Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line & Jean-Luc
Un apres-midi bien moite comme je les execre, Rajeev nous propose d'assister a une representation theatrale de koodyattam a Iringalakuda... La perspective de prendre la route, de respirer pendant 30km en quittant Trishur vers le sud, n'offre qu'un repit ephemere a ma soufrance mais je l'accepte dans l'espoir qu'elle puisse etre noyee dans un bain culturel sans precedent.
Cette representation proche du Kathakali celebre, narre la vie des dieux en un recit epique adapte du Ramayana et du Mahabaratta.
Les themes classiques abordes (vice/vertu, faiblesse/courage, pauvrete/richesse, guerre/paix, terre/cosmos) sont narres par les chanteurs et musiciens alors que les acteurs aux lourds costumes relativement statiques 3h durant (3 soirs a la suite pour la piece complete) realisent des mimiques et des gestes exprimant toutes les actions, emotions et pensees des heros de l'aventure.
Cette manifestation culturelle resultait d'un partenariat entre communaute chretienne !ndienne et d'une troupe suedoise qui nous offrit ce soir la, la possibilite de cumuler les plaisirs en assistant en premiere partie de soiree a un conte theatral suedois (ennonce en Anglais).
Ces deux moments agreables ont ete a peine arroses par un brusque orage qui n'eut pas le loisir de nous rafraichir pour de bon.
Pour ma part, bien que je fusse copieusement tartinee d'odomos (creme anti-moustiques locale) je fis l'experience avec amertume de leur fureur de vivre : aucun de mes vetements ne me servit de rempart face a leur feroce appetit !
Jean-Luc quant a lui, epargne par un sang plus noble qui certainement doit couler en ses veines fut asphixie par la fumee sensee estourbir -ou faire fuir?- les teigneux insectes.
photo 1 @line- photo 2 JLD
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