La proposition de faire une virée dans la Vaucluse me sauve de Paris. Je n'en pouvais plus. Les jardins de Montmartre ont bien rouverts depuis quelques jours et sont encore dans un état semi sauvage, mais c'est l'idée de fuir l'urbain qui prenait le dessus de tous les sens. Retrouver le contact avec la nature. Plus urgent qu'un ciné, plus urgent qu'un bon restaurant, plus nécessaire qu'une terrasse installée sur de stationnement réservé aux camions de livraison. Même une exposition en musée n'aurait pas eu l'attrait de ce départ.
Le soleil est au rendez-vous. Il fait bon. Et me voici en voiture, regardant défiler les paysages de France, tant languis.... La lumière magnifique jusques aux abords du Morvan... les vallons, les forteresses, les troupeaux de vaches blanches avec le vacher devant... tout, tout réjouis mes yeux : tant de verts, d'or, de bruns. À nouveau je me dis que la France est belle. Mon oncle Auroch disait d'elle que chaque trois cent kilomètres elle offre un paysage renouvelé. C'est sa richesse, sa beauté. Cela n'a pas changé. Bien sûr, je ne peux oublier que derrière ces cartes postales, des milliers de centres ville de villages se meurent depuis des années. J'aimerai, j'aimerai tant que beaucoup choisissent de revenir les faire vivre. Que nous retrouvions la douceur d'antan d'un café dans lequel une cuisine familiale savoureuse pouvait vous être servie sur le pouce comme l'on disait avec juste de bons produits et la spécialité locale...
C'est cette France là, vivante, dont je rêve repeuplée, ré inervée avec peut-être davantage de télétravail, d'accueil de migrants...
Dépassant Pierre latte, j'ai revu le centre de Montélimard où avec Alain nous avions fait un stop à moto lorsque nous étions jeunes. Je n'ai pas vraiment reconnu grand chose. Un musée d'art contemporain m'a intrigué, évidemment il n'est pas encore ouvert. C'était l'heure de table, un dimanche qui plus est, de fête des mères... donc les quelques terrasses installées demeurent désertes. Nous ne sommes pas à Paris où la moindre chaise sur la chaussée au soleil et à l'air pollué trouve un cul pour l'occuper !!!
La province reste la province. Tranquille. La bouleverser n'est pas vraiment possible, même après un petit virus.... malveillant et courronné.
Nous traversons enfin l'île sur la Sorgue. Il y a du monde sur les trottoirs, des touristes ; certes pas en grand nombre mais tout de même, là on sent un petit air de vacances, on y voit des tenues élégantes et décontractées, celles de visiteurs des alentours venus constater le niveau de la fontaine... car nous voici enfin arrivées à Fontaine Vaucluse où je prends mes premières photos depuis le jardin de la maison.
Cette merveille de 125m2 est à vendre... qui la veut ? (lien agence ci-dessous).