Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
Je ne sais pas si mon cousin Guy aime les Rita Mitsouko et particulièrement Catherine Ringer cependant nous avons en commun en tous cas le soutien de l'activité du MAHJ qui fait un remarquable travail à propos duquel sur ce Blog, régulièrement, je reviens depuis quelques années.
Invitée au vernissage de l'exposition consacrée aux donateurs fêtés à l'occasion des 20 ans du Musée d'Art d'Histoire et du Judaïsme j'y découvre avec plaisir que Guy Cohen a contribué au travail de conservation de la mémoire juive de la communauté de Mogador (Maroc) en offrant ce magnifique "parokhet" ou "rideau d'arche sainte" réalisé par Rica Elmaleh- Afriat pour honorer la mémoire de son époux, le Rabbin Isaac Afriat - qui fut utilisé dans la synagogue familiale de Mogador - et qui mourut prématurément à Manchester en 1895 lors d'un voyage d'affaire lieu où il exerçait le commerce d'import-export.
Un peu avant, c'est Sam Ringer, le père peintre de Catherine Ringer né en Pologne en 1918 fut entre 1940 et 1944 interné dans 9 camps successivement qui m’arrête.
En 1999 la chanteuse instrumentiste fait don au MAHJ d'un singulier "Théâtre de Kasrilèvké" qu'il a réalisé en 1930 où il invite les spectateurs de lanterne magique à faire un improbable voyage de Cracovie à Paris - inspiré de l’œuvre de Shalom Alekhem- en soixante cinq vignettes avec une bande son ajoutée.
Des centaines de photographies anciennes et contemporaines, des objets rares du judaïsme comtadin et de nombreux témoignages sur les mondes juifs maghrébins, des archives familiales restituant l’histoire des juifs de France, des portraits illustrant un genre qui ne pénètre les mondes juifs qu’au début du XIXe siècle, des autoportraits d’artistes de l’École de Paris, de nombreux judaica, des textiles, des dessins, des gravures, des objets évoquant la vie quotidienne des communautés, des vestiges archéologiques, des ouvrages imprimés attestant de l’importance du livre dans le judaïsme, des manuscrits médiévaux insignes, des milliers de documents de l’affaire Dreyfus, des croquis arrachés à l’enfer des camps et des tableaux en appliqué pour dire le bonheur du shabbat…, l’inventaire des dons reçus par le MAHJ depuis 1998 est à la mesure du champ immense que recouvrent ses missions.
Tout cela est le reflet de la générosité de près de six cents donateurs.
Toujours à l’occasion de cet anniversaire, le MAHJ met à l’honneur une centaine de donateurs dans le parcours permanent et le foyer de l’auditorium, auprès des œuvres qu’ils ont données. Une occasion de revoir les collections, de redécouvrir leur richesse et de célébrer la générosité de ces personnalités qui ont, toutes, fait le choix de transformer en un bien public inaliénable une partie de leur patrimoine.
En 2015, ce travail du MAHJ a pu acquérir 435 clichés du photographe Helmar Lerski (1871-1956) grâce à 329 donateurs ayant donné plus de 100 000 €. J'avais humblement répondu à cet appel .
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