Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

Qui a peur?

Qui a peur?
Qui a peur?
Qui a peur?
Qui a peur?
Qui a peur?
Qui a peur?
Qui a peur?
Qui a peur?
Qui a peur?
Qui a peur?

C'est une comédie féroce, adaptée d'un texte de Tom Lanoye, avec quatre excellents comédiens dont aucun n'inspire vraiment la sympathie. Il s'y pose la question du spectacle vivant aujourd'hui en Belgique - voire ailleurs ?- de la course aux subventions avec leurs "passages obligés" où l'on suggère nombre d'abandons cruels qui appauvrissent l'art dramatique susceptible d'y perdre sa saveur...

Alors ce vieux couple de comédiens belge -l’une wallone, l’autre flamand- qui depuis vingt ans vit sur ses succès en interprétant "Qui a peur de Virginia Woolf?" qu'a t-il comme particularité ?

Il continue après la scène de s'écharper, tout en rangeant le décor tout seul car depuis bien longtemps plus personne ne les seconde dans ce théâtre quasi déserté où il s'évertue à jouer alors que la salle est désertée de plus en plus...
Pour se sauver de cette lente mort économique, l'embauche de deux jeunes comédiens - grâce à qui des subventions pourraient être mobilisées- conditionne leur avenir, et force leur regard réciproque : les anciens, les jeunes. Une occasion des uns et des autres d'un échange frontal sans concession sur des questions qui fâchent autant que d'une réflexion caustique sur la capacité d'être dans un rapport vrai ou de continuer à jouer la comédie.

La mise en scène d'Aurore Fattier est intéressante avec, à l’arrière-plan, des rangées vides de spectateurs, puisque il est tard, le spectacle a eu lieu....
Un voile tendu sur lequel le visage du comédien qui parle est projeté semble indiquer une mise en abîme des personnages... est-ce vraiment indispensable ? Pour vraiment apprécier cet aspect du décor, encore faut il être placé probablement à partir du cinq ou sixième rang, pas au troisième comme nous....
L'éclairage était parfait...


Le sentiment d'avoir vu un très beau spectacle, avec un texte fort, drôle et sérieux à la fois...aux réparties particulièrement cyniques.

 


Jusqu'au 25 Mai 2025 au

Théâtre 14,

20 avenue Marc-Sangnier,

75014 Paris

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article