Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par Aline & Jean-Luc
Les routes !ndiennes defoncees lorsqu'elles le sont vraiment sont un calvaire pour le voyageur quelque soit son moyen de transport. Un bon rickchaud en ce cas s'evertue a bien connaitre nids de poules, malformations du bitume, passages ou son manque d'amortisseurs sera le moins penible pour ses clients. Que l'on passe d'un conducteur a un autre dans certaines villes, le voyageur attentif sera surpris de constater que meme en pleine nuit ces lieux memorises par un conducteur econome ne seront eclaires par ses feux qu'aux moments strategiques. Dans la nuit noire, afin d'etre mieux vu un rickchaud moderne dont la voiture interieur etait tunee n'avait pas hesite a placer sur ces gardes-boues arrieres des CD-Room ! Effet reflechissant garanti !
Dans un genre plus rustique les cornes de vaches ou de buffles sont parfois peintes en une couleur fluo etonnante. Apres tout, les animaux aussi, se deplacent la nuit !
Autre curiosite, a Aurangabad, aucun conducteur de rickchaud ne disposait de retroviseur externe : ils etaient toujours installes a l'interieur de l'habitacle offrant ainsi une observation de la clientele des deux profils !
Pour indiquer qu'il tourne a droite ou a gauche, pareil aux vellocipedes, il tend modestement une petite main vers le sol... que seul votre regard de passager accompagne, quelque peu surpris, dans le tumulte circulatoire urbain.
Quelque soit le vehicule a moteur, en !nde, il avance au klaxon et dialogue dans un espace sonore cacophonique dont j'ai tente de repertorie quelques uns des signalements ; je klaxonne pour dire quand :
Je suis derriere, fais gaffe a moi;
Je suis toujours derriere, mais je veux te doubler, tu vois...
Je vais te doubler alors laisse moi passer...
Je te double vois tu...et la je me range.
Ah ! Un pieton en vue, je suis la...
Degages du passage (povre con d'marcheur ! NDLR)
Parfois, la main accompagne le Klaxon tonitruant ; quand le chauffeur double il indique de la main "ne passe pas", "passe" ou "attend pour doubler", ceci notemment lors d'une ligne continue, sans aucune visibilite... voire en pleins virages de montagne.
Car il faut savoir que rester vivant lorsqu'on voyage par la route ici resulte d'une longue chaine de solidaride!
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