Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line & Jean-Luc
…… de femmes en Asie"
d'après un article dans le mensuel "alternatives économiques" synthetise par notre ami Bruno D, qui emaille le texte qui suit de ses commentaires.
En général, une population homogène se compose de 105 femmes pour 100 hommes.
Le problème c'est qu'en Inde, par exemple (y'a d'autres endroits dans le globe), la "culture" impose des mariages avec distribution d'une rémunération conséquente de la part de la famille de la femme épousée pour la famille de l'homme qui épouse.
Et évidemment ce qui devait arriver arriva... : "ok, je veux bien qu'il y ait des femmes (ça peut servir quand même, pour perpétuer l'espèce) mais alors les filles, ce serait bien que ce soit le voisin qui les ait, mais pas moi"....
Et comme tout le monde se dit ça, et bien on abouti a l'usage de l'infanticide des petites filles à la naissance, "tout est normal", jusqu'à l'arrivée d'un mÂle couillu comme il se doit.
Ensuite, faut pas déconner, c'est quand même un tantinet barbare hein? Alors, les progrès de la science aidant, merci les échographies. Désormais, terminé les pratiques qui font pas civilisées, on agit directement "à la source" : on avorte quand on voit un clito. On re-copule ensuite jusqu'à trouver des testicules.
Plus sérieusement, voilà ce que j'ai lu :
Au Penjab, la proportion est de 85 femmes pour 100 hommes. La population de Mumbai (capitale économique de l'Inde) compte 77 femmes pour 100 hommes (pourtant c'est une zone plutôt aisées, une ville de fonctionnaires et de commerçants). A New Delhi ce sont 86 femmes pour 100 hommes...
Une exception tout de même, dans le Kerala.
C'est le seul état de l'Inde à afficher un ratio normal (105 femmes pour 100 hommes). C'est pourtant un état moins développé que le Penjab. Simplement les dirigeants locaux ont mis l'accent sur l'éducation et l'égalité hommes-femmes. Amartya Sen (un économiste indien dont j'apprécie les analyses économiques; à découvrir d'urgence!) indique
que les femmes y souffrent ainsi moins de discriminations économiques qu'ailleurs.
Le bizness des échographie est très développé (même si c'est interdit par la loi depuis 1994, visiblement il se la mettent où je pense), les pub proclament "dépensez 5000 roupies maintenant pour économiser 500 000 roupies plus tard...."
Tout ceci a pour conséquences une société où le célibat des hommes est accru, avec son corollaire : une violence masculine prégnante vis à vis des femmes : viols (individuels, collectifs), enlèvements, marchandisation (achats de femmes aboutissant finalement à inverser la tradition de la dot : l'homme finit par payer pour avoir la femme)... ....
Cette préférence aveugle envers les garçons à des conséquences très lourde pour la société indienne.
Les autorités sanitaires, les ONG, certains chefs religieux font des campagnes pour réhabiliter les naissances des filles.
Maintenant, c'est ce que je lis dans un article. Vous qui êtes en Inde, sur place donc, quelle expérience avez vous du terrain concernant ce problème? Est-ce à tempérer? est-ce excessif, ou sous évalué?
Les articles de la Presse en France sur l'!nde sont généralement très bien documentés. Pour la mince expèrience d'observation et d'échanges lorsque ce fut possible, qui fût la nôtre jusqu'à présent, nous souscrivons à tout ce que tu as relevé. Dans ces colonnes, nous avons ausi évoqué avec prudence, la situation de ces femmes qui sont raptées dans certains états de l'!nde, pour être vendues dans d'autres déficitaires en gente féminine. Il n'est pas rare en ce cas, que la femme soit contrainte en épousant le fils ainé d'une famille, de tenir lieu de femme aussi pour les autres frêres... car la somme déboursée par ces derniers doit être amortie... Le Kérala, est certes le pays ou nous avons ressenti la femme bien mieux considèrée. Elle peut exercer différents métiers publics : agent de police, conductrice de rick-show , et, nombreuses sont celles qui ont des mandats électoraux... En milieu urbain en Orissa, il y a un petit quelque chose de vaguement semblable.
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