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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits

Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits
Basquiat Soundtracks : exposition musicale pour érudits

La musique se révèle une clé d’interprétation essentielle – de Beethoven à Madonna, du Zydeco à John Cage, de Louis Armstrong à la Zulu Nation pour l'artiste Jean- Michel Basquiat.

Dès l'amorce de l'exposition on comprend que le jeûne Basquiat est un artiste qui longtemps va se chercher...
Immédiatement, on voit sur les polaroïds de Marie Pol qu'il a fréquenté très tôt, fort jeune, les artistes New Yorkais qui comptaient.

À ses débuts il vit de la vente de toutes sortes d'objets dont des cartes postales ; cependant, c'est au rythme de la musique que ses pas dans le milieu de l'art s'affirment. Il fonde le groupe musical Gray (nom en référence au livre d'anatomie du corps humain qui l'a fortement marqué. Ce livre, cadeau de sa mère, offert à la suite de cet accident de voiture qui lui a coûté la rate.
Beaucoup de ses dessins font référence à ces dessins d'anatomie qui ont influencé et traversent son œuvre.

Toutefois, c'est d'abord la musique qui fonde son engagement artistique très expérimental. Il utilise dès le départ la photocopie comme moyen d'expression, s'inscrivant dans l'usage des outils contemporains. Des onomatopées ou des lettres sont apposées de façon étrange dans ses dessins et peintures.

Il va sympathiser avec de nombreux artistes que l'on retrouve évoqués ici et là, dans ses œuvres.
Blocks parties, Hip hop, tags, samplings, il baigne dans la culture de la rue... Il signe avec des symboles, il utilise des mots clefs...

Il va produire de a à z un disque de rapp (1983/ L.A) au tout début du beat, et de l'émergence de cette forme de musique.
Alors qu'il évolue essentiellement dans le monde de la nuit, l'exposition recrée ces ambiances sonores et sombres.
Une salle entière consacre ce monde de la nuit où Basquiat en la compagnie de ses amis Ramellzee, Toxic
va au bout de sa démarche musicale en enregistrant un premier disque.

On peut visionner un court Extrait du film "New-York beat" monté à partir de chutes grâce à la ténacité de Marie Pol. Présenté à Cannes (2000) sous le titre de "Downtown eighty one" alors que Basquiat est déjà décédé. De fait, faute de bande son originale, elle fut re-créée... en donnant une place essentielle à la musique. Elle anime le montage de ce documentaire où beaucoup de dialogues font défaut...

Basquiat était réputé généreux avec ses amis : il offre, il donne, il distribue beaucoup de ses travaux...

Plus on avance dans l'exposition plus on constate combien ses oeuvres sont sonores, chargées de bruits...
Parfois, il livre des tableaux énigmatiques dont on ne sait pas forcément toutes les significations...
La musique la plus évidente dans l'œuvre de l'artiste c'est néanmoins le Jazz.
Amstrong, roi des Zoulous... élu ambassadeur à la Nouvelle Orléans et les autres musiciens noirs (Charlie Parker, Lester Young, Billie Holiday, Dizzy Gillespie, Fats Whaler,...) il les regarde comme "des ancêtres", puisqu'il peut difficilement s'identifier à des peintres noirs.... peu ou pas représentés dans l'histoire de l'art américain.

C'est l'époque d'Amos & Andy, -le show des blancs grimés en noir- cités dans les collages... Il réalise des portraits à partir de collages où l'aspect narratif puissant participe d'une construction artistique créative. (Séquences du pied gauche d'Erika, la danseuse...) et  "Coco solo" (composition de Charlie Parker). Tableaux écritures, qui s'apparentent à de la composition musicale, à une partition...

Dans les oeuvres de Basquiat le crocodile représente le symbole de la prédation aux USA des artistes noirs en particulier.

Area... ou la folie des fêtes New-yorkaise des années 1985 est reconstitué en musiques, en photos projetées aux murs, tableau où l'on voit Basquiat composer lui même une oeuvre musicales (les cubes symbolisent les notes des Jazzmen) et le disque.... omniprésent.

Le thème de l'esclavage très présent également dans cette exposition avec non seulement les références musicales qui s'y attachent, mais aussi les représentations du sport, de ces athlètes que l'on dope, que l'on fabrique... objets de consommation, toujours esclaves!
Les territoires du coup sont interrogés... le Mississippi par exemple....

Le dyptique blanc (faux dyptique) est la dernière création, quelques semaines avant la mort par over-dose de Basquiat : on y trouve, le Banjo, la femme, (Eroica Beethoven/ dédicace -rayée- à Bonaparte (connaissait-il l'histoire ?)

Qu'est-ce qui est le plus important alors?
La grande symphonie dédié à un tyran ou le Blues, semble interroger Basquiat en ce tableau.

Un mur noir en fin d'exposition avec la liste des morceaux de musique et le fond sonore qui va avec... illustre toutes les musiques répertoriées connues, appréciées, par l'artiste... bande son réalisée avec l'aide et les témoignages de ses amis pour appuyer les recherches des deux commissaires d'exposition -dont Vincent Bessières qui m'a guidée- et qui ont réalisé là, un travail exceptionnel historique époustouflant donne à voir à eetnyendre pour mieux saisir l'univers de cet artiste dans ses développements multiples.


Merci encore à Vincent Bessieres !
Bravo pour la bande sonore !

Jusqu'au 30 juillet 2023 à la Philharmonie de Paris
221 avenue Jean-Jaurès,

75019 Paris

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