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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

L'hôtel particulier d'une courtisane juive à Paris...

"Le chic actuel d'une femme c'est le mauvais goût distingué" (Sacha Guitry)

La Païva... qui la connaît? Qui sait que son hôtel particulier aux Champs Élysées est l'un des lieux les plus secrets de la capitale ? Acquis de longue date par le Traveller’s club, il se

Voilà plus de six mois que je tente de le faire... Or cet hôtel, n'est pas toujours ouvert à la visite ; de surcroît, sans guide et sans réservation préalable, c'est quasi impossible.



La courtisane d'origine juive -morte en 1884, née probablement en 1815- refusa de laisser trace de son visage qui demeurera un mystère : toutes les photos ont été détruites... Sans doute son corps est-il immortalisé dans les nombreuses œuvres d'art qui ornent son hôtel particulier... La visite célèbre l'ascension sociale de cette femme de trempe.

Esther Lachmann, d'origine polonaise, vit à Moscou, trouve trop étroite sa vie là bas, arrive à Paris, rencontre Henri Heertz, un très célèbre pianiste de l'époque... qui se montra dispendieux et eut surtout l'impudence de vouloir lui emprunter de l'argent ! Elle quitte après avoir raflé tout son calepin de contacts relationnels, et choisit de se convertir au catholicisme, pour épouser le Marquis de la Païva. J'ai sauté l'épisode où juste avant, elle passe une paire d'années en Angleterre d'où elle revient riche et où, les mauvaises langues racontent qu'elle y aurait dépouillé un Lord...

La Marquis, rencontré en Silésie, un industriel allemand -le plus riche d'Europe- lui donnera l'occasion de se reconvertir au protestantisme...

Chaque pièce de son hôtel particulier vous plonge dans des rouges profonds... dignes des beaux Vallotton ; la couleur de la luxure.

Chaque œuvre Chaque élément de décoration est choisi non pas pour sa qualité intrinsèque, mais pour le niveau de célébrité de son créateur, pour l'effet mode du moment, pour ce qui sera acquis de plus cher, de plus monumental, de plus inaccessible sommes toutes... des hommes dévoilent leurs attributs, des femmes dénudées dans chaque pièce...

Baudry, Calabanel, Giraudet, Daloup, Jacquemart... sont des noms célèbres de l'époque. C'est le moment où Manet présente son déjeuner sur l'herbe et fait scandale...

Deux curiosité ont retenu mon attention : une cheminée sous fenêtre (original, non?) aux conduits invisibles de chaque coté (l'opéra Garnier en dispose parait-il aussi) ; idée très modernité... et la salle de bains mauresque. Au moment où à Paris s'il y a 50 salles de bains c'est un maximum, la marquise cache une grande baignoire sous une double banquette en bois amovible tout en velours rouge. Réalisée par Donadieu, tout en Onyx et Zinc, gravée elle dispose de 3 robinets, chacun d'eau permettant à la Païva de se baigner au choix : au Champagne, au Tilleul, ou au lait !

Le beau monde parisien se plaît à fréquenter son salon lieu de RV littéraire et artistique où bien que l'on dénigre à qui mieux mieux, on ne peut manquer d'être vu!
C'est là que le Duc de Morny lance la mode du crâne chauve... que es frères Goncourt, pas tendres pour décrire la putain l'affligent de leurs bons mots. Car les bourgeois ne sont pas tendres avec les arrivistes : " La Paîva s'installe dans son Hôtel enfin après dix ans de travaux, le trottoir est terminé"!

D'autres diront : "Ainsi que de l'escalier, le vice à ses degrés!"

En mots, en sobriquets on se moque de toutes ces parvenues... mais on les pratique, telle Apolonie Sabatier, maîtresse inspiratrice occasionnelle d'Apollinaire...

ou : Blanche Dantigny... dont on disait que "le nombre de ses amants était un défi aux mathématiques !" ou encore Hortence Scheider, surnommée le passage des Princes, alors que Mary Laurent peinte par Manet, s'entendit dire d'elle, qu'elle avait "le sourire aiguë d'une mangeuse d'hommes".

L'hôtel particulier d'une courtisane juive à Paris...L'hôtel particulier d'une courtisane juive à Paris...
L'hôtel particulier d'une courtisane juive à Paris...L'hôtel particulier d'une courtisane juive à Paris...L'hôtel particulier d'une courtisane juive à Paris...
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