Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line & Jean-Luc
Cet article aurait aussi pu s'intituler... Courage fuyons !
Fascinante arrivee au Rajasthan a Udaipur la blanche. Des la descente de l'avion, une douce temperature (24 degres a 19h) nous enveloppe et les yeux au ciel bleu etoile nous restons accroche au croissant de lune.
Le taxi, "Pre-Paid', nous evite les deconvenues potentielles tand decriees dans les guides de l'!nde du nord. Arrives a notre modeste hotel, nous decouvrons le charme de sa decoration en adequation avec la ville illuminee : un vrai decor des milles et une nuit ! Sur la terrasse, en regardant les lumieres se refleter dans l'eau du lac, nous nous delectons a boire notre Lassi (deux des petits cochons, car le troisieme, est un inconditionnel de la biere lorsqu'elle peut etre servie sur place, ce qui n'est pas souvent le cas !) nous laissant ennivrer par les odeurs de jasmin. Nous pretons que peu d'attention aux chants de fetes hindous qui se melent en echos aux prieres musulmanes. Nous avons encore tand a raconter sur notre periple passe... au troisieme petit cochon !
Nous decidons de renoncer a la cuisine indienne pour une huitaine : nos intestins fatigues des plats "peu epices", epices exigent du repos (impossible de trouver ici de l'ercerfluril, nous attendons d'etre le 20 a Delhi pour obtenir le generique puisque nous avons epuise nos reserves)...
Les rabbateurs dans toute la ville pillullent. Aussi nombreux que les touristes ! La direction de l'hotel, sous des sourires affables, s'avere peu serviable des lors ou l'on decline ses propositions de reserver ses circuits de visites et ses boutiques... Ils n'hesiteront pas a nous dire qu'il n'y a pas de bus d'etat avant 10h du matin pour quitter la ville, cherchant a nous placer une location de voiture avec chauffeur ; bref, l'ambiance relationnelle est au contact cupide et c'est lourd !
Dans les echoppes, forts de notre experience passee, nous refusons de payer plus que le prix annote sur les bouteilles de coca, d'eau, et tous les autres achats utiles tel que les sachets de lessives, le shampoing, etc... Nous entammons l'apprentissage du troisieme petit cochon qui trouve tout peu cher et qui ruinerait notre bourse deja bien amaigrie !
Le nord s'annonce beau a voir, difficile a vivre. Tout doit etre apprement negocie.
Au palais, avant la visite des 138 extraordinaires pieces une surprise nous attendait le lendemain matin : le tournage d'un film Bollywoodien.
Le realisateur m'a explique que ce film de seconde categorie etait destine a la TV !ndienne, un genre de "soap movie". Amis-Lecteurs, si vous aviez vu leurs costumes ! Mazette ! Les decors naturels epargnent de l'investissement aux producteurs, aussi est-ce sur les danses et les costumes que les moyens sont concentres. Elles sont encadrees par un maitre de danse et des repetiteurs.
Nous avons bavarde avec presque tout le monde ; les nombreuses jeunes danseuses (60?) les deux stars qui se sont laissees prendre en photo tout comme l'equipe de tournage.
Jean-Luc (qui dans un passe lointain a fait du cinema) etait admiratif de la rapidite de demontage-remontage du materiel, comme de son transport d'un lieu a un autre...
En depit de cette note joyeuse, coloree et musicale, je quittai bien volontiers en bus Udaipur a l'aube, frigorifiee, pour Bundi (vers l'est en direction de Jaipur) ; huit heures de bus pour trois petits cochons avec pleins de beaux regards et parfois quelques mots echanges...
Et nous voici arrives dans une petite ville telle que nous les aimons en !nde : celles ou en toute confiance, nous faisons refaire nos tenues !ndiennes, celles d'Aurangabad n'ayant pas survecues aux lavages quasi quotidiens auquel nous les avons astreintes.
Photos @line
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