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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

Julay ! Leh... Leh au Ladakh !

Comme dans un film de science fiction! Nous nous voyons bientôt collés aux cimes enneigées. La sensation est si forte que nous aurions applaudi -pour une fois- le pilote d'avoir réussi à nous ramener sur le plancher des vaches !

Les jambes toujours molles, le coeur reste accroché aux cîmes enneigées, nous sommes toujours sous le choc de la vue de cette  piste d'aéroport si courte, de l'atterrissage entre deux montagnes frolées de si près.

Il est 8h30 du matin. Le ciel est d'un bleu rafraîchissant. Le soleil luit et bien que nous n'ayons pas franchement froid, nous n'avons pas chaud non plus. Saunam, la benjamine de la famille Ladakhi, (qui travaille à la télé Ladakhi - 1h d'émission par jour!) nous attend avec le chauffeur.  

Elle nous coupe dans notre élan et nous reprend après notre "Namasté"... Ici, on dit Julay pour dire bonjour, merci, au revoir.... (En décrypté, c'est pas l'Inde ici!)

Petit pays, petits moyens ? Non. Les Ladakhi sont riches. Ils vivent dans un austériste certaine. Faut croire cependant que les pauvres et les mendiants  craignent le froid. Ou alors, comme le dit la chanson, "que la misère semble moins grande au soleil !"

Les premiers paysages qui s'offrent à nous à dominante beige : arbres effeuillés, longilignes, à peine adoucies par les courbures des murets de pierres grises. Le bati gris-blanc est juste réhaussé par le bois brun des fenêtres et des portes. La seule touche de couleur visible est jaune paille, celle du foin des animaux, dont la nouriture est entreposées au sommet des terrasses. Ces terrasses où flottent au vent les drapeaux de prières multicolores qui signalent les habitations boudhistes. et force est de constater que les communautes vivent plutot regroupées par quartiers... 

Arrivés dans celui de Changsa,  nous découvrons la demeure Ladakhi et, notre chambre, qu'Amaleh - la femme forte (veuve) de cette maison qui a élevé ses 5 enfants seule et qui travaille les champs comme un homme - dit être la plus belle de la maison. Cette chambre d'angle, flanquée de deux côtés vitrés nous livre la montagne en version panoramique et, une vue sur la serre ainsi que l'un des champ de la famille.

De là, j'observerais durant huit jours la vie Ladakhienne comme elle va. J'attendrais patiemment suspendue à mon souffle court le regard rivé sur la campagne ouatinée que les bourgeons apparaissent aux premiers jours de printemps. J'apprendrais a faire chauffer mon poële à l'aide de branches de bois et surtout l'usage des bouses de vaches arrosées de gazoil.

Les canalisations étant gelés, nous allions être dépendants de seaux d'eau -servis  une fois par jour, un seul chaud- pour nous laver. L'eau sale ira arroser les arbres du jardin.

Quant aux toilettes? Ecologiques biensûr. Un trou dans la terre battue dans une pièce glacée. Une pelle et de la terre à côté pour le composte. Car tout est récupèré ici. Rien ne doit se perdre.

On nous à preté des vestes pour tenir le choc. Les repas sont rustiques : pommes de terre, soupe, riz avec un peu de légumes frais du jardin.

Mais où conservent-ils ces légumes frais, me dites-vous  ?

Sous terre pardi! J'ai observé Amaleh disparaître sous terre avec sa pelle juste sous ma fenêtre. Un jour, elle est remontée sept fois. Chaque fois avec un sac de 80kg de pommes de terre qu'elle déposait à la surface.

Tous les soirs -ou presque- elle va s'installer vendre sur le trottoir devant les boutiques du centre ville ses légumes (aubergines, carottes, navets, épinards oignons, pommes de terres) et discuter avec les copines.  Une force de la nature Amaleh.

Demain, son portrait en ligne...

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S
Il y a des personnes qui respirent l'énergie par tous les pores et Amale semble de celles-ci!Incroyable ces photos d'Asie sous la neige, on est plutôt habitué à des clichés sous un soleil de plomb, c'est encore plus dépaysant je trouve.Pour le voyage en avion, ça me rappelle un peu le pilote kamikasé au Mexique (une collègue en pleurait d'angoisse, pensant sa dernière heure venue hé, hé)Bonne continuation
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J
C'est ce qui s'appelle savoir se débrouiller et avoir de l'énergie !<br /> Cyberbises. J.
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@
:))))
D
une fois passé le charme du texte, à chaque fois bien rédigé et plein de poésie, cela ne donne vraiment pas envie de devenir écolo. grosses bises
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@
:)))) Je suis bien d'accord avec toi Dom. l'ecologie a du bon et il faut savoir etre ecologiste desormais a bon escient. <br /> Nous gachons trop nos ressources de facon reflechie et iraisonee !