Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

La collectionneuse subversive qui inventa la beauté, Helena Rubinstein

Hélena Rubinstein, les arts, et les artistes

Ses pratiques de collectionneuse
Elle n'a pas su être une grande collectionneuse. Toutefois l'originalité c'est une des 1ere femme entrepreneuse à avoir avec son propre argent développé cette pratique pionnière donc... Symbole de sa réussite économique et pouvoir culturel. Le lien avec la féminité, un goût personnel, en donnant une image de soi notamment face à ses concurrentes femmes autour de la notion de beauté.
La quantité, la diversité prime plus que la recherche de qualité. Ce qui la motive c'est le spectacle que cela donne d'elle, ce qui va la représenter. Elle se situe dans une pratique de mécénat.

Cracovie. Une enfance où elle est vite mise au travail puisqu'elle vit avec sa famille dans la parcimonie. D'où la posture dispendieuse, sans pouvoir se séparer de ce qu'elle acquiert. Elle engrangé les vêtements, les bijoux, les achats... Compensant cette enfance Chiche.
Elle commence à Melbourne en 1910 à collectionner des bijoux. Notons que pour elle, il n'y a pas de différence avec sa collection d'art.
(Why I love jewelry?) Les perles sont notamment synonymes de joie et d'abondance, tel un nouveau monde de beauté qui s'ouvre à elle.
Elle s'installe à Londres.
Par un souci de standing elle va devoir être plus chic que ses clientes, et de ce fait, elle commandera des créations originales qui vont la singulariser (robes de Paul Poiret). Cela lui permet de se positionner comme avant gardiste de la mode, prendre place aussi en la compagnie de son mari dans une résidence où elle débute sa pratique de collectionneuse d'objets non considérés comme artistiques... tels les masques, statuettes africaines. Ceci grâce à Jacob Epstein son voisin sculpteur qui la charge d'acheter pour lui de l'art africain. ... Elle se pique au jeu pour elle même, voyageant beaucoup. Du coup, cela devient une pratique... Elle devient la plus grande collectionneuse de maisons de poupées. Par 2 fois elle recomposé cette collection puisque la 1ère aura été pillée par les allemands. On y trouvera d'ailleurs aussi des ateliers d'ateliers d'artistes tel celui de Modigliani qu'elle fera recomposer puisque pillé.
Ses appartements sont composés dans un mélange de styles qui desarçonnera ses visiteurs... Arts modernes et tapis exotiques meubles de style... Elle cultivé les chocs esthétiques, en privilégiant ce qu'elle aime.
Du coup on dira d'elle qu'elle aime le laid ou le bizarre.
Elle dira que la beauté est chose singulière et subjective. La force d'un ressenti doit l'emporter écrira-t-elle.
Ce qui transpire sur les photos (1950) de son appartement de New York où elle pose avec son second mari le Prince Gourielli.

Elle est à l'écoute du 20ème siècle avec son goût éclectique.
Elle pratiquera le mécénat dans proximité avec les artistes pour faire émerger de l'art... Et elle emploie sa fortune comme Misia Sert amie sur qui elle prendra exemple.
Elle va soutenir des artistes de cette façon achetant anonymement toute une exposition d'artiste juste pour le faire connaître. (artiste polonais). Par exemple elle est la 1ère à encourager de la sorte en  1942 Dali en lui commandant trois fresques pour son appartement de New York (fantastique landscape - triptyque).
Puis elle demandera à des artistes son portrait.... Ce qui va l'établir dans le tout Paris des mécènes.
Affectée par la mort de son mari puis sont fils (1955), elle se voit vieillir déteste certains portraits d'elle qu'elle jugera prémonitoires de son vieillissement...
Réfléchissant à sa postérité elle se demandera si ses collections pourront êtres transmises... À Tel Aviv un pavillon en 1959 portera son nom pour que vive l'art contemporain... elle donnera 2 ou 3 tableaux pour ce lieu et des bourses pour encourager de jeunes artistes musiciens ou peintres toujours dans un attachement au pluridisciplinaire.
D'immenses ventes aux enchères différentes seront organisées à sa mort en 1966 (huit), avec des pièces dont certaines seront reconnues sans aucune valeur, voire des faux, et des pièces majeurs. Certains grands musée tel Orsay, dispose de pièces qui ne sont même pas mentionnées comme venant de ses collections.
Encore une originalité revendiquée par cette femme, cette collectionneuse pour qui la dispersion après sa mort des œuvres acquises ne pose aucun problème à la différence d'une Peggy Guggenheim, d'une Gabrielle Chanel...
L'affirmation de sa subjectivité fera d'elle une femme un peu oubliée au titre de collectionneuse du 20eme siècle, réhabilité dans son originalité avec cette exposition au MAHJ.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article