Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
Vincent Macaigne a travaillé les textes de Shakespeare ( Richard III & Henri VI) car il s'intéresse à l'histoire d'Angleterre. Pourquoi l'Angleterre ? Parce que son histoire est truffée de catastrophes, d'assassinats, de familles prétendantes au trône. On s'y assassine à tour de bras. Cependant, ce n'est pas une vérité historique qu'il cherche.... lui qui n'a jamais, dit-il, cessé de faire du théâtre, même, durant la COVID.
Ce qu'il veut c'est s'exprimer sur cette société qui dans une transformation accélérée du monde terrorise et brutalise les gens. Ses personnages viennent maudire ce monde tel qu'il va. En ce sens, pour lui Shakespeare répond à un pressentiment de fin du monde... alors il dit le vouloir burlesque, à la façon des Monty Python. (???)
Pour ma part, dès le premier quart d'heure j'ai compris que je n'allais ni trouver drôle ni aimer ce genre de théâtre. Beaucoup de fumée d'entrée de jeu ne cache en rien la béance du propos. Car je suis incapable de dire quel est exactement où plutôt même "imprécisement", ce propos. Deux heures trente de logorrhée verbale, de vociférations, d'images violentes projetées sur écrans... sans pour autant trouver quelque fil conducteur intelligible. Du gloubi-boulga des plus indigestes avec des tentatives de prises en otage du public comme pour forcer l'adhésion, la première demie heure... les ficelles de mise en scène sont celles des années soixante dix (totalement désuet), autant dire, qu'il n'y a rien de neuf à l'horizon si ce n'est, mortel ennui. Afin que celui-ci ne passe point inaperçu c'est dans un vacarme épouvantable que l'on baigne le spectateur afin de lestourbir... les malins auront pris la précaution de prendre à l'entrée en salle des bouchons d'oreilles offerts en corbeilles.
Ce qui m'a étonnée c'est la composition du public pour laquelle je n'ai aucune explication.
D'ordinaire, les femmes sont majoritaires, une minorité de couples et la moyenne d'âge du public frise la soixantaine... pour ce spectacle, c'est une majorité d'hommes, dont de très nombreux couples gais, peu de femmes dans l'ensemble et beaucoup de très jeunes gens. Je dirai que la moyenne d'âge était autour de la quarantaine voire un peu moins...
Quatre personnes ont eu le courage de sortir de salle au bout d'une heure du côté où j'étais... j'ai failli les suivre !
J'attends d'écouter "le masque et la plume"....😉
Jusqu'au 15 octobre 2023
à l'
MC93 Bobigny dans le cadre du festival d'automne de Paris
"Avant la terreur"
Écriture, mise en scène, conception visuelle et scénographique, Vincent Macaigne
D’après Shakespeare et autres textes
Interprètes (distribution en cours), Sharif Andoura, Maxime Baissette de Malglaive, Candice Bouchet, Clara Lama Schmit, Pauline Lorillard, Thibault Lacroix, Pascal Rénéric, Sofia Teillet – et des enfants en alternance...
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