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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

L'homme qui dort à Essaïon

L'homme qui dort à Essaïon
L'homme qui dort à Essaïon
L'homme qui dort à Essaïon
L'homme qui dort à Essaïon
L'homme qui dort à Essaïon
L'homme qui dort à Essaïon

Pérec c'est tout un univers... "La disparition", m'avait impressionnée : l'imagination et l'inventivité littéraire folle. Au théâtre ce n'est pas évident. Pour "L'homme qui dort", le cinéma en 1974 s'y était frotté, avec la réalisation de Bernard Queysanne, disponible en ligne d'ailleurs, pour les curieux faute de s'offrir l'occasion d'apprécier cette adaptation théâtrale, bien intéressante.

Rien de bien joyeux aux premiers abords mais c'est là où réside tout le génie de la plume de Georges Perec : elle est bourrée de poésie, même lorsqu'il s'agit de "dire" la dépression. Le réveil sonne. L’homme refuse de se lever. Dans l’ombre, une femme apparaît. Dans un long monologue, elle, sa conscience ou sa narratrice - vous en déciderez- le tutoies, traduit sa pensée. Lui apathique, recroquevillé dans son lit, semble en rupture avec le monde, plongé dans une torpeur profonde.

La performance muette et communicante de Richard Arselin est percutante. Il danse sur son désespoir.  Véronique Boutonner nuancée à  souhait, donne corps au texte et au duo avec fougue. Elle EST impressionnante. La mise en scène, inventive, ingénieuse, elle tisse la toile de notre imaginaire. Bien vu. La lumière sculpte de belles scènes et les brefs moments musicaux (Léonard Cohen) sont aposés en délicatesse.

Pas une minute d'ennui. Une performance de comédiens avec un texte sublime.

 

Jusqu'à fin février 2024

"L'homme qui dort"
avec
Richard Arselin
Véronique Boutonnet
à l'Essaion
6 rue Pierre le Lard
75004 Paris

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