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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

Une journée à Shinkuju... Et au temple Meïji de Tokyo

Journée à Shinjuku, le temple Meiji, Tokyo

J'ai rendez vous avec Sylvain aujourd'hui pour passer la journée ensemble.

Le lieu de notre rencontre est fixé à la gare de Shinjuku devant le départ de ligne de train Odakyu. Bien que cela paraisse simple, nous nous cherchons 20' et c'est Kumi et Alix (respectivement sa femme et leur fils de six ans) qui me trouvent à côté du téléphone, prête à appeler...

Les retrouvailles sont amusantes puisque je l'ai perdu de vue depuis la fin de son adolescence, ce neveu de mes très chers amis de Montbéliard.

Kumi est três charmante, hyper sociable. Elle parle parfaitement le français, ayant vécu 20 ans en France, ce qui nous permet confortablement de faire connaissance et d'échanger. 

Leur décision de s'installer au Japon -voilà un an- est motivée leur désir d'éduquer leur fils dans la double culture. Leur joli appartement (à 10mn de train de Shibuya) sera le soir, le lieuu d'un délicieux diner préparé par Kumi : un plat traditionnel, une marmite japonaise au poulet et petits légumes garnis de Toffus variés... arrosé de Saké chaud. Depuis presque la semaine, tous les soirs j'en bois!  Quel pli! Ah, les amis! Aie aie aie! 
En dessert un choux à la crème très léger...

Il fait un temps superbe!
Nous nous dirigeons vers la préfecture de Tokyo où au dernier étage on peut admirer gratuitement toute la capitale. Le Mont Fuji se cache encore aujourd'hui! Voilà que j'identifie immédiatement le Skytree au loin, (le quartier de mon Ryokan à Asakusa) ; celui au sommet duquel le 1er soir avec Gic nous avions bu un pôt en regardant la pluie fine laver ville illuminée.

Après le repas dans un restaurant bateau où l'attraction consiste à pêcher, et se nourrir du produit de sa pêche... le parc Yoyogi est un havre de paix mérité pour ce début d'aprês midi... La forêt en ville! Diantre! 
Vers 17h il en sera autrement. Tous les Tokyoïtes semble s'être donnés RV au temple au centre du Parc! 
C'est l'effet "Golden Week" qui débute... En effet, c'est la fin du cycle universitaire, les vacances scolaires, et la plupart des entreprises à cette période de l'année ferment pour la semaine. Il en résulte des gares, des aéroports, des terminaux d'autobus bondés, les hôtels affichent complet depuis plus d'un mois. 
Et là, sur les chemins, sur les trottoirs, c'est une marée humaine qui se déplace pour aller au Temple Meiji, le temple Shintoïste sacré le plus important du Japon. Celuis là même où chaque jours de l'an prês de 3 millions de japonais, l'empereur en tout premier lieu, viennent se recueillir. Partout on peut obeserver Le symbol impérial, le chrisantème : sur les grandes portes de bois, les lampes...

Au temple, Kumi m'apprend á faire un voeu. On frappe des mains une fois pour se signaler, on salue en faisant une courbette du haut du corps, on jette ses piêces dans le réceptacle prévu à cet effet, puis on formule son ou ses voeux en joignant les mains ; on applaudit deux fois et on conclue par une double salutation. On peut partir le coeur léger, l'envoi est fait! 
Nous nous y prêtons tous. 

La musique retentit, les prêtes en habits s'avancent... Et nous voilà à assister aux défilés de cortêges, aux prises de vues qui vont immortaliser les mariés et conclure la cérémonie religieuse... Tous les touristes photographes s'agitent rendant bien ardu le travail des ceux, officiels.

Selon le nombre et la beauté des kakimonos que revêtent les femmes, on peut tenter d'évaluer le niveau social des familles qui s'allient. 
Compte tenu du coût du vêtement traditionnel, celui-ci peut être loué. C'est d'ailleurs probablement la cas présentement pour quelques unes de ces femmes, puisqu'une camériste s'affaire autour d'elles au moment prises de photos remettant en place le vêtement. Ce service est partie intégrante de la location.

Les coiffures sophistiquées des femmes mettent en valeur la ligne de leur visage, leurs cous graciles. La mariée dispose elle en plus de sa camériste, d'une coiffeuse qui sera chargée de retirer la coiffe blanche (qui serait sensé contenir - voire dissimuler-  les cornes de la nouvelle épousée, symbole de son éventuel mauvais caractère, me commente espiêgle Kumi. "Aprês le mariage, l'époux aura bien le temps de s'adapter!" rajoute-t-elle). 

Les invités devront s'acquitter d'un cadeau et faire don d'argent pour aider aux frais du mariage. Sylvain m'explique que c'est la hantise de ses collègues professeurs, ces invitations qui contraignent à des obligations siciales. Être invité par une ancienne élève que l'on ne connait que ou presque pas et devoir débourser 400€ en plus du cadeau, cela peut en effet compliquer les fins de mois! Or il est malséant de refuser. La société japonaise est ainsi régie par toute une série de codes extrêmement contraignants, au moment des fêtes, des anniversaires, des retours de mission à l'étranger ou de voyage... Il faut penser aux cadeaux pour les collêgues par exemple, d'où tous ces japonais avec plusieurs sacs identiques sortant de boutiques. 

Un peu plus tard en nous promenant à Shibuya, il nous est facile de repèrer ceux qui sortent d'un mariage: tous ont en main des pochettes en carton identiques contenant le cadeau que les mariés ont dû eux aussi remettre à chacun de leurs invités à titre de souvenir pour ce jour mémorable.

Dans la rue, nous poursuivons notre promenade, allons dans la rue des fashion teen agers pour photographier ces Lolly dolls, ces jeunes filles habillées comme des poupées. Je chasse les plus insolites, mais il y a tant de monde qu'il m'est difficile de faire de bonnes prises. Aucun recul, impossible de s'arrêter dans le mouvement de foule dans un sens comme dans l'autre, or il faut avancer!

La frénésie nippone de la consommation est palpable à Tokyo, quelque soit l'âge, on achète tout le temps, on mange ou grignote fréquemment. On fait la queue pour découvrir ici un nouveau restaurant, là des pop corns à l'américaine, un inédit au Japon...

Je vais reprendre la métro tard, en regardant les nombreux endormis sur les banquette, peut être encore une fos l'occasion de trouver un téléphone oublié par une personne qui sort brutalement de son sommeil, pour se propulser sur le quai afin de ne pas louer sa station!

Sacrée belle journée! 
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O
<br /> toujours aussi bien écrit. Tu as des dons de romancière. Quand écrfiras-tu un bouquin.Bisou ded ta tante qui t'aime. Odette.<br />
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