Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
Nombreuses sont les injonctions du type "Sois un homme"! Dès l'enfance, ça commence... Ne dit-on pas aux petits garçons qu'il leur faut apprendre à ne pas pleurer "comme une fille"?
En quoi cela consiste de devenir homme au juste?
Si les questions posées sur la masculinité dès le démarrage de ce spectacle mettent l'eau à la bouche, on attendra en vain au travers des cinq portraits d'hommes de trois générations différentes qu'ils se définissent autrement qu'en creux, c'est à dire par la parole des femmes. La promesse n'est pas tenue.
Le spectacle a été monté à partir d'une étude et c'est bien là qu'est le problème. S'il s'agit de restituer l'étude, la lire m'aurait suffit. En faire un objet théâtral aurait mérité une mise en abîme qui manque cruellement au propos, trop plat, si peu écrit que le comédien ne décolle pas... le texte ne lui en offre aucune opportunité. Alors, il raconte l'étude. Très mal d'ailleurs.
On y croit pas à son vieux qu'on déteste tout de suite tant il est caricatural (le second portrait). D'ailleurs, le seul portrait acceptable sera le premier... avec une pauvre mise en scène (ramasser le linge, un grand symbole d'égalité domestique!!!) qui ira en s'aplatissant lors d'un autre portrait : il repassera SA chemise, autre grand symbole de son émancipation!
Exit, les sujets de société qui l'assaille comme Meetoo, ou qui l'ont jamais inquiété comme la vasectomie, l'exercice du pouvoir en domination permanente, comme tous les près carrés des Hommes....
Un vrai moment d'émotion malgré toutes ces critiques : celui où il est question d'incarner la paternité. Là, il y a du sensible, des réalités sociales, des vérités historiques, et des lois réductrices.
Dommage que sur d'autres facettes de la masculinité on ait pas eu l'intensité théâtrale annoncée par la comédienne qui mène cette revue.
"Quand je serai un homme"
Jusqu'au 13 Avril 2024
À Essaïon
6 rue Pierre du Lard
75004 Paris
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