Je vous souhaite une Chana Tova !
C'est le nouvel an juif ! Bonne année à tous !
L'an 5765 du calendrier hébraïque.
Une pensée à nos amis musulmans, qui demain débutent le Ramadan.
Rosh Hashana (רוש השנה) est une fête Juive.
Rsoh signifie la tête (mieux vaut la tête...) ; hashana, c'est l'année. Ce n'est cependant pas la fête la plus importante chez les israélites. Au delà des cérémonies et
prières, deux repas rassemblent les familles au cours desquels on mange divers aliments avec du miel. Miel symbole de douceur, celle de l'année qui s'avance... Et que je vous
la souhaite à vous aussi amis lecteurs, douce, pacifique, prospère et joyeuse.
Pessah (Pâques) est sans conteste la fête la plus importante des religieux avec le Yom Kippour (le jour du grand pardon).
Mais ma préfèrence va pour Hanouka, dite "la fête des lumières" qui cette année, elle devrait presque coincider avec Noël, puisqu'elle débutera le 26 décembre... Je
crois bien qu'à cette date nous devrions nous trouver tout près de Kochi (Cochin), l'un des berceau du judaisme... Les juifs ont trouvé ne !nde un accueil tolérant, toujours en
vigueur semble t-il au Kerala.
Cette photo je la dois à François Delandre, photographe et ami, membre de
AAA, que je remercie chaleureusement... Il s'agit de l'intérieur de la synagogue de Kochi.
En préparant le voyage, j'ai ainsi appris que la communauté juive de Kochi trouve sa source en 1341. Désormais très réduite, il y demeure une synagogue ancienne du
15ème siècle à visiter.
Les juifs de Cochin parlaient malayalam et s'habillaient à
l'indienne. Leurs habitudes de vie connurent une contamination des pratiques brahmaniques, comme : le fait de se déchausser en entrant dans la synagogue, ou une exclusion, plus sévère que celle
recommandée par le judaïsme, de la vie sociale des femmes pendant leur
période menstruelles.
La communauté était partagée, à l'indienne, en deux castes, les juifs noirs ou malabari (85%) et les juifs blancs ou pardeshi (étranger), ce qui
correspondait à leur couleur de peau. Les malabari, depuis plus longtemps en Inde - depuis peut-être le début de notre ère, et même avant - s'étaient probablement mêlés aux
populations dravidiennes, les paradesi arrivés plus récemment, surtout
en nombre depuis l'expulsion des juifs de la péninsule ibérique
possédaient une carnation plus claire. À l'image du système indien, les paradesi correspondaient à une caste supérieure à celle des noirs ; les mariages exogènes étaient
interdits ; ils pratiquaient le culte dans des synagogues séparées. Cette situation sera maintes fois comdamnée par les autorités religieuses juives. Cependant, aucune ne possédant de
rabbin, elles étaient gouvernées par des anciens, à l'image des panchayats indiens.
Trois communautés juives perdurent aujourd'hui en !nde, avec environ 5000 membres : la communauté de Cochin, les Bene Israël (situés principalement à Mumbai, Kolkata, Delhi
et Ahmadabad) et la communauté
baghdadi (issue de l'Irak - dans les villes de Mumbai et
de Kolkata).
Pour finir aujourd'hui cet article, je vous offre en guise de cadeau de nouvel an, deux recommandations de lecture légères et profondes à la fois, faciles et
courtes à lire (pour les plus paresseux ) "Le manifeste d'un juif libre", de Théo Klein ; et, la bande dessinée de Joann Sfar " Le chat du Rabbin - n°1 La Bar -
Mitsva".