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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

Hariak par le Ertza danza-theatro à Bilbao

Hariak par le Ertza danza-theatro à Bilbao

Aussitôt arrivée à Bilbao j'examine les propositions culturelles. Je tombe sur le BAD (Bilbao Antzerkia Danza). Outre le fait que le Guggenheim fête ses 20ans en offrant la gratuité durant le Week-end, ce qui s'accompagne de concerts gratuits dans l'enceinte du magnifique édifice réalisé par Franck Gehry, je réserve dès ma première visite du musée une place pour voir "Hariak" (Hilos) de la troupe Ertza danza-theatro dirigée par Asier Zabaleta.

L'auditorium au trois quart plein (les places à 10€ auraient dû mobiliser si une annonce avait été faite aux visiteurs une heure avant... quel dommage!) Je prends une place au 5 ème rang pour jouir d'une relative proximité tout en gardant une bonne vision d'ensemble. La représentation est filmée.
Les danseurs déjà sur scène au centre dans une demie pénombre sont enchevêtrés formant de leurs corps une sorte de canapé. Aucune tête ne se distingue. Des bras, des jambes, des troncs, des cheveux... Ils portent des pantalons aux couleurs vives : orange, rouge, jaune. Je remarque les fines ceintures. Les baskets basses souples, les chemises à manches longues aux couleurs désaccordées... Au début je suis bluffée! Lorsqu'ils s'animent je ne vois qu'une seule marionnette humaine manipulée par l'un des danseurs... Des 10 sur scène, il n'a que cinq danseurs, extrêmement doués, d'une prodigieuse élégance, d'une souplesse vertigineuse, d'une endurance à couper le souffle.
Les marionnettes fabriquées par Urko Redondo sont manipulées de telles façon qu'elles sont des partenaires de danse à part entière, sana que jamais on ne senteurs un excès de technique, les mouvements des uns et des autres sont incroyablement fluides.
Les choix musicaux (Silent Stranger,  The Gateless Gate, Germanager, Nest, Bach,...), le texte de Hakaitz Cano et les poèmes de Joseba Sarri- onaindia égrainé durant l'heure quinze que dure ce spectacle raconte des histoires dont je n'entends que les mots sans arriver à y accrocher durablement un sens. Mon espagnol rudimentaire ne m'autorise guère à plus.
Je reste suspendue jusqu'au bout de cette belle énergie que dégagent cette troupe.
Quelle belle rencontre! Un grand moment de poésie.

Hariak par le Ertza danza-theatro à Bilbao
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