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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

Une nuit dans le Delhi express 4760

Cet épisode est le dernier que vécurent ensemble lors de leurs vacances communes les 3 petits cochons. L'article est illustré d'une photo de Bundi, petite ville hors des chemins touristiques où ils se sont reposés, loin des marchands de tout et de rien Rajastanis.

Ils avaient dû inverser leur itinéraire. Deux déplacements en gare et finalement  la solution fut trouvée par l'employé des chemins de fer qui leur avait délivré des billets leur  permettant de rentrer à Delhi quelques heures avant l'envol retour de JM pour Paris.
Certes, cela pouvait paraître un peu risqué... quand on connait la ponctualité relative des trains !ndiens... Mais notre petit cochon est d'un naturel confiant.
Souvenez-vous ou relisez plutôt ses aventures précédentes pour vous en convaincre, il en aurait fallu davantage pour le désarmer!

Les voilà donc prêts pour leur dernier voyage : 
19h de trajet dont une bonne part, la nuit.

Le train entre dans la gare de Jaisalmer avec un peu de retard. Et là, panique en montant à bord (déjà fallait-il trouver monter!). Et pour cause.

Nos trois compères découvrent que leurs couchettes sont en seconde, et non en première. Adieu l'air conditionné! Pas un sur les trois qui ait pris la peine de vérifier ces fichus billets
laborieusement délivrés!  
Fini les couchettes spacieuses garnies de draps, d'oreillers et de couvertures. Bye-bye les rideaux garantissant un tout petit petit peu d'intimité
. Envolé le rêve d'un service à bord attentionné. Tout ce qu'avait décrit @line à Jean-Marc resterait pour lui dans le domaine du virtuel.

Ils s'installèrent après avoir repèré leur siège et découvrirent leurs cinq autres compagnons de route tout en attachant leurs sacs à dos avec les fils de sécurité sous les banquettes. Deux fenêtres sur quatre ne fermaient pas. Bon, au moins ne manqueraient-
ils pas d'air.
La nuit tombée, ils déchantèrent ; tant qu'il faisait chaud ils n'y virent que peu de désagréement.

JM partit s'installer avant la nuit quelques heures dans le wagons mitoyens, à l'abri de ces courants d'airs, là, où nombre de places demeuraient étrangement vacantes.
De jeunes routardes arrivent et s'y installent aussi. Des trouffions en goguette déjà passablement cuits, décidés à faire la fête, entreprennent l'une d'elles.
Une gueulante, le bruit d'une bonne grande claque, des menaces de police stoppent le vacarme ambiant un instant. Tous les passagers lèvent les yeux tour à tour inquiets, interrogateurs... et la vie reprend.

Plus tard, dès les couchettes installées, JM prit celle du milieu après s'être enveloppé de ses écharpes. Momifié, paré contre le torticoli, l'angine, le rhume... bref, tout ce qui peut atteindre les êtres sensibles en plein air!

Jean-Luc, lui, choisit comme @line de rester au niveau du plancher, juste au dessus des bagages...
Sait-on jamais ? Et juste au dessus... des huit paires de chaussures.
Heureusement aucun d'entre eux n'eut la malchance de devoir dormir au 3ème niveau des couchettes. Là où, trois ventilateurs accrochés au plafond grondaient aussi fort que s'ils eurent été efficaces. De quoi rendre sourd n'importe quel être bien-entendant!

A 23h : extinction des feux automatique programmée après le passage du contrôleur.
En guise de boutade, @line lance à ses compères : "je prends le tour de garde" et espèrant les faire rire, elle ajuste ses lunettes de soleil noires sur son nez.
Sa plaisanterie tomba à plat, le vacarme de l'express sur - ajoutée à celle du vent s'engouffrant dans le wagon et celui des ventilos l'obligère à répèter trois fois ses propos avant que les deux cochons ne la comprire...
Elle ne crut pas si bien dire cependant.

Beaucoup d'aller et venues les 2 premières heures ; à ceux qui s'arrêtèrent et firent mine de vouloir se pencher sur leurs bagages, elle leur adressa un claquement de langue sec, suivit d'un petit son aigu qui les firent sursauter.
Ils regardèrent dans sa direction et surpris de voir une aveugle
les fixer dans la pénombre ils détalaient sans demander leur reste..

Un peu avant 3h du matin, @line confia à Jean-Luc la relève pour surveillance à l'occasion d'une envie pressante.
Lorsqu'elle revint, il lui raconta qu'à peine partie, un homme était venu ouvrir les bagages et que c'est à
coup de pieds qu'il dû le chasser!

Plus tard, ce fut au tour de Jean-Marc de faire le coup de la momie "qui se réveille et qui parle", à un gars éperdu d'admiration pour la voyageuse du dessus de ma couchette! L'homme éprouvait une attraction telle, qu'il lui fallait l'admirer à moins de 30 cm...

Au première lueurs de l'aube, nos trois petits cochons furent tirés de leur court et inespéré sommeil par le cri strident du vendeur de Chaï qui, non content de son effet, martelait sa cantine métallique.

C'est ainsi qu
'à bord du Delhi express n° 4760 il chassa les derniers démons de notre nuit.

Les bagages étaient là
, tous intacts.

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L
salut,c\\\'est marrant ... ca me rappelle des bons souvenirs cet article (enfin .. je dis ca maintenant, mais quand j\\\'étais dans le train avec mes 50 cm carré d\\\'espace vital, je faisais moins le malin).10 ans plus tard, rien n\\\'a changé dans les trains indiens ...Merci pour ces tranches de vie indienne.
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L
Merci de me faire voyager....biz
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S
Morte de rire! Je sais, c'est pas charitable mais qu'est-ce que c'était "vivant" la narration, j'ai vu toute la scène, résurrection de la momie comprise hé, hé!Trop fort, et ça me conforte dans mes impressions que je ne suis pas encore prête pour partir là-bas, surtout rien qu'à deux, pour les tours de garde, ça ferait de trop grosses "tranches" hé, hé.Bon début de semaine
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@
Tintin -je veux dire le 3ème petit cochon- en momie était irresistible et à mourir de rire t'as raison!Mais bon, qu'aurait été le voyage sans ces souvenirs aussi ?
J
YES !  Que de souvenirs !!!  Finalement  n'importe quel train de banlieue parisienne pourrait s'assimiler à l'Orient Express...  Je confirme : l'aveugle à lunettes de soleil était extrêmement répulsive vis à vis des visiteurs et voleurs.... Peut-être devrais-je renouveler le coup de la momie avec écharpe and co, la fenêtre ouverte de ces dernières nuits à Paris ayant enrhumé "l'être fragile"... évidemment mieux vaudrait pour se réchauffer être 2 qu'avec une écharpe indienne en coton... mais bon...on fait comme on peut hein !!! (Si quelqu'un à - notamment- vocation d'écharpe - lit ce commentaire, je suis open ;-) )
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@
Et ouais... on fait comme on pneu! Mais si tu veux je fais l'article ? En voici l'annonce :"Beau Tintin cherche sa Miloute, outre son humour irresistible, son gôut prononcé pour tous voyages, ceux du Tendre ou tout autres !ndianeries,Expert en arts plastiques, Chasseur de monstres en tous genres,Il se réserve pour une beauté cachée,qui saura null n'en doute le débusqueravant qu'il n'accède à l'éternité..."Si quelqu'un ou quelq'une se sent piqué de curiosité ou de désir pour cet être fragile, intelligent, qu'il écrive à la rédaction qui transmettra biensûr!