Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line & Jean-Luc
Notre malle d'Inde est restée entr'ouverte. Il s'en échappe encore des souvenirs, des sensations que je n'ai pas eu le temps de mettre en partage...
ll surgit du bidonville boueux d'un quartier de la ville (c'etait pendant la période JM à Mumbaï) situé en bord d'autoroute. Là où des centaines et centaines de familles vivent dans les tuyaux d'égouts abandonnés. Je l'ai apercu tout de blanc vêtu. D'un blanc immaculé. Etincelant. Pas un faux pli à sa chemise ni à son pantalon impeccablement repassés.
Peut-on sortir d'un lieu ou tout est crasse et souillure aussi altier et étincellant ? Une vision ?
Non. Certainement pas. Bien d'autres fois, ailleurs, en cinq mois, nous en avons vues des personnes portant du blanc, plus blanc que blanc. A nôtre grand étonnement...
Mais comment font-ils sans l'eau courante... sans parler de l'absence d'eau courante et... chaude !
Nombre d'!ndiens endurent des conditions de vie exceptionnellement dures. Beaucoup mettent un point d'honneur et une bonne dose de coqueterie dans leur tenue vestimentaire. Hommes ou femmes. Et les ados, davantage encore. L'!nde des paradoxes c'est cela. Et votre cerveau enregistre ces visions paradoxales, ces milliers de détails infinitésimaux... qui, comme celui-ci, remonte à la surface de ma mémoire aujourd'hui : celui du blanc.
Il y a aussi le choc des couleurs ; la plus belle illustration de ce foisonement des couleurs c'est le sari des femmes !ndiennes. Le costume est déjà splendide. Elles semblent toutes semblables à des vestales sorties de la nuit des temps. Parées de bijoux à rêver. L'!nde entière n'est que couleurs et grâce.
Quelque soit leur âge, la façon de porter le sari, quelque chose de beau d'évanescent, s'échappent d'elles. Pas un seul sari identique. Imaginez à l'échelle d'un tel pays cette variété infinie !
Un milliard de couleurs qui vous pètent à la gueule !
Je les regarde, sans me lasser du spectacle qu'elles offrent, ici à partir de la fenêtre d'un bus, là, depuis la terrasse d'un restaurant (période post- JM), ailleurs, assise sur une marche près d'un marché ; j'observe la facon dont celle-ci remet en place son sari sur ses cheveux dans un mouvement empreint d'éternité... fugace instant, à vous faire fondre d'émotion.
"!ncrédible !ndia" cela doit être cela aussi...
Photo (période post JM), prise par Tutu notre guide Orissien : sur le marché des femmes de la tribu Balagoan en Orissa ...
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