Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
"Picasso mania" au Grand Palais. Je n'y serai peut être pas allée tant ce titre racoleur m'avait rebutée. Et me voici invitée. Deux heures quinze de bonheur. Une exposition -dont une centaine d'inédits- qui réjouit les yeux.
Happés dès le début de l’exposition par ce mur d'entrée où 18 écrans noirs et blancs occupent l'espace, installation de Laure de Clermont-Tonnerre & Diana Widmaier Picasso. On y entend et voit des peintres, architectes et cinéastes dont le portrait s'anime tour à tour, face à la caméra, pour caractériser le génie Picasso, son influence sur leur propre activité créatrice. L'architecte Frank Gehry parle d'un sentiment de liberté, la cinéaste Agnès Varda "d'amourosité"... on conclura le parcours d'exposition par l'engagement de Picasso auprès du Parti Communiste, ses dessins à la Une du journal l'Humanité ou l'Humanité Dimanche, puis par les hommages au travers des œuvres érotiques ou plutôt abordant la sexualité dans tous ses états. Étonnant au passage que cette ultime salle soit en accès totalement libre...
Adel Abdessmed m'a touchée en rendant hommage à Picasso à l’œuvre "Guernica' avec une réalisation totalement renversante de mêmes dimensions où s’entremêlent collés des animaux naturalisés intitulée "Who is afraid of the bad big Wolf?"
J'ai admiré amusée ces masques formidablement drôles confectionnés à partir de jerricans découpés affublés d'un ou deux éléments additionnels feront sens au gré de votre imagination... et j'ai découvert que 'Les demoiselles d'Avignon' non seulement étaient des prostituées, mais surtout n'étaient pas d'Avignon (près du pont), non, mais de la rue d'Avignon à Barcelone!
Enfin, les petits dessins érotiques aux traits épurés où le geste sur et inimitable de Picasso force l'admiration : vous regretterez sans doutes qu'en librairie il n'y eu pas de proposé, un tirage "à part"... de ces malicieux "crayonnages'!
Jusqu'au 29 Février 2016 Lundi, jeudi et dimanche de 10h à 20h.
Nocturne le mercredi, vendredi et samedi de 10h à 20h. Fermé le mardi.
Entrée : 14 euros / TR : 10.
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