Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
Transgression et extravagance dans cette œuvre plastique et musicale jubilatoire d'une cruauté jouissive, qui révèle la portée politique et la poésie déglinguée de Copi. On y danse, on y chante (du Michel Berger) on y change de sexe costumés par Christian Lacroix. Cette transe d'une drôlerie dévastatrice parfois cynique, toujours caustique célébre un théâtre de la catastrophe et de la cruauté certes, mais un théâtre du rire et de la surprise avant tout. On retrouve des personnages loufoques (Radiohead), et lorsque la folie s'empare d'eux, c'est au décor qu'ils s'attaquent, le déconstruisent, saccagent la mise en scène pour une fin de monde où rien ne peut survivre, jusqu'aux corps que l'on met en lambeaux en commençant par s'arracher ses attributs, s'en défaire, c'est n'être ni homme, ni femme, juste humain, nu, d'une féroce fragilité.
Des tableaux d'un final qui n'en finit plus, où de la mort, on ressuscite en vies sporadiques, se succèdent alors des scènes dansées ultra chorégraphiées aux éclairages magnifiques. Instants de poésie après l'âpreté des tueries.
Voilà bien longtemps que je n'avais pas vu du Copi... et mes amis ne connaissaient pas. L'univers de l'outrance et de la démesure peut déstabiliser dans un premier temps. Il faut alors laisser poser. Et se concentrer sur la performance des 7 comédiens... 2h10 non stop! Bravo !
En fin de représentation un texte fut lu par l'un des comédiens pour rappeler le rôle éminent du théâtre, au regard de l'actualité mondiale guerrière, des politiques totalitaires, de Gaza, de l'Ukraine, en affirmant ne pas vouloir être d'un autre côté que de celui de la paix, de la priorité à l'humain.
C'est le premier spectacle depuis trois mois auquel j'assiste où les comédiens profitent d'une salle comble qui les ovationne pour parler de l'actualité sanglante et cinglante du monde, appeler à ne pas se départir de ce qui peut ramèner et apporter une vie plus harmonieuse sur terre pour tous.
Grayscale © 2014 - Hébergé par Overblog
/image%2F0707294%2F20240113%2Fob_3d8248_1000043850.jpg)
/image%2F0707294%2F20240113%2Fob_41cec5_1000043852.jpg)
/image%2F0707294%2F20240113%2Fob_255391_1000043851.jpg)
/image%2F0707294%2F20240113%2Fob_92f287_1000043848.jpg)
/image%2F0707294%2F20240113%2Fob_ea8c9b_1000043844.jpg)