Puisque le Châtelet obtenu l'agrément de sécurité je choisis de débuter par ces installations là.
Au 1er étage, une salle minuscule exposé des dessins pornographiques issus de l'un des films projetés durant l'événement.
À côté un petit salon d'apparat, un piano, concert à 15h m'indique-t-on...
Au dernier étage le balcon avec magnifiques vues sur le beau temps parisien du jour... le bar, la cantine, des cabines à nouveau pour parler en privé avec un "écoutant", une salle de projection où d'emblée j'apprends que "la série - Anima" est interrompue suite à des problèmes techniques...
J'apprends que des bureaux et des salles secrètes décorées DAÜ sont visibles mais à cause du chantier de travaux du théâtre qu'à partir de 19h. Une dame en pleurs explique qu'elle habite à 350 km et que non prévenue elle reprendra son TGV sans avoir rien vu... son désespoir touche la chef du site qui du coup nous prend sous son aile et nous bénéficions d'une visite totalement privée avec l'accord du chef de la sécurité du chantier !
Casques sur la tête, à nous les bas fonds, les œuvres d'art prêtées par le centre Pompidou où s'ennuie comme un rat mort un pauvre vigile... puis un monstre au bout d'un sombre couloir dans une semie pénombre roule des yeux et tire la langue... aux étages, des bureaux où travaillent des membres de l'équipe DAÜ et des salles desservies par des murs mi gris mi décorés dominante rouge par des collectifs d'artistes, habités par des humains-poupées de cire plus vrais que nature côtoyant l'une des 100 personnes qui travaillent pour ce projet DAU.
Un immense tableau technique caché par une porte dégageant-selon les chamanes- de mauvaises ondes, aura été ré équilibré par la présence bienfaisante de petits hérissons, de hiboux, de biches et cerfs toujours en cire.
Nous quittons le bâtiment pour aller visiter un café DAÜ réservé au personnel -ancien lieu de vente de serpents- entièrement refait avec du mobilier décor russe. Variété de vodkas et nourriture en cuisine strictement russe.
Le sous sol aménagé-toujours hanté par ces pseudo russes en cire- tient lieu d'antre, à la façon cabaret. Un passage secret porte le nom d'utérus. On pénètre l'espace totalement vermillon empruntant l'étroit vagin, pour buter contre le clitoris et déboucher sur une minuscule salle de jeux, 2 chaises une table : l'intimité intégrale.
Voilà... Malgré les problèmes, et le côté organisé non organisé, j'ai tiré partie de cette exposition intéressante, sensorielle, inhabituelle. Je ne sais pas j'aurais le temps de voir la partie peintures à Beaubourg. J'ai appris que mon visa y était valable n'importe quel jour... Jusqu'à dimanche 17 février minuit !