Vallabhatta Kalari Saugham", (nom de l'ecole) honneur rendu au style gracieux qu'ils ont su développer au fil des ans...  Depuis 1999, le maître est le preédent de la ligue de Kalaripayat forte de 700 clubs au Kérala ; une centaine d'autres clubs sont dispersés en !nde. 

Les trois fils du gourou sont instructeurs. Ils entraînent quotidiennement 55 adhèrents dont une bonne quinzaine de filles. Plusieurs jours de suite, nous avons donc suivi leurs entraînements des 6 heure du matin, jusqu'à 9 heure.

Avant toute séance, les kalaripayateurs s'oignent d'huile ayurvèdique. Cette nécessité est dictée par plusieurs motifs : celui de ne pas prendre froid, de limiter la transpiration, de prévenir d'éventuelles blessures (la peau rendue glissante), enfin, cela facilite le developpement de la musculature...

Puis viennent les échauffements à la suite desquels les exercices débutent : mouvement de jambes, postures d'animaux, déplacements et sauts qui laissent place petit à petit à des séquences plus dansantes, pour conclure par les combats, sans ommettre la salutation finale.

Le stade des combats est réservé à ceux qui ont acquis après au moins 3 mois de pratique quotidienne, assez de concentration, de souplesse et d'adresse. Ce que requiert le maniement du baton en bambou, le baton court, le poignard ou l'épée... Toutes ces armes ne devant rappelons-le n'être que le prolongement du corps.

Rajeev, le cadet des fils du maître -qui fut notre guide plusieurs jours durant dans le nord du Kérala- apreè avoir commenté au fur et à mesure la subtilité des exercices, insiste sur l'aspect éducatif qui consiste à journellement impliquer les jeunes gens -et les moins jeunes- à nettoyer et à entretenir le kalari (le gymnase) ; car il s'agit bien dans cet enseignement sportif de concevoir sa conduite selon des principes de vie où rien ne vient entacher la sérènité du lieu et des personnes.

A partir de 9 heures nous avons vu des villageois venir réclamer des soins ayurvèdiques, soins et massages dispensés par tous les membres de la famille, femmes comprises.

Cette médecine locale traditionnelle peu honéreuse est très populaire au Kérala.

Amis-Lecteurs, Jean-Luc à gouté au plaisir du plus spectaculaire des massages  l'"Uzhichil". Pendant 1h15, le praticien - Rajeev ici en l'occurence - masse avec ses pieds, tandis qu'il gère son poids en s'agrippant à des cordes !

Un vrai sport !

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B
Impressionnant.
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L
C'est dingue ce saut! C'est pas possible, il a utilisé un trampoline!
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S
Impressionnant et une discipline de fer, quand on lit leur "initiation"! Plus un art qu'une discipline n'est-ce pas?Une chose que nous ne connaissons pas vraiment en Occident n'est-ce pas?Bonne continuation et à bientôt
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J
C'est beau ! Et avez-vous tenté une initiation ?<br /> Cyberbises. J.
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