Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
Les jours fériés si vous ne savez pas quoi faire, levez vous de bonne heure et filez au musée... c'est le meilleur moment pour éviter les queues interminables et les heures d'affluences qui rendent impossible la vision "tranquille" des accrochages.
J'aime particulièrement aller musarder du côté de Beaubourg où chaque année -si je suis à Paris- j'en profite pour voir les artistes exposés.
Si vous êtes dans ce cas, Magritte fera votre bonheur cette année, à moins que vous ne préfériez plus simplement les collections du fonds du musée...
Pour Magritte, mon sémillant filleul canadien, jeune philosophe m'a délivré à distance cette lecture de l'un des tableaux de Magritte... reportez-vous à la première photo de tableau de l'article. ( je vous présente mes excuses pour les reflets lumineux).
Ce tableau.... est nommé par Magritte " La condition humaine". Pourquoi ?
"Magritte a peint plusieurs toiles qu'il a nommé "La condition humaine", je pense que si l'on observe ce qu'il y a de récurrent entre eux, on peut y trouver l'essence de cette oeuvre multiple. Par la toile qui fond avec son "fond" on peut questionner ce qui est représenté. Est-ce que l'homme fait le monde ou bien le comprend-t-il tel qu'il est? J'aurai tendance à dire que, comme les limites de la toile sont très fines, l'acte de représentation pourrait s'étendre à l'ouverture toute entière (ce que l'on peut voir de l'extérieur). Si l'on comprend cette toile comme un symbole de la perception de l'homme (la condition humaine?), la grotte et le feu sont l'intériorité humaine: le feu sacré, essentiel, nécessaire à toute passion pour la vie ; et la noirceur de la grotte étant tout ce qui peut se figurer comme difficulté pour cette passion. Mais à mon avis, il n'y certainement pas que cette interprétation. Si l'on se fie au titre "La condition humaine", tout dépend la façon dont on comprend le terme de "condition". (CNRTL) : Élément d'un tout qu'il aide à constituer de manière essentielle, Situation inhérente à la nature, à la profession, à la classe sociale, Caractère, état général de conservation (souvent après une épreuve, par exemple le temps, un voyage, etc.), Soumettre quelqu'un à une préparation, à une pression lui dictant une façon de penser ou d'agir (cf. conditionner, conditionnement), et plus encore!. Enfin, entre le feu et la toile se trouve toute la progression technique de l'homme. Je ne peux m'empêcher d'y voir un angle différent du mythe platonicien de la caverne, où l'homme confus et l'homme éclairé produisent tous deux leur réalité par un acte créateur."
A vous de décrypter ce second tableau-ci... après. A moins que mon ami Alain, professeur de philosophie à Quebec, ne veuille lui aussi nous délivrer un commentaire?
Je lui en laisse la liberté...
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