Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
Au cœur des débats ces derniers mois, le sexisme. Il traverse la société entière, et bien au delà des frontières et, n'est, ni de droite ni de gauche.
Il est même exercé par les femmes elles-mêmes. C'est dire si le sujet est sociétale, banalisé. Il ne relève pas que des violences sexuelles. Voici en deux jours consécutifs, trois exemples vécus.
Dans un restaurant, pour la seconde fois où je me rends en deux mois, la pire des places m'est attribuée, identique à la première fois : contre le mur, à l'ombre et contre le buisson, manifestement pour une seconde personne la place étriquée ne permettrait pas de s'y installer!
Une femme seule qui demande une place dans un restaurant se verra attribué la pire des places... Isolée, cachée, près du passage des toilettes ou du service... alors qu'à un homme seul il sera proposé au même moment, en milieu de salle, la table de quatre qu'on aura pas proposé à la femme et peut ête même bien au soleil!...
Ailleurs, près d'une laverie, j'étais installée à une terrasse. Une femme sort de la laverie, me demande si elle peut s'asseoir à ma table afin de ne pas rester debout le temps qu'elle récupère son linge lavé. Bien que je n'avais pas particulièrement envie de partager ma table ni d'être en proximité avec quiconque, cependant, par politesse, j'accepte. Elle s'installe à peine en retrait de dix centimètres.
En moins de cinq minutes la voilà qui sort son cellulaire et se met à converser à forte voix comme si je n'existais pas, me gâchant ce moment de tranquillité. Je finis par m'en aller, mes regards insistants ne produisant aucune réaction polie de sa part.
Le lendemain, quatre touristes hollandais s'approchent de moi toujours assise en terrasse. L'homme, accompagné de trois femmes -tous la soixantaine bien tassée - me demande s'ils peuvent partager ma table. Je fais un signe de tête pas vraiment enthousiaste, mais je laisse faire.
L'une des femme grimpe sur le tabouret haut face à moi. Les autres restent debout à côté tandis qu'une autre part passer commande au bar.
Je continue à déguster mes tapas tranquillement les trouvant tout de même un peu bruyants dans leurs échanges....quand je vois celle assise face à moi sortir son paquet de cigarettes et briquet, s'en allumer une, sans faire cas de moi! Mon sang ne fait qu'un tour!
Je manifeste mon mécontentement, lui demande de s'éloigner. L'homme me regarde, sans s'excuser, lui dit : ah oui, il te faut aller fumer plus loin, pas en terrasse... et tous continuent de siroter leur bière... L'homme va même tirer le tabouret où j'avais calé mon pied, me faisant perdre mon équilibre ! Il s'excuse tout en conservant le tabouret libre, mon confort est une question superflue à ce stade, et il poursuit sa conversation en me tournant le dos!
Tant de grossièreté me direz vous.... pourquoi sexiste? Parce que je ne pense vraiment pas qu'un homme cumulé autant de petits faits chaque jour comme une femme....pour nous, c'est juste banal!
Oui, ce ne sont que de petits exemples de ces violences sexistes banales, quotidiennes... de celles que l'on ne raconte pas ou plus tant elles sont récurrentes.
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