Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
Passer la journée a tutoyer les dieux : l'impressionnante pagode de Shwedagon
Serait-ce la plus belle au monde ainsi que l'indiquent les guides?
Dans tous les cas, fort impressionnante, tout y est pour le moins grandiose...
Site sacré depuis plus de 2500 ans, au coeur de la vie du bouddhisme birman, de la vie sociale et politique du pays, il émane de ce lieu une
atmosphère tout a la fois envoûtante de recueillement et bon enfant.
Car en effet, les enfants courent et jouent a droite a gauche battant les cloches, tandis que les parents pieusement se recueillent ; d'autres se
photographient devant les dizaines de pagodons, de templions, de clochetons et de stupa de toutes formes tels une sorte forêt de récifs, de pics, d'arêtes richement ciselées, décorées, qui
magnétisent littéralement le regard!
L'or est partout. Il brille tant de partout qu'il rend encore plus éclatant le bleu du ciel vers lequel les regards convergent
invariablement.
J'observe la présence de nombreuses familles indiennes en pèlerinage, de birmans, et d'autres touristes d'asie du sud est, mais seulement une
poignée d'occidentaux.
Trois bonnes heures sont nécessaires pour venir à bout de l'ensemble de ces édifices, sorte de petit Lunaparc bouddhiste où tout le monde évolue nu
pieds.
L'heure du déjeuner arrive. Sont disputées les enceintes les plus fraîches, celles à l'abris du soleil qui lèche les carreaux de céramiques, les
rendant maintenant quasi impraticables...
Les familles s'installent sous le regard des dieux à même le sol, par cercle. Des cantines extraites des paniers, s'échappent des fumets aux arômes
variés, multiples.
Puis les pèlerins rassasiés s'allongent aux pieds des bouddhas bienveillants, et piquent un petit somme.
Viendra le moment ou prenant leur revanche eux aussi seront tour à tour raffraichis à l'eau, éventés en prières, et maintenus proches du Nirvana
auquel aspirent tous ces fervent bouddhistes...
Les offrandes accumulées s'entassent a leurs pieds qu'ils soient debout, assis ou couchés ; aussi des brigades chargées de l'entretien patrouillent
à bord de carrioles pour débarrasser et faire la place à de nouvelles offrandes.
Des photographes prennent d'audacieuses postures pour immortaliser la visite spirituelle en souvenir que l'on pourra faire revivre en
famille.
Ici ou là, un chant de groupe s'élève... Tout le monde s'arrête suspendu, jusqu'à ce que le son du cors signe l'issue de la prière.
L'ascenseur permet de rejoindre le garage à chaussures où une dame nous oblige d'une lingette permettant de nous rechausser
convenablement.
Nous décidons de poursuivre l'ascension du jour par le maintien d'une certaine hauteur de point de vue la conclusion s'impose : quoi de mieux que de
tutoyer les cieux depuis l'immeuble Sakkura, au Sky bar où en admirant la tombée du jour ?
Installés nous embrassons d'un regard la ville une paille aux lèvres... plongée dans un shake glacé.
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